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INTERVIEW MANUSCRITE #68 – OBSIMO @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEW D’OBSIMO PAR DIEGO*ON*THE*ROCKS

Andrei alias OBSIMO est un artiste Bordelais qui étoffe un univers électronique lumineux en y mêlant guitares éthérées et synthétiseurs lancinants. Soutenu par la pépinière du Krakatoa de Mérignac, l’artiste d’origine Roumaine a accepté de répondre aux questions de Diego pour Musiques En Live. Son dernier single en date du 17 mai 2019 s’appelle “Addiction”. Cette interview a été réalisée pendant le confinement du COVID-19 alors que l’artiste prépare un nouvel EP.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Question d’actualité, comment se passe ton confinement ?

OBSIMO : Bien, on travaille malgré cette pandémie. Je reste productif et c’est le principal. Quelques dates de concerts ont été annulées et je devais me produire cet été en festival notamment “Vie Sauvage” à Bourg sur Gironde et “En Nord Beat” à Lille.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Il me semble que tu fais des sessions en direct sur internet durant le confinement ?

OBSIMO : Tous les jeudis soirs je produis des sessions jet-set ou live. Les sessions durent 1 heure. Cela permet de garder le rythme du “faux-live”, comme un rituel.

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DIEGO*ON*THE*ROCKS : Par essence un DJ est confiné donc cela ne te change pas trop ?

OBSIMO : C’est clair ! Nous sommes habitués au confinement mais les voyages et concerts manquent. Pour répondre à ta question, cela ne me choque pas du tout d’être enfermé quelques semaines pour travailler à la maison. Je prends de l’avance pour les prochains concerts !

DIEGO*ON*THE*ROCKS : C’est chaud pour les intermittents du spectacle en ce moment ?

OBSIMO : Encore pire pour moi car je n’ai même pas le statut d’intermittent ! Aucune aide, c’est pas évident.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Pourquoi dans ta jeune carrière es-tu passé de OXTAIL groupe de rock à OBSIMO “bidouilleur” de sons ?

OBSIMO : A la base j’ai une culture rock. Mes affinités musicales se rapprochent d’AC/DC ou METALLICA, c’est ce qui m’a donné envie d’apprendre la guitare. Mon premier groupe était rock mais j’avais l’impression de stagner, de tourner en rond, comme s’il manquait de l’inspiration. Ecoutant pas mal de musique électronique, j’ai trouvé un moyen d’expression que je n’avais pas dans le rock. Pas de soucis de répétitions ou d’un membre absent pour diverses raisons. Seul, tu limites les galères.

Certes le changement est radical mais c’est plus confortable. D’autant plus que cela permet d’appeler des chanteurs ou musiciens en featuring pour mes propres morceaux.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Antonin alias COCOBIRD est ton binôme visuel, il est indispensable dans tes productions scéniques ?

OBSIMO : Il prend de plus en plus d’importance dans mes concerts. Cela apporte une dimension différente. Proposer un set visuel permet de se démarquer, Antonin m’accompagne dans les battles, dans la réflexion des EP et des clips. C’est important. Je compose seul mais il est toujours le primo-écoutant de mes démos et je prends ses remarques utilement.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Peux-tu expliquer en quelques mots aux lecteurs de Musiques En Live ce qu’est un “V-Jing” ?

OBSIMO : Le V-Jing c’est l’animation d’images en direct à l’aide d’un contrôleur (machine numérique) en fonction de la musique diffusée. C’est une façon de “jouer les images” qui sont adaptées en direct.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Votre projet commun COCOBIRD-OBSIMO est-il évolutif en permanence ?

OBSIMO : Oui car chaque concert permet de trouver des défauts et d’apporter des améliorations tant musicalement que visuellement. Nos concepts et univers ont une vocation évolutive.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Ton dernier EP baptisé “Addiction” est sorti en 2019, 7 titres pour 7 addictions. Quelles sont les tiennes ?

OBSIMO : Ah ! Je dirais principalement la musique ! La clope aussi…

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Rien d’illégal, c’est bon ! Comment est né le clip de “Molly” ?

OBSIMO : C’est un morceau dansant un peu bourrin. Antonin et moi avons tout de suite pensé à des gens qui dansent pour ce clip. Il a fait évoluer le délire après avoir vu “CLIMAX” de Gaspar Noé. C’est un film d’horreur de 2018. Connaissant des collectifs de danseurs Bordelais, nous avons contacté les DØllA DØllS (collectif Queer) et les CREAM LAB (collectif hip-hop) pour la réalisation.

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DIEGO*ON*THE*ROCKS : Peut-on qualifier la musique d’OBSIMO triste ?

OBSIMO : C’est vrai qu’en l’écoutant, pas mal de gens parlent de tristesse ou de mélancolie. Moi aussi ! Je précise que cela ne reflète pas mon état lorsque je compose un morceau. Sans savoir pourquoi, il m’est naturel de produire une musique un peu sombre.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Et ça marche car “Faceless” à 200 000 écoutes toutes plateformes confondues !

OBSIMO : Elle a bien cartonné car elle était incluse dans la bande originale d’une série Italienne. Je devais m’y produire fin mars mais le show a été annulé pour cause de pandémie. Ce premier concert était prévu à Rome.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Espérons un report ! Tu préfères jouer de la guitare ou te positionner derrière des contrôleurs de DJ ?

OBSIMO : 50/50. Dans les futurs morceaux que je travaille actuellement, j’injecte un peu plus de guitare que par le passé. Je ne pourrais quitter ni l’un ni l’autre !

DIEGO*ON*THE*ROCKS : D’autant plus qu’un DJ est “caché” derrière son matériel lorsqu’il se produit. L’exposition est différente pour un guitariste !

OBSIMO : Etant un peu timide sur scène, cela ne me dérange pas d’être “protégé” et “caché” derrière mes machines. En plus du visuel.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Des artistes t’ont influencé dans tes compositions ?

OBSIMO : En ce moment j’écoute beaucoup le dernier album de TAME IMPALA. J’aime le producteur Allemand DAVID AUGUST, le Français SUPERPOZE et plein d’autres. Plus jeune j’écoutais BLOC PARTY, ARCTIC MONKEYS et les groupes de rock cités en début d’interview.

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DIEGO*ON*THE*ROCKS : Comment a été conçu le visuel de l’EP “Addiction” ?

OBSIMO : Il s’agit d’une collaboration avec un artiste graphiste qui s’appelle POLYGON 1993. J’aime cette ambiance psychédélique avec des visuels glitchs (NdA : fluctuation dans les circuits électroniques) qui a servi au clip “Addiction” et à la conception de sa pochette.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Que prépares-tu actuellement ? Un premier album ?

OBSIMO : Non, je n’ai toujours pas fait d’album mais je prépare un nouvel EP de 7 titres avec un clip pour fin 2020. J’aspire à sortir un premier morceau cet été.

DIEGO*ON*THE*ROCKS : As-tu un message à passer aux amateurs d’électro lecteurs de Musiques En Live ?

OBSIMO : Continuer à soutenir les artistes qui ont besoin de vous !

DIEGO*ON*THE*ROCKS : Merci Andrei, je rappelle que tu as intégré la pépinière du Krakatoa et que tu as fait la première partie de THYLACINE en mars 2019 à Mérignac.

OBSIMO : Oui. J’espère repasser au Krakatoa pour ce nouvel EP ! Merci Diego et à bientôt.

Retrouvez OBSIMO sur Facebook : @Obsimo

  • Remerciements : Alice du Krakatoa 😉
  • Crédits photos : COCOBIRD / POLYGON 1993
  • Relecture : Florence R.

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