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INTERVIEW MANUSCRITE #99 – BIGGER @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEW BIGGER PAR DIEGO*ON*THE*ROCKS

BIGGER n’est pas du style à se tourner les pouces durant 18 mois de confinement. Créé en 2016, ce groupe Franco-Irlandais est composé de Damien (guitare), Kevin (chant), Antoine (batterie), Mike (basse) et Ben (claviers).
 
Après plusieurs EP, le quintet qui aurait mérité de croiser les BEATLES à Liverpool sortira son premier album baptisé « Les Myosotis » le 4 février 2022 sous l’excellent label UPTON PARK. Diego a rencontré le groupe pour Musiques En Live lors d’un concert Parisien au Hasard Ludique. 
 

 
DIEGO : Comment mélange t’on les BEATLES, NICK CAVE et BALTHAZAR dans un groupe baptisé BIGGER ? Avez-vous une recette particulière ?
BIGGER : Rien n’est contradictoire dans tous ces groupes ! Il suffit de remuer très fort dans un récipient pour obtenir BIGGER… néanmoins les références citées sont excellentes car les BEATLES n’ont rien d’original (comme influence) mais sont intergénérationnels, BALTHAZAR a un côté mélodique indéniable, enfin NICK CAVE représente l’obscurité que l’on peut retrouver dans une partie de nos chansons… en plus d’être un artiste incontournable.
 
DIEGO : Vous êtes un groupe pop ou rock ?
BIGGER : Dans l’écriture nous sommes pop, sur scène les morceaux sont rallongés et l’énergie se rapproche plus du rock. 
 
DIEGO : BIGGER aimerait être plus grand que quoi ? Que qui ?
BIGGER : Imaginer quelque chose de plus fort, oui ! L’idée du nom représente le fait de s’élever et de regarder les choses du bon côté. Parfois nos titres sont sombres mais on trouve la lumière au bout du tunnel.
BIGGER est composé de cinq personnes issues d’horizons différents dont les fondateurs sont Damien et Kevin. Nous mettons nos efforts au service de la chanson afin de la développer au maximum. La polyvalence est nécessaire au sein de notre formation même si certains membres n’étaient dans aucun groupe auparavant et font leurs débuts artistiques dans cette belle aventure.
 

 
DIEGO : Comment est né le titre « Super Zero » ? Grâce au confinement ?
BIGGER : Pas du tout ! C’est une de nos plus vieilles chansons, très influencée par T-REX et spécialement conçue pour le live. On sent le style BOWIE, EAGLES OF DEATH METAL et tu as dû croire qu’il s’agissait d’un titre récent car nous avons tourné le clip pendant le confinement. C’est notre premier titre ensemble et chacun a enregistré sa partie à la maison pour cette vidéo (Damien).
 
DIEGO : Quel est le sujet de « On The Run » ? Est-ce la fuite d’un amour ou l’impossibilité d’avoir une relation stable ?
BIGGER : Un peu les deux ! Lorsque tu es très engagé avec quelqu’un mais que la peur de s’investir te donne l’envie de fuir… la relation devient dangereuse et tu hésites. Chacun l’interprète à sa façon et aura sa lecture de la chanson, j’aime lorsque les textes ont un côté contemporain (Kevin).
 
DIEGO : Au sein de BIGGER, comment fonctionnez-vous ?
BIGGER : Damien apporte une base musicale qui inspire un texte écrit par Kevin. Ensuite on joue en groupe le produit « démo » et la version devient collective voire méconnaissable une fois retravaillée ensemble.
Pour les textes, Kevin s’inspire un peu de son vécu mais l’écriture demeure très spontanée. 
 
