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INTERVIEW MANUSCRITE #70 – DATCHA MANDALA @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEW DÄTCHA MANDALA PAR DIEGO*ON*THE*ROCKS

Les Bordelais de DÄTCHA MANDALA possèdent tout du groupe qui mérite que les feux de la rampe soient braqués sur ce deuxième album baptisé “Hara” sorti le 5 juin. Sympathiques, musicalement très efficaces, généreux et fidèles sont les termes appropriés pour définir ce trio composé de J.B. (batterie), Jeremy (guitare/voix) et Nicolas (basse/voix) qui déchire en concert.

3 ans après “Rokh“, les “DATCHA” ont accepté de recevoir Diego dans l’antre de leur local de répétitions pour une longue interview.

DIEGO ON THE ROCKS : Bravo pour ce bel et nouvel album. Avant de parler de “Hara“, comment est venue l’idée de jouer avec le JOSEM pour 4 concerts épiques ?

NICOLAS : L’idée est venue d’ Eloi Tembremande, chef d’orchestre du JOSEM qui est un multi-instrumentiste rencontré au festival “Cagouilles et Compagnie” à Saint Ciers du Taillon. Nous concernant, l’idée avait germé depuis longtemps à l’époque du “Chinoi” (Jean Marc André, sonorisateur Bordelais disparu en 2015) avec qui nous avons travaillé à partir de 2009. Eloi nous a fait savoir qu’il aimerait bosser avec nous et d’un morceau initialement tribal nous avons fini en reprenant “Child In Time” des DEEP PURPLE !

JEREMY : Côté travail, cette collaboration avec le JOSEM a nécessité pas mal de répétitions car même si nous connaissons nos morceaux, les jeunes membres qui composent cet orchestre basé à Créon ont dû tout apprendre. Ils ont tous retravaillés mais à une intensité sonore différente.

J.B. : En fait toutes les cordes qui étaient à ma droite sur scène m’empêchent de jouer fort ! Musicalement tu t’adaptes pour produire une amplitude différente. Ce n’est pas parce que tu ne joues pas fort que le résultat n’est pas puissant.

NICOLAS : En résumé c’est surtout l’orchestre qui a eu beaucoup de travail car Eloi a du ré-écrire et ré-arranger la plupart des morceaux pour 60 musiciens. Les membres du JOSEM étant jeunes, il fallait trouver des créneaux en période scolaire. Malgré ces 4 concerts uniques, nous sommes contents qu’il y ait un témoignage visuel de cette expérience.

DIEGO ON THE ROCKS : Question d’actualité, comment s’est passé votre confinement ?

DÄTCHA MANDALA : Nous sommes restés dans nos habitations que ce soit sur Bordeaux, Mérignac ou Blaye en respectant le confinement. Nous avons bossé individuellement mais n’avons pas nécessairement tout le matériel pour produire quelque chose d’efficace à nos domiciles. Néanmoins, nous avons composé quelques “nouvelles cartouches”…

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DIEGO ON THE ROCKS : D’ailleurs comment naît un titre de DÄTCHA MANDALA ?

JEREMY : C’est variable et l’élément déclencheur peut autant être un rythme de batterie, qu’un texte ou un riff de guitare. Pas de méthode appropriée mais plusieurs recettes. Par exemple dans le dernier album, le titre “Moha” vient d’une idée de J.B. sur laquelle Nico et moi nous sommes calés.

DIEGO ON THE ROCKS : C’est marrant car le côté oriental de “Moha” m’aurait fait penser à un titre émanant de Nicolas !

J.B. : C’est un processus qui est venu par hasard car j’avais les bongos installés dans notre local et j’attendais que mes comparses s’accordent. J’ai joué seul, une rythmique est née puis Nico et Jeremy m’ont suivi. Voilà comment ce morceau a été composé.

NICOLAS : Nous avions la maquette et il fallait trouver les paroles. Un été, j’ai été inspiré par la montagne qui entoure la maison de ma grand-mère et le texte m’est venu.

JEREMY : Dans ce nouvel album, tu trouveras plus de morceaux écrits par l’un d’entre nous en solo alors que dans “Rokh” il s’agissait d’un travail plus collectif.

