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FLASHBACK : U2 2015 #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

U2 – 11/11/2015 PARIS BERCY

Il est des soirs qui deviennent mémorables et seront cités en référence… ce 11 novembre 2015 en fait partie et les présences de Macron (qui pavanait) et Bruel en tribune VIP n’y sont pour rien… Deux titres supplémentaires au concert de la veille (magnifique « Electric Co » en introduction puis « The Sweetest Thing » avec Bono au piano) et une ambiance brulante alors que le groupe n’est pas encore sur scène…

Dès « The Miracle », on sentait le public en forme et le chanteur décidé à en découdre. Le son est meilleur que la veille (voir assomant en fosse) et je vais pouvoir profiter pleinement de « l’inside screen » qui surplombe celle-ci. Cette prouesse technologique servant d’écran vidéo et de passerelle scénique est une innovation monstrueuse qui va sévir tout au long du set. On peut supposer que les nombreuses caméras de HBO stimulent U2 et Bono n’est pas avare de commentaires (en Anglais contrairement à la veille). Il se dit que Larry Mullen Jr « aurait » été surpris souriant lorsqu’il était dans la cage sur « Even Better Than The Real Thing », c’est dire! Une Italienne monte sur scène pour danser (« Mysterious Ways ») mais le spectateur béni restera l’adolescent que Bono invite (« City of Blinding Lights ») et qui repartira avec les lunettes et la veste de son héros…  les titres sont incroyablement interprétés, de « Iris » ou « Cedarwood Road » en début de set à « Beautiful Day » et « One » en final. « Until The End of The World » bénéficie d’une incrustation visuelle dantesque voyant Bono porter The Edge dans le creux de sa main… j’ai failli verser une larme tellement musique et effets sont grandioses. Du grand art !

Le public exulte sur tous les tubes et U2 surprend en interprétant « Sunday Bloody Sunday » sans batterie ou « Invisible » partiellement apparent… Sans conteste, les meilleurs moments resteront la version intime d’ « Every Breaking Wave » suivie d’« October » puis l’explosif « Bullet the Blue Sky ». Cette dernière est violente et le chanteur équipé d’un mégaphone assène ses messages pacifistes en pleine crise migratoire. U2 reste fidèle à ses idéaux (Amnesty International, lutte contre le SIDA…) et profite de l’engagement permanent du chanteur pour citer la France comme référence des droits de l’homme. « Where The Streets Have No Name » puis « Pride » sont nettement plus enjoués que le 10 novembre et le public ressent cet engouement en remerçiant son groupe fétiche d’applaudissements nourris. Les textes sont chantés en choeur jusqu’à l’épilogue où un spectateur (bourré) tente l’incruste sur scène, se fait virer par la sécurité pour être rattrapé par Bono qui l’invite à assister au final assis près de la batterie… Grand monsieur qui remercie le public Parisien après avoir parlé de Johnny Hallyday.

Les superlatifs manquent pour exprimer cette sensation de bonheur ressentie en quittant Bercy… En 2001 j’avais chroniqué en concluant que « je donnerais n’importe quoi pour revivre ces instants magiques… » C’est chose faite! Je confirme que les concerts en salle restent des moments privilégiés d’échanges entre artistes et public contrairement aux prestations en stade… cette soirée fut grandiose, énorme, mémorable. Du très grand U2. Merci les gars, vous resterez irrémédiablement hors catégorie.

Malgré une date de publication postérieure, cette chronique fut partagée sur un site spécialisé en 2015. Quelques modifications récentes ont été apportées au contenu dans le cadre des “flashbacks” de Diego OnTheRocks pour Musiques En Live.

* A écouter l’émission « Diego On The Rocks » le 1er mercredi du mois, de 20h à 22h sur ARL.  

 

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