DIEGO : D’ailleurs quelles sont les influences musicales du groupe outre celles précitées en introduction de cette interview ?
BIGGER : Elles sont nombreuses ! BEASTIE BOYS, GEORGE CLINTON, BOWIE, les Irlandais de VILLAGERS, BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB, BALAVOINE, GAINSBOURG, ANNA CALVI
Certains membres du groupe sont plus CALVA que Annie ! (rires)
 
DIEGO : Excellent ! Cette blague était gracieusement offerte par Benjamin et je la garde ! 
BIGGER : Moi j’ai plutôt un côté DE PALMAS, CALOGERO et OBISPO…  (ironie d’Antoine)
 

 
DIEGO : Kevin, est-il plus facile d’avoir un groupe de rock en France ou en Irlande ?
BIGGER : Concernant les subventions mieux vaut être en France ! Par contre, le rock étant joué en Anglais, l’énergie passe plus facilement en Irlande car il n’y a pas la barrière de la langue. Après si la mélodie est bonne et le texte authentique, le fait de jouer en France ne pose aucun problème. Le public Anglo-Saxon me semble plus réceptif et le challenge dans l’hexagone oblige à se surpasser musicalement. Grâce à la diversité de ses membres, BIGGER peut jouer sur les deux facettes et tire probablement une force de cette mixité.
 
DIEGO : Votre premier album sort le 4 février sous label UPTON PARK. Parlez-moi de « Les Myosotis » ?
BIGGER : Tout d’abord il s’agit d’une fleur bleue originaire d’Europe. Nous avons composé 12 titres mais l’album en comprendra 10. Les deux autres serviront plus tard probablement dans nos futurs EP. Il a été masterisé en fin d’année et nous avons sorti un premier clip éponyme le 24 novembre 2021. Le 19 janvier a été publiée une deuxième vidéo baptisée « Even With Lies » pour défendre sa sortie physique.
C’est la première fois que nous sommes aussi bien entourés par une structure musicale, à savoir UPTON PARK et cela apporte un soutien sur toutes les phases de construction du disque. Enregistré à Dresde fin 2020, nous avons passé deux semaines en studio. Nous sommes allés faire les voix à Manchester puis à Abbey Road pour le mastering. Certaines cordes ont été enregistrées « chez nous », à Besançon.
Nous remercions sincèrement notre label d’être aux petits soins avec notre projet.
 
BIGGER ©Carolyn.Caro 1 6
 
DIEGO : Lorsqu’on compare le titre « Circus » en EP et en live, on comprend que vous êtes un groupe taillé pour la scène ?
BIGGER : C’est le titre final d’un concert, celui où nous lâchons tout ! Nous essayons de séparer l’album du live en proposant des versions différentes. Les chansons sont revisitées, développées et l’improvisation nécessite une structure cohérente. La dynamique doit être collective.
Parfois l’instinctif hasardeux des répétitions t’offre une ouverture musicale pour réinventer un titre. Notre but n’est pas de proposer un copié-collé de l’album sur scène comme le font trop de groupes comme les STROKES… que j’adore par ailleurs ! Pour écouter le disque autant rester chez soi (Kevin).
 
DIEGO : Quels sont vos plus beaux souvenirs de concerts en tant que spectateur ?
BIGGER : Lorsque j’ai vu CYRIL ATEF qui est le batteur de MATHIEU CHEDID, j’avais 12 ans et j’ai pris une vraie claque… c’est réellement lui qui m’a donné envie de jouer (Antoine).
RADIOHEAD, la tournée de 2003 pour défendre l’album « Hail To The Thief » (Kevin).
NICK CAVE qui dégage un charisme incroyable en concert (Damien).
DAFT PUNK aux Eurockéennes de Belfort et BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB au Luxembourg (Mike). 
J’ai l’avantage d’être plus vieux que les autres alors je dirais les BEASTIE BOYS au zénith de Nancy en 1998 ! J’avais également adoré BRIAN JONESTOWN MASSACRE au printemps de Bourges en 2010 (Ben) !
 
 
DIEGO : Que de beaux souvenirs qui donnent envie de participer à des concerts ! Merci les gars, longue vie à votre album et bonne tournée 2022 !
BIGGER : Merci Diego. A très vite…
 

 

  • Remerciements : Julien Banes / UPTON PARK
  • Photos : François Guery / Carolyn Caro
  • Relecture : Jacky G.

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