J.B. : Rien de volontaire dans ce travail individuel mais dès lors qu’un morceau plait aux autres, banco !

DIEGO ON THE ROCKS : Votre deuxième album “Hara” est disponible. Est-ce frustrant de sortir un disque et de ne pas pouvoir le défendre immédiatement sur scène ?

DÄTCHA MANDALA : Complètement !

JEREMY : Le pire est que nous avons déjà vécu cette (mauvaise) expérience en 2014. Un concert en première partie de BLUES PILLS avait été annulé deux jours auparavant alors que nous sortions un nouvel EP.

J.B. : Nous positivons et comptons sur une émulation du public lorsque les concerts vont reprendre.

DIEGO ON THE ROCKS : Dans la généralité, en quoi “Hara” est-il différent de “Rokh” ?

J.B. : Principalement le processus d’enregistrement. “Rokh” était intégralement analogique alors que “Hara” bénéficie de prises live type “basse/batterie/guitare” qui ensuite ont été ré-enregistrées sur ordinateur pour terminer les secondes voix, guitares et arrangements. Notre but était d’avoir une approche sonore plus moderne. Cela permettait à Clive Martin (ingénieur du son) d’avoir plus d’ouverture malgré une perte “musicale chaleureuse” de la bande. Contrairement aux idées reçues, nous n’avons jamais fait de “rétro-rock” volontairement.

DIEGO ON THE ROCKS : Il est clair qu’il ne faut pas vous “encarter” rapidement comme un groupe uniquement influencé par LED ZEPPELIN, BLACK SABATH et DEEP PURPLE !

J.B. : Surtout qu’on écoute aussi ROYAL BLOOD, GHOST et JACK WHITE. Perso, j’avais envie d’avoir une batterie qui sonne moderne.

JEREMY : Si tu compares le son de la batterie entre “Rokh” et “Hara“, cela n’a rien à voir.

J.B. : Pour “Rokh“, Jeremy avait du matériel qu’on lui avait prêté. Au studio BLACK BOX pour l’enregistrement de “Hara“, ils avaient une belle panoplie d’amplis dont il a pu bénéficier sachant qu’il avait bien travaillé sa musicalité en amont. Je pense que notre son “récent” ressemble plus à DÄTCHA MANDALA qu’il y a 3 ans.

DIEGO ON THE ROCKS : 10 ans ensemble, c’est ce qu’on appelle l’évolution d’un groupe !

NICOLAS : Oui, j’appellerais ça un grand écart musical encore plus élargi notamment grâce aux différents styles musicaux que nous tentons d’explorer.

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DIEGO ON THE ROCKS :Stick It Out” est une chanson d’actualité ?

NICOLAS : Oui et non car ce titre date de 2018 !

J.B. :Stick It Out” est née d’un riff lors d’une répétition entre Jeremy et moi. Nous conservons sur notre ordinateur toutes les maquettes enregistrées par le passé. En fouillant et en le retravaillant, ce morceau a émergé à une période où nous écoutions souvent TOOL. Je ne sais pas s’il y a une incidence.

NICOLAS : Concernant le texte je suis rapidement parti sur les thèmes qui me tiennent à coeur. A l’origine, nous voulions intégrer une introduction musicale et vocale sur l’album. Il s’agit des speechs de Greta Thunberg et Jared Diamond qui sont sensibles à l’écologie et aux civilisations perdues. Nous souhaitions inclure ces discours avec le son type “église” que tu entends au début du clip de “Stick It Out“.

JEREMY : Et au dernier moment nous avons pensé aux droits d’auteurs !

DIEGO ON THE ROCKS : Ce serait con de devoir de l’argent avant d’avoir vendu votre disque ! (rires)

DÄTCHA MANDALA : C’est exactement ça ! Donc nous les avons retirés.

DIEGO ON THE ROCKS : D’où vient l’idée du clip à la base sous-marine ?

J.B. : Un copain de lycée qui s’appelle Tony Horel voulait réaliser pour nous. Il bosse dans l’audiovisuel et m’a recontacté alors que nous étions en plein enregistrement. Il a proposé un scénario qui a servi de base de départ et nous avons travaillé dessus collectivement.

