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NICK CAVE / WARREN ELLIS – PARIS SALLE PLEYEL #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

NICK CAVE / WARREN ELLIS – 12/10/2021 PARIS PLEYEL

Référence d’un nombre incalculable d’artistes de la nouvelle génération, l’homme a une classe incroyable en live. Après une tournée avortée et la parution d’albums retraçant le désarroi d’un père (« Ghosteen ») et l’amorce d’un adieu à un être cher (« Carnage »), NICK CAVE a donné une messe sous forme de rédemption à Pleyel sans jamais tomber dans le morbide.

NICK FAN

Les concerts ont lieu dans des salles à capacité réduite permettant au duo NICK CAVE / WARREN ELLIS de prouver, s’il en était besoin, que leurs nombreuses collaborations sont au top des performances théâtrales musicales. Les 6 musiciens et choristes (dont le Français NICOLAS CONGÉ alias JOHNNY HOSTILE) vont ravir le public en sublimant des titres plus beaux les uns que les autres. Alors que les éblouissants « Bright Horses » et « Carnage » sont cérémonials, « White Elephant », « Hand Of God » et « Shattered Ground » sont violents. NICK hurle des « goodbye » sans équivoque adressés à son fils ARTHUR décédé en tombant d’une falaise en 2015. Les textes sont des uppercuts parfois imagés mais tellement réels et sombres qu’ils mettent knock-out sans décompte de l’arbitre tous spectateurs non conditionnés !

Un point positif, le chanteur parait avoir passé le 5ème cap du deuil : l’acceptation. Ses remerciements sont nombreux et les clins d’oeil à son compère amusent les Parisiens, notamment lorsque ce dernier devient interprète de la langue de SHAKESPEARE en celle de MOLIERE. D’ailleurs le chanteur plaisante sur « Balcony Man » en créant un lien avec le public « en hauteur » dans la superbe salle Pleyel (ma préférée de la capitale).

Vocalement, les choristes (WENDI ROSE, T. JOE COLE & JANET RAMUS) sont indispensables à une set-list rodée durant une vingtaine de dates en Angleterre. Le premier climax de ce show restera « Waiting For You ». Grave, NICK est au piano et les spectateurs larmoyants communient. Des moments d’une intensité rare. Avant le rappel, le groupe s’autorise une reprise de T.REX avec violon (« Cosmic Dancer ») juste après avoir interprété l’énorme « I Need You » et sa rythmique implacable. L’ambiance devient joyeuse et le public se lève.

Interprétée avec JANET qui remplace PJ HARVEY, la chanson « Henry Lee » est ovationnée puis « Into My Arms » de 1997 rappelle que l’Australien de 64 ans a quelques décennies de carrière… Un fait indéniable : l’association NICK CAVE et WARREN ELLIS (avec ou sans BAD SEEDS) est d’une qualité sans égale. Le barde (qui restera assis côté cour avec son synthé YAMAHA sur les genoux) ajoute une ambiance aux mélodies et textes du prince des ténèbres à l’image des nombreuses bandes originales produites ensemble. Le deuxième point d’orgue de cette soirée en est la preuve : « Hollywood ». Ce titre de 15 minutes est d’une musicalité incroyable et les mots émeuvent les parents présents ce soir. « Ghosteen Speaks » clôt définitivement ces 2 heures 10 de concert.

En résumé, la prestation du dandy fut magique et d’une rare élégance. Un instant suspendu voire perturbant mettant la barre au firmament des concerts à voir dans sa vie. « I’ am beside you, you are beside me, i am within you, you are within me… » 

Photos : Diego

La bise : Sabine / Gaelle / Mathias de DIONYSOS 😉

 

 

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