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INTERVIEWS #167-172 – FESTIVAL DES FORGES @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEWS FESTIVAL DES FORGES 2022

Pour cette 2ème édition du Festival des Forges à Fargues Saint Hilaire, ARTEDI PRODUCTIONS ajoute une deuxième journée à l’édition précédente et convie 9 artistes à se produire au Carré des Forges. Pour Musiques En Live, Diego a eu l’opportunité de rencontrer DEBOUT SUR LE ZINC, SERGENT GARCIA, LES 3 FROMAGES, SUZANE, KYO et DRINK ME. Vous trouverez ci-dessous un melting-pot des interviews réalisées, tout d’abord avec des questions communes puis spécifiques à chaque artistes.

Musiques En Live tient a remercier tout particulièrement Delphine, Vincent et la mairie de Fargues Saint Hilaire pour la qualité de l’accueil et l’attention manifestée à l’égard de notre chroniqueur.

DIEGO : Quel est le challenge pour un artiste de se produire en festival ?

DEBOUT SUR LE ZINC : Ce n’est pas un challenge mais plutôt un plaisir. Un festival permet de se sentir « comme à la maison » et s’il devait y avoir un challenge, ce serait plutôt celui de trouver la set-list adéquat afin d’avoir une cohérence pour répondre aux attentes des spectateurs. Jouer en extérieur est également différent vis à vis de l’ambiance… cela peut permettre aux novices de découvrir notre travail. Au final, nous continuons d’exister au pays des musiciens !

SERGENT GARCIA : Ce n’est pas un challenge, le temps est compté et la set-list doit être bien choisie. Le plus difficile est de condenser mes 25 ans de carrière. En plus les titres de SERGENT GARCIA sont longs et il faut réellement s’adapter tout en relatant tous les albums du groupe. Pour cette tournée, nous ne défendons aucune chanson nouvelle.

LES 3 FROMAGES : Les toilettes sèches ! Nous n’avons pas l’habitude… (rires) Plus sérieusement, le public qui n’est pas acquis d’avance et qui est plus nombreux qu’à nos concerts personnels. Ceux-ci sont des spectacles et l’attention des gens est à son summum, après cela peut varier en fonction de l’heure à laquelle nous nous produisons et de « l’état » du public… plus c’est tard, plus les gens sont fatigués !

DRINK ME : Pour le festival des Forges c’est un challenge car nous sommes un groupe local et avons hâte de jouer ! D’autant plus que c’est la fin de la saison estivale. Nous sommes excités car la programmation est belle. C’est le moment idéal de faire découvrir notre univers entre SUZANE et KYO.

KYO : Tu ne penses pas la set-list de la même façon car nous sommes moins audacieux et privilégions les morceaux connus sur une durée de 1H10 pour le festival des Forges. Par exemple ce soir 90% des titres joués ont des clips. Une soirée sans risque si ce n’est quelques valeurs sûres non sorties en single qui fonctionnent tout le temps. Il faut également savoir s’adapter au public en fonction des autres têtes d’affiche.

SUZANE : J’en ai fait beaucoup cet été, 35 environ. Nous nous produisons avec d’autres artistes et c’est génial de pouvoir performer avec eux. Cette année, j’ai beaucoup de plaisir à voir les gens qui viennent pour SUZANE, cela réconforte et donne beaucoup d’énergie. Pour les festivals c’est comme une opération séduction et j’aime ça… l’intrigue du public qui se demande : « C’est qui cette petite nenette qui bouge sur scène ! » (rires)

DIEGO : Avez-vous un rituel avant d’entrer sur scène ?

DEBOUT SUR LE ZINC : Nous nous réunissons après avoir enfilé nos habits de scène. Dans nos règles non établies, nous nous arrangeons pour ne rien nous dire de conflictuel… et cela marche car DEBOUT SUR LE ZINC dure depuis 26 ans ! On se met en rond avec un technicien local et on se moque de lui en lui disant qu’il n’a pas de costume ! (rires)

SERGENT GARCIA : Nous nous mettons en cercle pour nous donner la pêche !

LES 3 FROMAGES : On fait un check ! Quelques petites baffes à droite à gauche et on se souhaite « bonne chance » !

