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FLASHBACK : PETER GABRIEL PARIS 2013 #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

PETER GABRIEL – 15/10/2013 PARIS BERCY

L’ Anglais de 63 ans produit des prestations de différentes qualités depuis 4 décennies de carrière. D’ailleurs et avec une certaine classe, il affiche désormais un faciès de papy-sage correspondant à ses engagements humanistes. Côté concerts, les tournées « Secret World » en 1993 ou « Growing Up » 10 ans plus tard furent mémorables alors que le « New Blood Tour » de 2010 laissa un sentiment mitigé dû à des réorchestrations lourdes appartenant ou non au répertoire de Peter Gabriel.

Cette fois, le show sera divisé en trois parties distinctes : une mise en bouche acoustique, une partie électrique puis l’intégrale de « So » en final. L’originalité du concept étant que les musiciens sont les mêmes qu’en studio 25 ans plus tôt, dont le Français Manu Katché particulièrement applaudi ce soir.

Les premiers titres sont joués lumières allumées afin de créer une intimité entre un Palais Omnisport plein à craquer et le groupe. Superbes « Come Talk To Me » et « Shock The Monkey » dans des versions revisitées très appréciables. Les effets sont branchés lorsque l’obsurité s’installe et l’électro « Digging In The Dirt » met en jambe une salle mollassonne. L’ultra médiatique « Solsbury Hill » est décevant même s’il enchante les quinquagénaires présents. Rassurons-nous, le meilleur est à venir… Peter va faire son grand « So » et les perles fusent littéralement de cet album incontournable de 1987. La pluie de « Red Rain » introduit le puissant « Sledgehammer » avant le coup de massue textuel de « Don’t Give Up » interprétée avec une choriste qui offiçiait dans une première partie improbable. « That Voice Again » est à oublier rapidement contrairement à « Mercy Street », au rythmé « Big Time » et à « We Do What We’re Told » au refrain entêtant et efficace (cette chanson bénéficie d’un visuel très Floydien).

La formation est d’une homogénéité assurée même si la batterie aurait méritée d’être un ton plus puissante sur certains titres. Néanmoins le son Parisien est très correct, ce qui n’a pas toujours été le cas dans cette enceinte en prochaine rénovation. Par ailleurs, les effets scéniques ne sont pas toujours appropriés, notamment les spots montés sur rails… Peter Gabriel à l’époque de la « Zorb-ball » ou du vélo monté à l’envers sur une scène centrale était plus inventif. Le chanteur est rejoint par le Mauritanien Daby Touré qui remplace Youssou n’Dour sur « In Your Eyes », hymne de tolérance que reprend en choeur un public acquit à la cause du chanteur, jugé par The Time comme l’une des 100 personnalités les plus influentes du monde. Le dernier moment chaleureux qui concluera le concert avant le rappel sur l’inévitable « Biko » est l’hommage au Sud-Africain du même nom qui mourut durant l’apartheid en 1977 dans des circonstances suspectes. La simplicité voulue en entame de spectacle est rattrapée par les messages de paix fréquents chez Peter Gabriel qui allie pop et ambiances Africaines avec dextérité. 2 heures 25 plus tard, la messe est dite et l’ancien chanteur de Genesis (1967 à 1975) prouve qu’il a de beaux restes et une discographie énorme. « So » en est la preuve matérielle, indispensable à toute bonne médiathèque.

Bonne soirée malgré deux ou trois titres dispensables (sans «Here Comes The Flood» absent de la playlist…) et une ambiance Parisienne mitigée. Le public vieillit tout comme le chanteur qui produit encore un rock expérimental en conservant sa voix de jeune homme lui permettant de s’exprimer correctement en Français. Un bon spectacle, pas transcendant !

Malgré une date de publication postérieure, cette chronique fut partagée sur un site spécialisé en 2013. Quelques modifications récentes ont été apportées au contenu dans le cadre des « flashbacks » de Diego OnTheRocks pour Musiques En Live.

* A écouter l’émission « Diego On The Rocks » le 1er mercredi du mois, de 20h à 22h sur ARL.  

 

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