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INTERVIEW MANUSCRITE #16 – PASCAL OBISPO @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEW PASCAL OBISPO PAR DIEGO*ON*THE*ROCKS

L’un des artistes les plus influents de la scène actuelle Française a accepté l’interview proposée par DIEGO alors qu’il entame une tournée de salles à moyenne capacité dans l’hexagone. Même si l’échange n’a pu être filmé ou photographié, celui-ci dévoile un PASCAL OBISPO qui se confie à quelques heures d’entrer sur la scène du Rocher de Palmer qu’il foule pour la première fois en 2019.
DIEGO tient à remercier l’équipe du Rocher de Palmer (Anne et Noémie) ainsi que le régisseur du chanteur ayant rendu cette rencontre possible. Les superbes photos sont de Loic Cousin pour SLAP ON’ GRAPHIE le 6/02/2019.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Pascal, merci de partager cet instant privilégié avec les lecteurs de Musiques En Live à quelques heures de votre spectacle à Cenon. Est-ce plaisant de retrouver votre public dans des petites salles alors que vous êtes habitué à vous produire dans des zéniths ou à Bercy ?
PASCAL OBISPO : On revient sur un format petite salle pour la première partie de la tournée. Jusqu’en octobre nous avons une soixantaine de dates prévues incluant les festivals. C’est de la convivialité et du bonheur de voir les gens en vrai et de près. Dans les grandes salles on fait le show mais c’est différent, j’ai repris goût aux petites salles lors de la tournée « Millésimes ». Là j’ai retrouvé la possibilité de faire les deux. En général c’est l’un ou l’autre, nous avons trouvé le moyen de conjuguer les deux, cela fait plus de dates et c’est génial. Je suis musicien, j’ai repris la basse, j’ai souvent considéré cela comme un plaisir plutôt qu’un métier, je joue tous les soirs et suis heureux d’être sur scène.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Vous me parlez de la basse, vous faites de la concurrence à votre copain CALOGERO ?
PASCAL OBISPO : J’ai joué de la basse en 1985, j’étais d’abord guitariste au début puis bassiste avec SAM STONER pendant deux-trois ans dans un groupe qui s’appelait EVENING LEGIONS. J’ai fait une soixantaine de concerts puis suis parti à Paris. J’ai appris le piano, la batterie puis tous les instruments mais n’avais jamais tenu la rythmique sur scène.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Ça fait du bien de revenir aux prémices de votre carrière ?
PASCAL OBISPO : Oui, c’est marrant mais je n’avais jamais été chanteur-bassiste. Mon premier album à 15 ans c’est « Message in a bottle » de POLICE. On rencontre un immense groupe avec un chanteur-bassiste (STING). Sans concurrence aucune, vous me parliez de CALOGERO qui est sur mon dernier album dans la chanson « A forthlin’ road ».
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DIEGO*ON*THE*ROCKS  : En prémices à cette interview nous parlions de l’ARKÉA ARENA, vous y serez le 4 décembre 2019. Compte tenu de votre engagement pour une salle digne de ce nom à Bordeaux je dirais, enfin ?
PASCAL OBISPO : Yes! Enfin pour vous! J’ai attaqué tout le monde, j’ai fais des courriers au maire et suis très heureux d’enfin pouvoir m’y produire.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : CHARLES AZNAVOUR fut le premier à s’y produire en chanteur Français (après DEPECHE MODE en international). La symbolique est là ?
PASCAL OBISPO : Oui, le principal est que j’y sois. Les places se vendent bien et je prévois une belle fête.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Une différence de mise en scène entre l’acte I et l’acte II de votre tournée ?
PASCAL OBISPO : On grossit un peu et on change la set-list.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Doit-on s’attendre à un spectacle grandiose comme à l’époque « Les fleurs du bien » en 2007 ?
PASCAL OBISPO : A l’époque j’étais chanteur et nous vendions beaucoup de disque. Aujourd’hui les budgets sont serrés mais j’impose certaines choses comme des écrans plus grands pour les zéniths afin de créer des émotions. Maintenant je suis bassiste-chanteur et cela est différent. On voit un groupe et c’est sympa, c’est ce qui m’a donné envie de faire de la musique. C’est le rock, la pop, c’est la musique. J’ai commencé comme çà et je termine de la même façon, à priori.
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DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Vous n’avez pas encore terminé! 11ème album qui porte votre nom. 30 ans de carrière.
PASCAL OBISPO : J’ai commencé en 1988 avec l’album de SENSO mais ai commencé la musique à 16 ans en 1981.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Pas trop difficile de surprendre l’auditeur et le fan. Votre répertoire est varié tant symphonique qu’en duo ou comédie musicale ?