DIEGO ON THE ROCKS : D’ailleurs J.B tu as de belles chaussettes dans le clip !

J.B. : Ouais t’as vu ça ! A chaque fois que je regarde des clips de Métal, j’ai remarqué qu’il y a souvent des plans sur la double-pédale. Ayant mis mes belles chaussettes de SLAYER, j’ai souhaité un petit clin d’oeil dessus !

JEREMY : Les idées sont venues alors que nous étions en tournée en Espagne. Nous souhaitions un clip percutant en démontrant que nous avions passé un cap et qu’une certaine maturité était atteinte. Loin d’être moralisateur dans son résultat, ce clip a été tourné en moins de deux jours par Tony.

J.B. : Un clip se joue en différentes parties où tu répètes soit l’intro, le refrain et un couplet à plusieurs reprises. Je tiens à mentionner que Guillaume de KRAZOLTA a été d’une aide précieuse car nous avons eu des soucis techniques importants. Grâce à lui, nous avons récupéré des jeux de lumière à SORTIE 13 pour tourner ce clip dans de bonnes conditions.

Quant à lui, le scénario est influencé par “Pulp Fiction” de Quentin Tarantino ainsi qu’un spectacle fun d’origine Australienne. Les acteurs qui jouent “la crampe” et “le sado-maso” sont deux copains.

NICOLAS : D’ailleurs on a bien rigolé en allant acheter les “ustensiles” du clip à SEXY CENTER ! (rires)

DIEGO ON THE ROCKS : Dans ce nouvel album un premier morceau m’a interpellé : “Who You Are“. Un super titre de début de concert qui n’a rien à voir avec la chanson de PEARL JAM ! (ni le “Who Are You” des WHO)

JEREMY : C’est Nico qui a trouvé le riff principal au piano.

NICOLAS : Oui, un soir de travail chez Louis Bertignac, j’ai eu l’intuition de ce titre au piano. Nous l’avons retranscrit ensuite pour l’interpréter en trio. Un morceau sur la confiance en soi, qu’il faut préserver quoiqu’il arrive.

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DIEGO ON THE ROCKS : La chanson la plus déroutante : le mélange de KISS et de disco sur “Sick Machine“. Parlez-moi de ce titre.

JEREMY : Je l’ai composé il y a environ 3 ans et je la chante, tout comme “Mother God“. A la recherche d’un son, j’ai eu l’idée d’une rythmique disco en conservant un côté “léger” mais sérieux. En moins d’une heure, j’y ai ajouté de la guitare et ai longtemps hésité à la faire écouter à Nico et J.B.

Le côté groove a plu au groupe ainsi qu’à nos proches, nous avons décidé de la garder. En live, nous l’avons joué quelquefois, elle fonctionne bien. L’effet synthétique sur le final est produit par la basse de Nico.

NICOLAS : On peut considérer qu’en concert, “Sick Machine” est plus longue et plus rock tout en conservant ce côté groovy.

DIEGO ON THE ROCKS : Jeremy, te mettre en avant en chantant est un nouveau challenge ?

JEREMY : C’est déstabilisant car ce n’est pas mon habitude. Sur scène, si je peux ne pas parler ça me va bien ! Chanter est différent.

Il est important de mentionner que “Sick Machine” a failli ne jamais être publié dans l’album. Il faut rendre hommage à mon père qui a insisté pour nous faire prendre conscience que ce morceau était qualitatif.

J.B. : Il y a aussi une histoire de label. Sur un label qui publie des albums “rocks”, nous ne voulions pas trop nous éparpiller musicalement.

DIEGO ON THE ROCKS : Et le solo de guitare de “Sick machine” vient d’où ?

JEREMY : Je l’ai créé avec Kriss après avoir longtemps cherché. D’ailleurs notre manager a été très présent sur les choix d’amplis et de guitares.

J.B. : Pour le final de la chanson nous souhaitions un style “claviers-rock” mais il nous manquait un truc. Jeremy a eu l’idée d’un petit clavier analogique supplémentaire qui génère des arpèges superposés, Clive Martin a fait le reste en mixant plusieurs sons de notre Mac.

JEREMY : Une impression de faire de l’électro-Berlinois !