DRINK ME : Nous nous concentrons individuellement avec pour motivation collective de s’amuser. Le sourire est primordial. 

KYO : Nous nous câlinons. Entre le « Hug » et le « Check » et lorsque c’est un bon soir, il y a un bisou dans le cou ! 

SUZANE : Oui, toujours le « Toî Toî » qui me reste en tête. Egalement l’échauffement obligatoire car je bouge et danse beaucoup. Enfin, je bois une soupe Miso avant d’entrer en scène juste après avoir fait ma petite sieste.

 

DSLZ

DIEGO : Qu’est ce qu’un concert réussi ?

DEBOUT SUR LE ZINC : Lorsque les gens viennent nous voir. C’est notre « paye » ! Le but est de faire du public une seule personne, comme une cohésion. Les gens sont fidèles, certains reviennent avec leurs enfants une fois qu’ils sont adultes !

SERGENT GARCIA : Un concert où les gens sont emmenés dans notre voyage musical durant 1H30. Lorsqu’on croise le public après le show qui te dit qu’ils ont été « ailleurs » durant notre performance, c’est une récompense. 

LES 3 FROMAGES : Un bon feeling avec le public et un bon chiffre au merchandising ! C’est signe que notre performance était à la hauteur. Nous avons récemment joué en Normandie à Tessy-Bocage et avons battu notre record… un public cool et motivé. A choisir, nous préférons jouer devant des gens fatigués en fin de soirée que devant peu de monde en ouverture.

DRINK ME : Un concert où public et artistes s’éclatent en même temps. Parfois nous sommes moins propres côté son mais le public te porte et c’est la plus belle des récompenses. 

KYO : Nous jouons à 6 et il est rare que nous soyons unanimes sur la prestation. Parfois c’est le régisseur ou l’ingénieur du son qui te dit que c’était moyen… et inversement ! Benoit aime interpeller visuellement les spectateurs les plus motivés.

SUZANE : Cela se dose en émotions. Un public en osmose ressemble à un concert réussi. Je mouille le maillot et aime voir un public qui fait unité. Ce n’est pas systématique mais c’est la récompense. 

 

DIEGO : Quels sont vos disques de prédilection ?

DEBOUT SUR LE ZINC : HIGELIN qui chante VIAN sorti en 1973. J’ai une formation classique au violon mais je me souviens de mes deux premiers disques, un de la MANO NEGRA et l’autre les « 4 saisons » de VIVALDI.

SERGENT GARCIA : Un bon disque de CLASH qui est autant influencé par le rock que par le reggae. C’est le groupe que j’ai vu le plus de fois en concert. 

DRINK ME : Question difficile mais RADIOHEAD (« Ok Computer« ), MUSE (« Showbiz« ) et JOHN BUTLER sont des références. AGNES OBEL , JULIA STONE, EVANESCENCE, EPICA… 

KYO : « Siaseme Dream » des SMASHING PUMPKINS, « Superunknown » de SOUNDGARDEN, le premier RAGE AGAINST THE MACHINE, « Aenima » de TOOL, JEFF BUCKLEY, LED ZEPPELIN, les premiers PEARL JAM, « Thriller » de JACKSON et MARVIN GAYE

SUZANE : « Homework » de DAFT PUNK en 1996. L’album de Justin TIMBERLAKE « Justified » sorti en 2002 et Mylène FARMER. Mes parents écoutaient Mylène et INDOCHINE. Si je devais te citer un album récent, l’Espagnole ROSALIA avec « Motomami » qui fait une carrière internationale. Elle est très forte. 

 

DRINK ME

DIEGO : Quels sont tes meilleurs concerts en tant que spectateur ?

DEBOUT SUR LE ZINC : Les TÊTES RAIDES à l’Olympia avec Jean CORTI qui fut l’accordéoniste de BREL. Également NOIR DESIR à la période de « Tostaky »

SERGENT GARCIA : Le Congolais JUPITER & OKWESS qui mélange le psychédélique et l’Afrique. BURNING SPEAR et YOUSSOU N’DOUR. Mon premier concert des BÉRUS avec qui j’ai habité à une époque… d’ailleurs j’étais dans les « clowns » du concert final à l’Olympia en 1989 !