PASCAL OBISPO : Oui j’ai fais de tout. Variétés, pop, rock. Maintenant ça va au-delà des chansons. Les gens viennent pour voir un moment qui ressemble à ce qu’ils ont déjà vécu. Les tournées sont différentes et je revisite mes chansons. Il y a un lien, une correspondance et nous sommes désormais avec la personnalité des titres. De l’autre côté de la scène je suis avec des gens qui me ressemblent. C’est fantastique et explique les petites salles actuelles. On se parle, on se voit et on rigole.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Sur votre dernier album lorsqu’on regarde les collaborations, c’est les copains ?
PASCAL OBISPO : C’est la première fois que j’en mets autant dans un album. On aime la même musique.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : J’en profite pour vous dire que « Poète maudit » avec CHRISTOPHE est superbe!
PASCAL OBISPO : Nous la jouons sur scène. CHRISTOPHE n’est pas là mais sa voix est présente. Il y a également PHILIPPE PASCAL en voix off.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Oui, MARQUIS DE SADE! Votre femme est parfois sur scène ?
PASCAL OBISPO : De temps en temps elle est là.
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DIEGO*ON*THE*ROCKS  : On peut envisager que vous composiez un jour pour elle ?
PASCAL OBISPO : Non, elle n’est pas chanteuse. Il y a beaucoup de très bons chanteurs et ce n’est pas son métier. Elle est venue, on chante c’est juste un clin d’oeil.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Vous êtes désormais dans le coeur des gens. Quels challenges n’avez-vous pas fait ?
PASCAL OBISPO : J’ai envie de faire de la peinture. Dessiner est la nouvelle chose que je fais et j’en suis heureux. J’aime tout explorer.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Vous n’avez jamais fait de tournée solo comme AUBERT ou CALOGERO ?
PASCAL OBISPO : Vous voyez qu’il me reste encore quelques petites choses!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Jean Jacques a créé le trio FREDERICKS-GOLDMAN-JONES, pourquoi pas un OBISPO-ZAZIE pour un album duo ?
PASCAL OBISPO : Ça fait 20 ans que je lui dis!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Ça pourrait se faire ? Vous avez des carrières similaires !
PASCAL OBISPO : Non je n’y crois pas. J’aime bien l’idée mais nous sommes restés les « Meilleurs ennemis » et ça reste comme çà! (rires)

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Lors de vos concerts vous rendez hommage à JOHNNY et MAURANE. C’est essentiel de transmettre ce « bâton relais imaginaire » au public ?
PASCAL OBISPO : Il faut simplement dire que nous faisons partie de la même génération. Un spectacle est aussi fait pour provoquer des émotions. Si l’on ne ressent rien, on a rien à y faire! Notre vie c’est JOHNNY, notre vie c’est MAURANE. C’est SOUCHON-VOULZY, POLICE et AMY WINEHOUSE. Je trouve le moyen d’en parler surtout lorsque j’ai écris des chansons pour eux. Surtout « Allumer le feu » qui est impossible à chanter mais je le fais !
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DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Y’a que JOHNNY qui pouvait le faire ?
PASCAL OBISPO : Ouais.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Ce soir c’est à domicile, vous êtes « de l’Atlantique, vous avez la mémoire de l’eau » (extrait de la chanson « Je suis de l’Atlantique »)
PASCAL OBISPO : Vous voyez ce que c’est la correspondance! On écoute une chanson et on sent des notes et des mots qui nous parlent parce qu’on est pareil! Vous considérez que c’est une bonne chanson mais le mec en Méditerranée, il va vous dire « Non! » car la chanson ne lui parlera pas.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Comme « Tomber pour elle », y’a un côté bassin d’Arcachon dans ce titre ?
PASCAL OBISPO : Y’a pas de bonnes ou mauvaises chansons. Y’a celles qui vous parlent ou non.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Elle sont dans le coeur ou pas!
PASCAL OBISPO : Exactement!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Un petit message pour vos fans Aquitains ?
PASCAL OBISPO : Oui, rendez-vous à l’ARKÉA ARENA en décembre et j’en suis très heureux! Venez, on va faire une grosse grosse fête!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Dernière question, si vous deviez « Mourir demain », vous feriez quoi ?
PASCAL OBISPO : Bah je partirais et ne ferais pas ce concert ce soir pour retrouver ma femme et mon fils!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Merci Pascal pour cette interview.
PASCAL OBISPO : Merci Diego, bonne soirée et bon concert!