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DIEGO ON THE ROCKS : Parlez-moi des deux titres connus des fans qui “ressortent” dans ce deuxième album : “Eht Bup” et “Pavot“.

J.B. : Clive n’a jamais compris que c’était du verlan et l’appelle “Ed Burp” ! C’est une époque où nous parlions en Franglais. Le titre vient du riff entêtant qui irait bien sur une pub de voiture et à 19 ans, baptiser un titre “The Pub” était trop simple… on a innové !

JEREMY : C’est une nouvelle version de “Eht Bup“. Concernant “Pavot” qui date de 2010, nous ne voulions pas la sortir sur “Rokh” car nous avons privilégié les nouveaux titres.

J.B. :Pavot” est un morceau que nous jouons à tous nos concerts et qui était sur l’EP “Eden Sensuality” sorti en 2011.

NICOLAS : Avec le temps et les concerts, ce titre a beaucoup évolué depuis 2011. La version ne nous convenait plus et il était temps de la ré-enregistrer.

J.B. : A une époque non lointaine, il a été question que nous allions enregistrer notre album chez GOJIRA à New York par l’intermédiaire des connaissances de Kriss. Nous étions catégoriques sur le fait que “Pavot” devait être un maillon essentiel d’un éventuel album enregistré à New York. Au final, nous ne sommes pas allés aux Etats-Unis mais on a gardé “Pavot” !

DIEGO ON THE ROCKS : Sincèrement “Pavot” est LA chanson qui représente le mieux DÄTCHA MANDALA ! Surtout en concert.

JEREMY : C’est aussi une des raisons pour laquelle nous l’avons refait. Il fallait mettre un terme définitif à ce morceau.

J.B. :Eht Bup” était sur un EP de 2014 et n’apparaissait pas sur album. Il était également temps de la revoir et j’aime cette nouvelle version.

DIEGO ON THE ROCKS : Le côté oriental de “Moha“. Un classique chez DÄTCHA MANDALA ?

JEREMY : Le choix du style n’est pas volontaire et le morceau est arrivé comme ça.

NICOLAS : Néanmoins nous sommes contents qu’il y ait une continuité avec nos titres précédents. Cela fait peut-être partie de notre signature, comme “Human Free“.

DIEGO ON THE ROCKS : Ces chansons ont un côté spirituel que l’on retrouve aussi dans “Eht Bup“. Changement radical de style : “Missing Blues” possède un son très particulier ?

NICOLAS : Sans effet, il s’agit d’un micro réédité par SHURE qui était utilisé dans les bus Américains pour annoncer les arrêts.

J.B. : Il me semble même que l’origine du son particulier des bluesmans de l’époque vient du fait que les chauffeurs piquaient les micros des bus pour pouvoir chanter le soir.

DIEGO ON THE ROCKS : Comme ceux que Jack White intègre sur ses guitares !

NICOLAS : Exactement. D’ailleurs à la fin de “Pavot“, je finis avec ce micro qui donne une impression de mégaphone.

J.B. : Nico jouait “Missing Blues” depuis des années. On a cherché à la modifier dans des styles rock ou orchestrée, en vain. Clive a trouvé l’harmonica très sympa et Nico a du compléter ses couplets de la version maquette pour obtenir ce résultat.

NICOLAS : Oui, c’était lors de la tournée en Angleterre lorsque J.B s’était cassé le poignet. Ce riff d’harmonica me rappelait ma chérie qui me manquait, je me le jouais régulièrement. “Tu me manques, j’ai quitté la maison, je pense à toi, j’imagine ton corps…” il fallait un troisième couplet pour finir l’histoire, Clive m’a aidé.

DIEGO ON THE ROCKS : Y’a des bluesmans que vous écoutez ?

DÄTCHA MANDALA : Bien sûr. John Lee Hooker, Eric Clapton, Muddy Waters, Howlin Wolf et un chanteur aveugle du nom de Doc Watson.

DIEGO ON THE ROCKS : D’ailleurs pour une raison que je ne connais pas, pas mal de chanteurs blues avant la deuxième guerre mondiale étaient aveugles et portaient un nom incluant le terme “blind” pour être différenciés ! Dans un autre registre, plus récemment on a entendu parlé de la chorale “Blind Boys Of Alabama” qui a travaillé avec Ben Harper.