LES 3 FROMAGES : AC/DC au stade de France en 2001, NINE INCH NAILS et les Danois de MEW au zénith de Paris en 2009, le groupe punk Américain FLOGGING MOLLY à Landerneau, ROYAL REPUBLIC au Download festival de 2019 et ORELSAN à Rennes il y a quelques années. 

DRINK ME : ANGUS et JULIA STONE, AGNES OBEL à Bordeaux. INDOCHINE à la patinoire Mériadeck au début des années 2000, MUSE en général et pour l’ambiance le festival HELLFEST.

KYO : Les Écossais de BEEFY CAIRO dans une petite salle Parisienne genre Boule Noire il y a une dizaine d’années, très influencés par NIRVANA. MUSE à leurs débuts aux arènes de Juan Les Pins. KORN en 1998 à Rouen. NINE INCH NAILS au zénith de Paris, TORI AMOS également à Paris, SIA avant sa carrière Américaine. 

SUZANE : J’ai raté DAFT PUNK mais certaines rumeurs disent qu’il y aurait un ultime concert ! Sinon mon premier : LA STAR ACADEMY car c’est là que j’ai découvert ce qu’était une scénographie et des lumières. J’ai aimé l’ensemble que ce concert représentait même si j’étais jeune. Côté claques, sans doute ALICIA KEYS à Marseille et MATHIEU CHEDID aux folies Bergères.

— DEBOUT SUR LE ZINC —

DIEGO : Est-il facile de faire un bilan de 26 ans de carrière ?

DEBOUT SUR LE ZINC : Non. C’est comme le bilan d’une vie. On constate le chemin parcouru mais les photos d’époque sont là pour nous rappeler ce que nous étions… un truc marrant : la fille qui s’occupe du merchandising de DSLZ est la fille de notre premier éclairagiste ! Anecdote sympathique. Pour la set-list c’est difficile même si le spectacle est bien rodé. Il faut réduire le nombre de chansons jouées et lorsqu’on défend un nouvel album, les minutes sont comptées.

DIEGO : BORIS VIAN et GEORGE BRASSENS sont les références de DEBOUT SUR LE ZINC ?

DEBOUT SUR LE ZINC : Des compagnons de route ! BORIS VIAN est le père de la chanson Française, d’ailleurs BRASSENS et BREL étaient fans ! On a joué un spectacle entier pour VIAN. Après nous avons d’autres références dans la musique traditionnelle Klezmer comme KLEZMORIN ou les Américains de CALEXICO

DIEGO : Quelles amitiés entretiens-tu avec les HURLEMENTS DE LÉO ?

DEBOUT SUR LE ZINC : Laurent et Erwan sont très importants. C’est grâce à eux que nous avons connu notre premier tourneur, comme une famille qualifiée de « nouvelle scène Française » à l’époque. Après quelques soucis de production, ces deux personnes ont su nous aider et nous présenter 3C avec qui nous avons émergé. 

 

— SERGENT GARCIA —

DIEGO : Quels souvenirs conserves-tu de la grande époque des 80’s et de LUDWIG VON 88 ?

SERGENT GARCIA : Tu sais que LUDWIG VON 88 existe toujours après notre réformation en 2016 et nous allons ressortir un album l’an prochain ! J’y ai joué de 1988 au début des années 2000 et nous avons fait un break de 17 ans. Une grosse tournée est prévue en 2023 pour fêter les 40 ans du groupe.

Cette époque représente le rock alternatif et lorsque nous avons débuté, il n’y avait rien, même pas les salles adaptées. Les MJC, fanzines et radios ont émergé et cette période révéla une créativité intense. PIGALLE, la MANO NEGRA, WAMPAS, les SHERIFFS, WASHINGTON DEAD CATS, OTH, les BÉRUS… beaucoup de ces artistes sont restés fidèles à leurs engagements. Nous étions tous novices en comptabilité et certains ont profité de ce système car des majors de l’industrie du disque se cachaient derrière nos distributeurs alternatifs. Nous étions « l’industrie parallèle et bancale »…

 

DIEGO : As-tu une anecdote de voyage musical à nous raconter ? 

