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QUEEN + ADAM LAMBERT – PARIS #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

QUEEN + ADAM LAMBERT – 13/07/2022 PARIS

Enfin ! 3 ans après l’achat des places, les spectateurs Français vont pouvoir profiter de Brian MAY, Roger TAYLOR + Adam LAMBERT à Paris. Agé de 74 ans et après des soucis de santé, l’incertitude devenait grandissante quant à la condition physique du guitariste à la « red spécial », instrument unique créé avec l’aide de son père en 1963 !

Après une introduction orchestrale (« Inuendo »), QUEEN investit Bercy avec le bien-nommé « Now I’m Here ». Autant dire que le visuel est impressionnant tant la scène est agrémentée d’écrans-géants et d’artifices à venir très efficaces. Contrairement à la période Paul RODGERS, la prestation musicale ressemble plus à un hommage qu’à une collaboration avec un nouvel artiste. Evidemment, la première interrogation concerne la voix d’Adam LAMBERT qui souffre inévitablement d’une comparaison avec l’éternel Freddie MERCURY. Nous sommes vite rassurés et « Hammer To Fall » permet à l’Américain de 40 ans une première démonstration. Tout en puissance, ses vocalises impressionnent (« Tear It Up », « Somebody To Love ») et l’humilité est de rigueur. A plusieurs reprises, il rendra hommage au groupe original tout en soulignant la chance qu’il a d’avoir été recruté une dizaine d’années plus tôt. Comme il le précise, « il n’y a que deux légendes sur cette scène ce soir… »

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« Don’t Stop Me Now » va être le premier titre à enflammer le public et les 2h15 de ce concert vont ressembler à un gigantesque best-of calibré sur mesure. « Fat Bottomed Girl », « Another One Bites Of Dust » et l’incroyable « I Want It All » survoltent une foule transpirante mais heureuse. Quelques effets pyrotechniques enjolivent la scène et les 6 musiciens posés dans un décor théâtral. Même s’il montre parfois quelques faiblesses physiques, les solos de Brian sont très applaudis notamment lorsque celui-ci rejoint la scène « B » pour s’asseoir dans l’antre Parisienne. « Love Of My Life » (comprenant une troublante apparition de Freddie) puis « 39 » permettent au guitariste de retrouver le chant qu’il tint en 1975 lors de la parution de l’album « A Night At The Opera ». Une histoire de voie lactée que Brian explorera plus tard dans le spectacle en équilibre sur une météorite (« New World Symphony » d’Antonin DVORAK lors de son guitare-solo de guitare-héros). Roger TAYLOR rejoint son comparse pour interpréter « These Are The Days Of Our Lives ». L’insouciance du temps qui passe pour un groupe à la carrière hors du commun. Tous deux remercient la fidélité du public dans une ambiance intimiste et sobre.

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Retour au rock avec « Crazy Little Things Called Love » et « Under Pressure » sur laquelle Roger remplace David BOWIE. Concernant « Who Wants To Live Forever », Adam prouve vocalement qu’il tient largement son rang même si parfois il force inutilement. Avec des effets très réussis, Brian MAY part dans l’espace et « taquine » visuellement Freddie avant « The Show Must Go On » qui va transformer ce concert en cérémonie. On peut juste regretter que ce titre soit interprété par un autre que son concepteur… Avant le rappel, « Bohemian Rhapsody » a bénéficié de sa partie orchestrale originale, toutes adaptations n’étant pas envisageables, fort heureusement. L’électricité de la guitare de Brian MAY surprend le public sur « A Kind Of Magic » en clin d’oeil du clip réalisé par Russell MULCAHY en 1986 dans la foulée du film « Highlander ».

Le final va être particulièrement chaleureux avec la projection « Ay-Oh » de Freddie à Wembley notamment grâce au jeu vocal engagé avec le public. Nous aurions tous rêvé de vivre cet instant en live… Très attendu, « We Will Rock You » fait taper des mains et des pieds et permet d’entendre l’un des solos de guitare les plus légendaires de tous les temps. Un moment incroyable pour un mélomane fan de concert ! Plus tôt dans la soirée, les musiciens furent présentés avec des solos dédiés (dont Spike EDNEY présent aux claviers à Bercy en 1984 lors du « Works Tour »), pour la deuxième salve de remerciements Brian souligne la qualité de « l’équipe QUEEN » qui officie dans l’ombre et accompagne les artistes depuis plusieurs décennies. Le groupe quitte Bercy en magnifiant « We Are The Champions » puis « God Save The Queen ». A cet instant, un sentiment d’adieu m’envahit…

En résumé, c’est un privilège d’avoir pu assister à cette prestation réunissant deux des figures les plus influentes du rock Britannique. A noter, la classe stylistique d’Adam LAMBERT (plus Queer que QUEEN) notamment lorsqu’il utilise un éventail (« Killer Queen ») ou chevauche une moto (« Bicycle Race »). Un concert différent, inclassable et probablement incomparable avec l’époque de Farrokh BULSARA.

Photos : Diego OnTheRocks

Relecture : Jacky G.

Remerciements : Xavier Bonnet de ROLLING STONE MAGAZINE

Salutations : Bu / Gonzo

 

 

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