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FLASHBACK : DIRE STRAITS PARIS 1991 #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

DIRE STRAITS – PARIS BERCY 3/10/1991

Dire Straits se fait rare en concert, comme en album. Retardé à cause de la guerre du Golfe, le groupe a sorti “On Every Street” le mois dernier et entamé une tournée mondiale dans la foulée. Je ne remercierai jamais assez l’amie qui me propose de l’accompagner ce 3 octobre 1991 dans l’antre Parisienne.

Le billet mentionne “20h30 précises”, il ne fallait pas se rater pour entendre l’intro de “Calling Elvis“. Longue et toute en rythmique, celle-ci bénéficie de lumières projetées sur 3 grands draps blancs qui, une fois tombés, dévoilent le groupe au complet (11 musiciens). Les deux heures à venir vont être synonymes d’une démonstration musicale. Walk Of Life suit et Mark Knopfler (avec son célèbre bandana) prouve qu’il est une valeur sûre. Un grand tube pour l’un des meilleurs groupes Anglais de sa génération. Suit le récent “Heavy  Fuel puis l’incontournable “Roméo & Juliet… quelle chance d’assister à ce genre de représentation ! Le chanteur arrive avec la guitare de l’album “Brothers In Arms” (une National Steel) et les Parisiens comprennent de suite que l’instant est privilégié. Le saxophone de Chris White et les claviers de Guy Fletcher sont des atouts majeurs dans l’interprétation des titres composés principalement par Knopfler, tout comme la pedal steel guitar de Paul Franklin. Un pur bonheur.

La parole est d’argent (comme cette longue tournée lucrative) mais le silence est d’or : “Private Investigation permet au chanteur de sortir une nouvelle guitare acoustique et aux 15 000 spectateurs de vivre un moment intense. Incroyable de voir Bercy dans une telle communion alors que les tapements de mains imitent la basse de John Illsley. Les démonstrations de guitares s’enchainent, “Sultans Of Swing assassine le public grâce à un côté bluesy du plus bel effet. Ce titre de 1977 qui fit connaitre le groupe est un hymne pour tous les mélomanes. Les chansons sont entrecoupées de solo de saxophone faramineux permettant d’instaurer un jeu entre le musicien et les nombreuses guitares. Dire Straits alterne les compositions récentes (“On Every Street) et les titres imparables comme “Tunnel Of Love“.  Au final, seulement une quinzaine seront interprétés mais certains dureront 10 minutes ! Peu bavard, Mark Knopfler braille des “Thank You !” réguliers et balance des accords de guitare en permanence, probablement  la première fois qu’on entend “les mouches voler” dans Bercy… Côté décor, 3 cones triangulaires surplombent la scène et les nombreux jeux de lumières sont répartis autour d’un support cylindrique. Le résultat est coloré et très efficace. L’incontournable “Money For Nothingannonce le rappel. La salle est hystérique et le public en redemande. Même en l’absence de Sting, cette chanson qui est probablement la plus diffusée sur les chaines musicales depuis 1985 déchire ! Le son cristallin de la Stratocaster enflamme la salle alors que le guitar-hero joue avec le public. L’ambiance est énorme.

Brothers In Arms achève le public. La flûte est douce comme pour mieux se séparer. J’ai rarement vécu des instants comme ceux-ci excepté avec SUPERTRAMP ou BRUCE SPRINGSTEEN & THE E STREET BAND quelques années plus tard. Même si “Your Latest Trick”  n’a pas été interprétée, j’ai passé une soirée inoubliable. Sincèrement merci.

Malgré une date de publication postérieure, cette chronique ne fut jamais partagée sur un site spécialisé. Quelques modifications récentes ont été apportées au contenu dans le cadre des “flashbacks” de Diego OnTheRocks pour Musiques En Live.

* A écouter l’émission « Diego On The Rocks » le 1er mercredi du mois, de 20h à 22h sur ARL.  

 

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