SERGENT GARCIA : J’en aurais des milliers dans les 50 pays où nous avons joué. Peut-être le Laos, ce fut un concert incroyable car nous sommes le premier groupe de musique électrique à s’y être produit, tous pays confondus ! Il n’y avait jamais eu de rock avant nous, excepté le traditionnel ou le classique. Cet évènement a eu lieu au début des années 2000 au palais du peuple à Vientiane, nous avons été reçu comme les BEATLES car les spectateurs de ce concert gratuit ne connaissaient aucun de nos morceaux mais ils hurlaient en permanence !

Également à Bogota au Rock N’ Parque. Nous devions jouer sur une petite scène le premier jour mais suite à des intempéries, nous avons joué sur la grande scène le lendemain. Une ambiance de folie !

SGT

DIEGO : Y’a t’il eu un album dans ta carrière plus difficile à enregistrer qu’un autre ?

SERGENT GARCIA : Le premier car j’étais inconnu ! Avec ma K7 et mes maquettes, personne n’a réagit. Venant du rock, j’ai proposé des chants espagnols influencés reggae et cela n’a pas suscité l’émotion attendue… grâce à des potes qui avaient un studio en rénovation, j’ai pu enregistré à Montreuil. 

 

DIEGO : Qu’est ce que le projet GUAKAMAYO ?

SERGENT GARCIA : Il y a quelques années, j’en avais marre de faire beaucoup de kilomètres sur les routes et j’ai acheté un voilier de 15 mètres afin d’y monter un studio d’enregistrement. Il est amarré à Valence (Espagne) mais suite à une grosse tempête, le bateau à couler (à quai). J’ai eu les boules car le projet était quasiment finalisé… nous avons perdu l’intégralité de son contenu même si nous avons récupéré la coque. Nous reconstruisons le voilier en estimant à environ 1 an le reste du travail à accomplir. Nous avons une chaine YouTube qui relate l’avancé des travaux : guakamato_project. Ma femme Erika s’en occupe et si des gens sont intéressés, nous avons un compte PayPal. 

 

— LES TROIS FROMAGES —

DIEGO : Quelle est votre philosophie lorsque vous écrivez un titre ? Toujours sous le signe de l’humour ?

LES 3 FROMAGES : Oui ! Nous aimons déconner. Notre dernier album a été enregistré sans pression temporelle grâce à la Covid. C’est la première fois que nous avons 2 ans pour un disque, initialement composé à la maison en home-studio puis dans un vrai complexe pour la batterie et les gros amplis. Au résultat, nous étions plus confortable niveau timing et avons économisé de l’argent. Néanmoins c’est un vrai technicien qui a produit ce 5ème album. On parle un peu d’amour mais restons dans l’humour. Nous nous sentons concernés par l’écologie. 

 

DIEGO : Le groupe ELMER FOOD BEAT est-il le maître du « rock marrant » ?

LES 3 FROMAGES : C’est leur époque ! Après je ne te cache pas que leurs textes passeraient difficilement en 2022 ! Ils peuvent reprendre leurs titres passés mais pas créer le même style dans une période #metoo. 

 

DIEGO : Vous arrive t’il de jouer votre sketch « Titanic » sur scène ?

LES 3 FROMAGES : C’est arrivé à l’époque ! Mais nous l’avons plus souvent passé dans les enceintes que joué sur scène. 

 

— DRINK ME —

DIEGO : D’ou vient votre groupe et comment a t’il été formé ?

DRINK ME : Initialement nous sommes un duo formé par Vanessa (chant/piano) et Philippe (guitare) mais pour la scène nous sommes renforcés par deux musiciens (Lionel à la batterie et Caroline à la basse). Créé en 2013 à Bordeaux, nous sommes issus d’une culture métal et souhaitions proposer un groupe plus accessible. Notre style est pop-rock. Nous avons publié 2 EP et un album sorti en avril 2022.