NICOLAS : C’est vrai. On écoute aussi Bill Crosby de la même époque.

DIEGO ON THE ROCKS :Morning Song“, c’est la chanson d’amour de l’album avec une grosse introduction au piano, un solo de guitare et un hommage à QUEEN avouable ?

JEREMY : Effectivement lorsqu’on a créé le solo de guitare, on a senti l’influence de QUEEN et assumons ce choix.

NICOLAS : C’est une chanson d’amour assez profonde. L’amour de la vie, l’amour d’une personne, l’amour avec un grand A.

DIEGO ON THE ROCKS : Dans ces temps incertains, quel va être le programme de DÄTCHA MANDALA ?

JEREMY : Difficile de répondre même si on sait que Jimmy (du groupe MARS RED SKY) notre tourneur fait son maximum.

NICOLAS : Actuellement quelques dates sont bookées après octobre 2020 mais sans la certitude d’une finalité à l’heure où je te parle. Nous avons des concerts également prévus en Allemagne et en Italie. Nous sommes d’autant plus motivés pour certaines dates étrangères que nous recevons des mails d’encouragements et d’impatience.

Nous pensons également à proposer à notre public des concerts disponibles sur internet avec une qualité top. C’est un projet.

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DIEGO ON THE ROCKS : Pourquoi pas d’autant plus que la SACEM parlait de rémunérer les artistes intermittents qui se produisent en direct sur le net ! Un juste retour de votre travail.

JEREMY : C’est également le fer de lance de Jimmy qui souhaite une qualité maximale pour nos vidéos.

NICOLAS : On a également vu des idées nouvelles comme les concerts en mode “driving”. C’est une étape entre l’écran et le concert physique réel. Faut voir.

DIEGO ON THE ROCKS : Excepté MANDALA MAN, vous pourriez avoir des projets personnels musicaux sans remettre en cause DATCHA ?

JEREMY : Perso je n’y pense pas car le projet DÄTCHA MANDALA est très prenant. Sans écarter toutes propositions, je n’en ai tout simplement pas envie. Tout est question de personnes et de temps.

DIEGO ON THE ROCKS : Le gros point positif des projets annexes réside dans l’expérience que cela t’apporte et l’ouverture d’esprit musicale ! A l’issue, cela peut-être très bénéfique pour un collectif.

J.B. : C’est aussi une question d’investissement. A l’époque de Chinoi, nous avions 4 projets en même temps et il a fallu choisir celui qui nous convenait le mieux afin d’avancer. Malheureusement c’est le problème que rencontrent les intermittents du spectacle qui se dispersent pour faire leur quota d’heures.

DIEGO ON THE ROCKS : A noter qu’il y a peu de temps-mort dans le planning des DÄTCHA MANDALA !

NICOLAS : Avec ce confinement, c’est la première fois que nous marquons une pause aussi longue. Dans notre environnement proche tu as Julien Pras qui arrive à cumuler les projets collectifs et personnels. Après la référence c’est Eddie Vedder dans une sphère bien différente.

DIEGO ON THE ROCKS : C’est clair que financièrement Eddie peut faire deux ans de pause avec PEARL JAM pour travailler sur un projet annexe !

JEREMY : Comme Jack White ! Dans l’un des projets précédents dont nous parlions à l’époque de Chinoi, Nico était guitariste, J.B percussionniste et moi batteur. Quelque part cela me plairait d’en refaire un jour.

DIEGO ON THE ROCKS : MUSE avait fait cela pour une TV Italienne et la présentatrice ne s’est pas rendue compte que le trio avait inversé les rôles pour un playback ! Un grand moment. La différence avec vous est que vous savez jouer les instruments des autres, peut-être pas MUSE !

Merci beaucoup à vous trois pour cette interview. Longue vie à “Hara” et à bientôt en concert !

DÄTCHA MANDALA : A bientôt Diego.

  • Remerciements : Kriss Maximum Tour / Famille Saigne
  • Crédits photos : Julien Dupeyron / Diego
  • Page officielle Facebook du groupe : @datchamandala
  • Relecture : Jacky G.

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