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FLASHBACK : MOBY – BORDEAUX 2005 #LIVE REPORT @DIEGO ON THE ROCKS

MOBY – BORDEAUX 10/11/2005

Ce fût une révélation en ce jeudi 10 novembre 2005 à la patinoire Mériadeck! Loin d’être resté de glace, le public Bordelais peut confirmer que Moby n’est pas humain… il s’agit d’une machine bien huilée représentant un collectif à cent lieues de l’image usuelle que l’on peut assimiler à un DJ. Le groupe va le prouver ce soir durant les 95 minutes d’un concert qui mêlera rock et électro avec une pincée de pubs dont seul Richard Melville Hall a le secret… pour les novices le quadragénaire a commencé sa carrière en 1978 et il hante les charts internationaux avec qualité et régularité depuis 1992.

 

 

Celui qui a bidouillé un jour des platines Technics MK2, un ordinateur avec logiciel adapté ou tout simplement un sampler, ne peut qu’être sensible à la musique proposée par ce génie dont toute la puissance se révèle en concert (c’est la grande surprise de ce show!) Après une première partie inégale mais originale (l’hurluberlu Sébastien Tellier qui chante avec un clope allumé dans le nez en produisant son addictive “Ritournelle”), Moby et ses 4 compères (3 musiciens et une choriste – Miss Diane) entrent en scène, il est 21h30. « In this world » chauffe d’entrée la salle puis les hits vont se succéder un à un, entrecoupés de larges extraits du dernier et brillant opus « Hotel ». « Beautiful » , « Raining Again » ou « Spiders » côtoient « In My Heart » et « Porcelain » sous les applaudissements d’une foule ravie. Les versions sont proches des originaux mais jouées avec une puissance reflétant l’assurance d’une fin de tournée (dernière date à domicile sur New York dans un mois). On est surpris de voir Moby autant avec une guitare en mains! Le plus beau moment du concert reste l’interprétation de « Natural Blues » par la choriste du chanteur… un pur bonheur qui restera dans les annales de cette salle prouvant une fois de plus qu’elle n’est pas adaptée aux concerts! Entre deux « Merci beaucoup », l’artiste tente de communiquer en Français (dont le batteur est originaire) et dédie le hit «Lift Me Up » à cet “idiot” de George W. Bush… Il n’en fallait pas moins pour être ovationné en mentionnant le nom de celui qui déclencha comme papa sa petite gue-guerre en Irak deux ans plus tôt! « Go », son premier tube et « We Are All Made Of Stars » font danser une patinoire pour une fin de set remuante. D’ailleurs le chanteur rendra hommage aux protagonistes de la « French Touch », preuve de l’influence et de la qualité de nos DJ hexagonaux devenus musiciens par le pouvoir des ordinateurs et le sens de la mélodie.

 

L’ambiance entre le chanteur (qui alterne guitare, percussion et micro) et son groupe est homogène. Chacun maîtrisant parfaitement son sujet sous des lumières multicolores splendidement orchestrées. Le bassiste Daron Murphy nous offrira une reprise du « Break On Through » des Doors où Moby deviendra guitariste de son musicien. Même s’il n’est pas le premier à proposer le devant de sa scène, ce geste est une preuve d’humilité en adéquation avec la discrétion qui semble le caractériser.

Cette tournée commencée en avril comprenant 12 dates françaises (dont la plupart sont à venir) marque un tournant dans la carrière du jongleur de nappes synthétiques. Il prouve a tous qu’on peut maîtriser les dernières technologies tout en demeurant un musicien averti! Espérons qu’un live verra le jour prochainement, témoignage d’une tournée mondiale d’un homme qui n’est qu’un programme (végétarien!) destiné à ravir nos oreilles de mélomanes… le monde des robots me donnera raison!

N.B : Malgré une date de publication postérieure, la chronique de ce concert fut rédigée en 2003. Quelques modifications ont récemment été apportées dans le cadre des chroniques “FLASHBACK!” de Diego OnTheRocks.

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