 

DIEGO : Dans DRINK ME, lequel de vous deux boit le plus ? (rires)

DRINK ME : C’est le plus fort qui conduit et nous sommes très sages avant les concerts… par contre après nous sommes bons vivants et aimons découvrir les produits locaux !

 

DIEGO : Comment nait une chanson ?

DRINK ME : C’est Philippe qui entend une mélodie et cherche comment cette impression peut devenir une chanson. Nous développons ensuite avec le piano et la guitare, les paroles ne sont rédigées qu’après avoir les variations rythmiques. Philippe crée la musique et le paroles, Vanessa gère les arrangements. Nous chantons en Anglais mais notre prochain projet est l’adaptation en Français de nos premiers titres.

 

DIEGO : C’est difficile d’avoir un groupe en 2022 ?

DRINK ME : C’est saturé… pour en vivre il faut se battre. Nous ne sommes pas issus d’une famille musicale et produisons de l’artisanal, probablement pas le plus recherché par les bandes FM ! Néanmoins notre ambition est de gérer DRINK ME comme une entreprise. C’est facile de produire un projet mais très difficile de le faire porter par des gens du métier. D’ailleurs merci Diego de nous mettre en lumière !

 

— KYO —

DIEGO : Vous êtes revenus au son qui fit votre succès en 2003 ?

KYO : Oui, nous avons toujours mélangés le rock et les machines même s’il y avait une touche électro prédominante sur les derniers albums. Pour « La Part Des Lions », nous souhaitions un retour aux sources grâce à l’arrivée de Jocelyn à la batterie. Certains fans parlent de la suite de l’album « 300 Lésions » sorti en 2006, c’est flatteur. 

 

DIEGO : Comment est venue l’idée du texte sur la chanson « Stand Up » ? Prendre la place d’une femme n’est pas banal !

KYO : Un homme le jour qui devient une femme la nuit. L’idée est venue suite à un reportage TV (vu par Benoit) concernant les pervers narcissiques qui ont des comportements manipulateurs. Ils passent du merveilleux à l’emprise pour finir par te dénigrer, un schéma classique. Très troublant car il n’y a pas de manuel mais les modes d’action de tous les pervers narcissiques sont similaires. Un comportement inné. 

 

DIEGO : « Quand Je Serai Jeune » est une chanson empreinte de nostalgie ?

KYO : L’un des titres les plus longs à finaliser de notre histoire. L’idée est arrivée vite mais nous ne trouvions pas la conclusion. Benoit a trié les démos qui traînaient sur son ordi et a une multitude de versions, avec plusieurs refrains différents. Une sacrée galère et cette chanson est un mélange de nostalgie et de conseils. Comme si « ton » moi adulte conseillait « ton » moi adolescent.

 

DIEGO : Après les gros succès de 2003, ce n’était pas trop difficile de repartir sur autre chose ?

KYO : Nous avons enchainé deux albums qui ont bien marché. Le premier fut très bénéfique et permet d’avoir une assise dans une période où beaucoup d’artistes sont présents. « Contact » et « Sarah » sont des chansons qui ne seraient jamais passées en radio si nous n’avions pas enregistré notre premier album.

 

DIEGO : Certains membres de KYO ont formé le groupe EMPYR dont des extraits ont servi de B.O. dans la série Américaine « Les Experts ». Ça déchire !

KYO : Exact ! Nous avons servi de B.O également pour une pub d’Apple… improbable ! C’est très cool pour nous. A ce jour, nous n’avons pas prévu d’enregistrer une suite à cette expérience même si Jocelyn et Benoit aimeraient refaire un concert d’EMPYR. Pas plus.

 

DIEGO : A une époque vous aviez sorti un titre inspiré du film « Le Dernier Des Mohicans ». C’est toujours votre film préféré ?

KYO : Ah oui ! On l’a revu il y a peu et ce film n’a pas vieilli. La bande originale est énorme et ce film date d’avant « Le Chemin ». Nous sommes très inspirés par le cinéma et les séries.

 

KYO

— SUZANE —

 

DIEGO : Pourquoi avoir choisi SUZANE pour la scène alors que tu t’appelles Océane, un très beau prénom !

