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FLASHBACK : RADIOHEAD – PARIS 2016 #LIVE REPORT @DIEGO ON THE ROCKS

RADIOHEAD – ZENITH PARIS 24/05/2016

Comment sait-on qu’un concert est mémorable ? Si le lendemain vous avez le besoin irrésistible de réécouter en boucle les chansons, c’est que l’instant fût intense…

Après le fade sentiment laissé par la prestation à Bercy en 2012, c’est (enfin) au zénith devant 6500 chanceux que le groupe le plus inventif de ces 20 dernières années revient défendre “A Moon Shaped Pool” récemment sorti en digital. D’ores et déjà, ce LP est meilleur que ses 2 prédécesseurs! Qui plus est, RADIOHEAD entre en scène avec les 5 premiers titres dudit album confortant une certaine cohérence dans l’adaptation live. 

Burn The Witch” est mélodieux (et aurait mérité quelques longueurs!) puis les nappes synthétiques pop des Anglais saisissent le spectateur sur “Daydreaming“, “Decks Dark” ou “Desert Island Disk“. On aurait pu penser que les Oxfordiens bénéficient d’un simili-orchestre pour se rapprocher du disque mais les 5 comparses ont choisi le renfort d’un membre de PORTISHEAD pour réinventer leur musique comme peu d’artistes savent le faire. La bande à Thom Yorke (qui alterne synthétiseur portable et guitare) est visiblement satisfaite de leur récente livraison alors que l’ambiance Parisienne s’enflamme une première fois sur la brochette “Full Stop”/”Airbag” puis les énormes “Talk Show Host” et “Climbing Up The Walls” du siècle dernier. Autant dire qu’entendre ces deux derniers titres est un bonheur incommensurable marquant les premiers moments forts des 2 heures 20 du concert des Anglais! Les effets visuels (souvent rouges et bleus) sont nombreux grace aux 6 écrans très lumineux surplombant la scène, chaque musicien ayant sa caméra dédiée.

 

 

 “Morning Mr Magpie” & “Nude” sont un retour à “In Rainbows” & “King Of Limbs” qui, justement proportionnés, s’intercalent parfaitement dans une setlist pop-rock-electro. Le récent “Identitik” est probablement le meilleur nectar de l’album sorti le 8 mai et encore méconnu du public. Thom est peu bavard (habituel) et son attitude parle d’elle même. Une voix mélancolique mêlée aux beats qui font danser la fosse (“Lotus Flower“). Nouvelle salve imparable avec “National Anthem“, “Reckoner” & “Everything In It’s Right Place” qui achèvent une foule demandeuse. Les roadies changent les instruments des musiciens à chaque titre alors que Colin (très serein) et Jonny (très perché) assistent musicalement Thom qui danse (très furieusement) sur “Idioteque“.

 

Le fait d’avoir 2 batteurs sur scène apporte une dimension très relevée au show. Le premier rappel arrive (“Give Up The Ghost” acoustique) alors que le public sent que toute improvisation est possible, comme le (trop) rare “Creep” interprétée la veille. “Bloom“, “Present Tense” puis l’explosion préssentie se dévoile : le nerveux “2+2=5” suivi du métronomé “There There“. Public et groupe forment un élément unique sur la planète organique RADIOHEAD… Les qualités sonores et visuelles sont indéniables pour un résultat homogène et irréprochable. Le piano est installé pour le deuxième rappel puis vite remisé… Thom en décide autrement à l’arrache, saisit le micro et dit : “Ce soir, je m’appelle Bodysnatchers” que les Anglais enchainent. Un titre relatant l’emprisonnement corporel, comme un fantôme qui habiterait l’individu qui ne peut s’en défaire… On peut considérer que le groupe est à son “zénith” entre ses mélodies rythmées et ses textes à double lecture caractérisant leurs compositions. Adieu sur l’hymne “Karma Police” adulé des fans (et l’un des meilleurs moments de la soirée) où Thom finira en acoustique pour chanter le refrain au public marquant la déception de devoir partir… nous sommes dans les balbutiements d’une nouvelle tournée, ce soir étant la 4ème date.

 

Comme en 2003 à Bercy, ce concert fut monstrueux et la contenance réduite de la salle est l’atout majeur d’une soirée splendide (dernier zenith du groupe : octobre 1997 pour “Ok Computer” dont certaines images sont sur le DVD “Meeting People Is Easy“, documentaire de Grant Gee).

Harmonie, pop-rock et envoutement sont les maitres-mots de ce concert historique de RADIOHEAD. Bravo, vivement le prochain…

N.B : Malgré une date de publication postérieure, cette chronique fut rédigée en 2016 le lendemain du concert de RADIOHEAD. Quelques modifications ont récemment été apportées dans le cadre des chroniques “FLASHBACK!” de Diego OnTheRocks.

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