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FLASHBACK : DAVID BOWIE – PARIS BERCY 2003 #LIVE REPORT @DIEGO

DAVID BOWIE – PARIS BERCY 20/10/2003

Après un Olympia l’an passé dans le cadre de la tournée “Heaven” (diffusée sur Arte – voir lien en bas de page), le créateur de Ziggy Stardust revient remplir des salles à la hauteur de sa notoriété. L’artiste qui fait un retour remarqué depuis plusieurs années va transformer l’essai en défendant “Reality“, 23ème album qui inclut une superbe reprise des Modern Lovers (“Pablo Picasso“). Le disque étant très bon, autant dire qu’à l’approche du Palais Omnisport Parisien (qu’il n’a pas investi depuis 1996), la tension monte…

Les Dandy Warhols ouvrent le bal et j’ai mon unique mauvaise surprise de la soirée : “Welcome To The Monkey House” est un bon disque mais la prestation laisse à désirer! Pendant 45 minutes, le chanteur va se contenter de garder ses fesses dans le mètre-carré d’espace vital qui lui est accordé et la qualité sonore ne suffira pas à combler un manque d’envie palpable. Nous avons eu “Bohemian Like You” et une reprise des Stooges mais pas de “We Used To Be Friends“… décevant! Vivement l’arrivée du “Thin White Duke“.

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La scène est composée de deux estrades décorées d’arbres blancs suspendus à l’envers et d’écrans géants qui seront peu utilisés en prologue pour devenir indispensables au fil du spectacle. En fosse, je croise un Anglais (enregistreur en mains) dans la salle qui me dit « The first song is Jean Génie ». Le bougre-fan avait raison, la scène plonge dans le noir sur des projections du groupe en dessins animés et arrive Bowie sur… “Jean Génie”. Beau, impeccable, la grande classe, l’artiste semble en très grande forme et bien entouré. Suit “New killer star”, l’introduction de “Reality” avec sa guitare imparable. En fait, il va nous faire la totale en incluant quelques extraits des albums récents mais surtout les grands classiques de son énorme répertoire! « Fame » puis “China Girl” sont proches des originaux alors que le public va rester bouche-bée devant la version stroboscopique d'”Hallo Spaceboy”.  En haut de son estrade, David est le maître de Paris pour deux soirs! La guitare est énorme et Bowie conserve son timbre de voix caractéristique. “Under Pressure”permet à sa bassiste Gail Ann Dorsey d’effectuer un duo à faire rougir Queen! Elle chante aussi bien qu’elle martyrise son instrument. Côté rythmique, le batteur est également très présent derrière ses fûts. Une blague sur sa bouteille d’eau avant d’entonner “Never Get Old” puis l’incontournable “Ashes To Ashes” de 1980 qui n’a pas pris une ride, comme son auteur! Bowie communique beaucoup avec son public et son sourire “ultrabrite” fait craquer la plupart des spectatrices entassées dans un Bercy bondé. L’Anglais fait l’unanimité et nous ne sommes pas au bout de nos surprises! “White Light White Heat” du Velvet Underground, “Sunday” et “Heroes” sont jouées magistralement. La chanson qui m’impressionne le plus avant le rappel est “I’m Afraid Of Americans”.  Simplement énorme… un son fantastique (pas toujours gagné à Bercy) et des écrans efficaces pour diffuser les membres du groupe, souvent en noir & blanc afin de valoriser le chanteur. L’heure du rappel arrive!

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Bowie réapparaît (avec un nouvel accoutrement) par l’estrade gauche sous les arbres blancs lumineux afin d’entonner “Bring Me The Disco King”. La salle plonge dans un calme glacial. Il ne durera pas car “Let’s Dance” et “Changes” ravivent les foules avant que “Suffragette City” ne sonne le glas.  Le meilleur est gardé pour la fin, David clôt sur “Ziggy Stardust” et son riff de guitare reconnaissable entre mille… quel bonheur de participer à un tel moment de communion! Il quitte la scène avec son groupe puis revient rapidement pour un ultime bye-bye au public Parisien. 

 

Les lumières se rallument, le concert est fini. « Ziggy played guitar » et les nouveaux spiders sont de retour même si “Space Oddity” manque terriblement à la set-list… peut-être pour l’été prochain où l’artiste pourrait se produire en festivals.

N.B : Malgré une date de publication postérieure, la chronique de ce concert fut rédigée en 2003. Quelques modifications ont récemment été apportées dans le cadre des chroniques “FLASHBACK!” de Diego OnTheRocks.

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