SUZANE : Je le dirai à ma maman, merci ! SUZANE est le prénom de mon arrière grand-mère que j’ai connu et qui m’a inspiré. J’aime ce côté Français avec un Z. Ceci dit, je ne renie pas Océane et en ai fait une chanson sur mon deuxième album. C’est peut-être une façon de s’émanciper alors que certains détracteurs me prédisaient un échec.

 

DIEGO : Malgré le côté « vieillot » ?

SUZANE : A fond ! C’est un prénom de grand-mère ! J’aime le rapprochement de ce prénom avec la chanson Française qui, sans prétention aucune, peut rappeler les chansons de PIAF, BARBARA et BREL. J’aime ce côté vintage qui lie le passé à ma musique pop-urbaine-dansante.

 

DIEGO : Après le succès du premier album « Toî Toî », cela n’a pas été trop difficile de garder la tête froide ?

SUZANE : Je suis tellement investie et dans la projection du travail, que je n’y pense pas. Je n’en profite pas beaucoup d’ailleurs, du moins pour l’instant. Je ne suis pas dans le présent mais plutôt dans l’après. A l’issue de ma victoire de la musique en 2020 (NdA : révélation scène), j’ai d’abord pensé au stress qui suivait qu’à faire une « pause-plaisir ». Les interviews comme avec toi ce jour permettent de se rappeler le chemin parcouru et je t’en remercie.

 

DIEGO : As-tu essayé de surprendre ton auditoire avec ton dernier single « Belladona » ?

SUZANE : Je me surprends moi-même sur ce deuxième disque ! Je me suis dit « Laisse venir les mélodies et les mots » et les choses se sont faites naturellement. Ce single est pop, chaloupé, solaire et m’a fait du bien. J’ai demandé à ma communauté sur les réseaux sociaux s’ils trouvaient judicieux de le sortir et la réponse fut positive. Ce single et moi-même avons vécu un très bel été !

 

DIEGO : Danse et mise en scène sont primordiales dans tes performances ?

SUZANE : Autant que le chant ! Dans ma jeunesse, on m’a dit qu’il fallait choisir entre les deux car je suis danseuse de formation. A ce jour, je suis comblée de m’exprimer autant en danse qu’en chant, scénographie et écriture. Nous avons monté le spectacle avec la team qui m’accompagne.

SUZANE

DIEGO : As-tu un souvenir particulier à me raconter de tes concerts à l’étranger ?

SUZANE : Une anecdote par exemple : J’ai écrit dans un bus en Chine qui m’emmenait à Shangai la chanson « Il Est Où le SAV » ! Plein de pollution alors que je pensais qu’il s’agissait d’un nuage… généralement les étrangers aiment les Français et nous sommes bien accueillis. Notre culture est immense.

DIEGO : Et si c’était les Français qui n’aimaient pas les Français ?

SUZANE : Pas faux ! Les Anglais aussi ! (rires)

 

DIEGO : Surtout après le fiasco du stade de France… tu as fait une collaboration avec GRAND CORPS MALADE, y’en a d’autres qui t’intéressent ?

SUZANE : Oui, les rencontres musicales sont comme celles de la vie, imprévisibles. GRAND CORPS MALADE, je l’ai croisé aux Francofolies de La Réunion, il est très grand et moi très petite… le courant est passé de suite. Nous avons discuté et le rapport a été fluide, notamment dans la manière d’écrire « Pendant 24 heures ». Sa femme écoutait SUZANE et c’est elle qui a suggéré une rencontre puis un featuring.

 

DIEGO : Qu’espère Océane pour l’avenir de SUZANE ?

SUZANE : Ouf ! Question piège… de ne pas oublier Océane ! Sommes-nous heureux en ayant coché trop de cases ? La simplicité doit demeurer et la musique rester dans ma vie. En ce moment je n’ai pas nécessairement le temps de vivre ma vie de femme. Actuellement tout va bien ! Un jour peut-être, il y aura besoin d’un rééquilibrage. L’avenir est imprévisible.

  • Remerciements : ARTEDI PRODUCTIONS / Delphine GUIVY / Tous les artistes 😉
  • Photos : Alain KOENIG pour KoalaPictures Inc. et MUSIQUES EN LIVE

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