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FLASHBACK : INXS – PARIS 1993 #LIVE REPORT @DIEGO ONTHEROCKS

INXS – PARIS GRAND REX 27/05/1993

Après les énormes succès des albums “Kick” et “X” respectivement publiés en 1987 et 1990, INXS a entamé une baisse de notoriété* lors de la publication de “Welcome To Wherever You Are” (en 1992) pourtant qualitatif et moins pop que ses prédecesseurs. Pour cette nouvelle production, le groupe effectue une tournée des salles à capacité réduite avant la sortie physique du futur album en juin. Celui-ci s’appelera “Full Moon Dirty Hearts” et les shows donnés en Europe sont baptisés “Get Out Of The House“. Je suis motivé à l’idée de revoir INXS car le concert à Bercy en date du 13/12/1990 m’a laissé un très bon souvenir** alors qu’ils avaient berçé mon adolescence. A l’approche du célèbre cinéma Parisien, les fans sont présents et l’on croise même un sosie de Michael Hutchence qui pavanne alors qu’aucune première partie n’est annoncée. La soirée sera exclusivement Australienne.

 

Le set commence par  “Communication” qui trouve excellemment sa place en ouverture de set. Méconnu, ce titre dénigre très justement la désinformation médiatique. Rapidement le public est ambiancé et le groupe enchaine “The Loved One” (reprise d’un titre de 1966) qui textuellement colle à la peau du chanteur. Dans le premier quart d’heure, INXS balance “Need You Tonight” qui est le single le plus commercial du groupe. Comme en clip, “Mediate” est la suite logique dont le tempo est assuré par le sampler de Jon Farriss. Il quitte ses fûts pour rejoindre ses comparses afin de motiver les troupes survoltant ainsi une fosse qui achève le final en braillant la rythmique. Preuve que ses sorties aux bains douches sont bénéfiques, Michael a fait des progrès en Français tout en présentant la plupart des chansons en Anglais. Les petites salles sont faites pour lui, son aura auprès de la gent féminine n’est plus à démontrer! Tel Mick Jagger, il se dandine et joue de son charme efficacement. 

Entre toutes ces chansons connues, les Australiens injectent des inédits du futur album comme “Days Of Rust”,  “The Gift” ou “Time” qui laissent une très bonne impression rock n’roll. Alors qu’il tente de se glisser discrètement une bière derrière la cravate, Tim Farriss est interpellé par le chanteur qui le grille publiquement : “You see that, it’s a pack of Corona !!!”. Ambiance Mexicaine au boulevard Poissonnière à Paris car ce dernier planque 6 bières empaquetées pour l’heure de concert qu’il reste… bonne moyenne!  Le premier grand moment arrive, une version de “Taste it” énorme!  A la grande surprise du chanteur, le public connaît la chanson par cœur et la tension monte d’un cran. Suivent “Suicide Blonde” et le sympathique “I Send a Message” qui resteront les rares titres pop-funky de la soirée. Visiblement les shows prévus sont plus axés guitares que boites de nuit. “All Around” en est un parfait exemple alors que de nombreux titres inconnus (et non présentés) sont joués.

Retour aux classiques avant le rappel avec l’incontournable “What You Need” et le jeu usuel de Tim à la guitare (j’aurais préféré une version rallongée de “Listen Like Thieves” plus homogène avec la set-list) puis l’artillerie lourde des tubes “New Sensation” et “Devil Inside” entre “Kick” et “Heaven Sent”. Une formation ayant trois frères dans un sextette ne peut qu’être humainement soudé,  ce concert le démontre. Musicalement on sent qu’Andrew Farriss (aux claviers) est le chef d’orchestre alors que Kirk (saxo), Jon et le discret Gary (basse) tiennent leur place. Une communication évidente loin de la grandiloquence des tournées précédentes plus “Américaines”.

Deuxième temps fort et grosse surprise annoncée par Hutch, la toute première chanson d’INXS “Just Keep Walking” que seuls les fans connaissent. Les Anglais présents et les mélomanes Français sont aux anges d’autant plus que “Mystify” vient sonner la (presque) fin des hostilités. Ce tube (et son piano introductif) représente le summum du groupe. Les trentenaires Australiens assurent et le chemin parcouru est long depuis les premières parties de MIDNIGHT OIL en 1978… le concert se termine par “Don’t change”, très classique.

Même si la réputation du groupe est en déclin, ce concert fut marquant et l’orientation musicale plus rock n’roll. Je conseille aux fans des 80’s et aux sceptiques de ré-écouter la version “Nick’s 12′ remix” de “New Sensation” ainsi que le maxi d’ “Original Sin” (non jouée ce soir) qui enflamma les dance floor à la même période que NEW ORDER! Concert très efficace.

* Depuis 1991 et l’enchainement des tournées, le succès des albums s’amenuise. En février 1996, Noel Gallagher d’OASIS déclara publiquement que Michael Hutchence est un “has been” alors qu’il lui remet le Brit Award du meilleur album.

** Diego a vu INXS 3 fois en concert : 1990, 1993 et 1997.

N.B : Malgré une date de publication postérieure, le brouillon de cette chronique fut rédigée en 1993 sans publication officielle. Des modifications ont récemment été apportées dans le cadre des chroniques “FLASHBACK!” de Diego OnTheRocks.

  • Photos : Site officiel du groupe
  • Relecture : Florence R.

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