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FLASHBACK : BASHUNG TALENCE 2003 #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

BASHUNG – 20/11/2003 TALENCE

Je commencerais par des excuses… et j’en ai plusieurs à formuler ! Tout d’abord envers Thomas Pierron, chanteur du groupe ELISTA que je n’ai pu voir ce soir à la Rock School Barbey car j’étais sur Talence afin de relater l’évènement ci-dessous… ensuite pour Alain Bashung car le public local n’a pas été capable de remplir la Médoquine (1300 places), ceci expliquant peut-être la frilosité des pouvoirs publics à nous construire un zenith digne de ce nom entre Pau et Toulouse. Enfin, je ne suis pas tout à fait remis du concert de RADIOHEAD avant hier à Paris-Bercy qui fut extraordinaire.

Ce soir, présentation de l’album noir « L’imprudence » qui s’écoute plusieurs fois pour être apprécié (amis suicidaires, s’abstenir !) Bashung arrive sur scène « Tel » un vautour tout de cuir vêtu en arborant des lunettes noires qu’il ne quittera pas du set. Deux écrans géants sont de part et d’autre projetant des images du chanteur et de sa muse dans le désert. « Je me dore » puis le sublime « Faites monter » sont joués dans une ambiance glauque qui colle à l’image du crooner. « La nuit, je mens » est magnifique, 7 musiciens accompagnent Alain dont un violoniste et un contrebassiste remarquables et remarqués.

Musicalement et vocalement, rien à dire. C’est plus dans le choix des titres qu’il aurait été sympathique de revenir sur les années 80. Certes, cela fait 8 ans qu’il n’a pas tourné mais je trouve le set trop axé sur les deux derniers efforts du Parisien. Heureusement, des perles comme « What’s in a bird », « Bombez » ou « Osez Joséphine » seront interprétées ce soir. Les paroles de « Mes bras » sont sympathiques (“Mes délices qu’ont amputent, pour l’amour d’une connasse…”) et l’artiste s’en va pour nous présenter Chloé Mons, sa muse qui descend du ciel pour 2 chansons. Apparemment Bashung est amoureux mais j’ai personnellement trouvé ces deux titres dispensables. Ils n’apportent rien à la prestation du chanteur qui se tient sur un plan incliné entouré de ses musiciens pour un effet de scène valorisant.

« Madame rêve » chante t’il dès le départ de Chloé… apparemment elle ne rêve pas car si cela continue Alain sera la première partie de la Nordiste qui monopolise les écrans. « L’irréel », « Le dimanche à Tchernobyl » et le très beau « Samuel Hall » sont joués avec une rigueur militaire, sans fantaisie. Bashung quitte son public sans palabre inutile sur « Malaxe », magnifique titre qui lui colle à la peau.

En résumé, je reste sur ma faim (coté soif, les barmans sont sympathiques…) pour les raisons mentionnées ci-dessus. Cela n’enlève rien à la classe du personnage qui entretient son mystère avec un plaisir palpable. Il communique très peu excepté des “bonsoir et merci” de rigueur. Il faut noter la qualité des musiciens qui l’entourent pour cette tournée des grands espaces dont Geoffrey Burton (guitare) et Brad Scott (basse). La Médoquine se vide rapidement et le peu de Bordelais présents se souviendront d’un bon spectacle sans vertige pour Gaby qui n’est pas interprétée…

Malgré une date de publication postérieure, cette chronique fut partagée sur un site spécialisé en 2003. Quelques modifications récentes ont été apportées au contenu dans le cadre des “flashbacks” de Diego OnTheRocks pour Musiques En Live.

* A écouter l’émission « Diego On The Rocks » le 1er mercredi du mois, de 20h à 22h sur ARL.  

 

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