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FLASHBACK : SPRINGSTEEN – PARIS BERCY 2012 #LIVE REPORT @DIEGO

BRUCE SPRINGSTEEN – PARIS BERCY 04/07/2012

Il est de ces soirs qui deviennent mémorables et qu’un mélomane n’oublie pas… ce 4 juillet (fête de l’indépendance) fut de ceux-là! Sur un air de “La Vie En Rose“, le boss investit Bercy au grand complet (18 musiciens au total dont le phénoménal Steve Van Zandt) pour un set qui va durer pas moins de 3h25… du jamais vu malgré ma grande expérience des concerts!

Quelques extraits de son dernier album “Wrecking Ball” sorti le 5 mars et surtout une grande partie des classiques vont y passer dans des versions plus ou moins différentes des tournées précédentes. Dans la première heure du set, “Spirit In The Night” et son intro d’enfer va littéralement subjuguer le public! La version est encore plus convaincante que celle de 1975 à Londres… Egalement dans les premières chansons interprétées, “Badlands” égosille les 18 000 choeurs Parisiens venus célébrer leur idole. Bruce Springsteen & The E Street Band sont les rares stars à pouvoir rivaliser avec Elvis Presley, The Beatles ou The Rolling Stones concernant la classe et la notoriété! Après un “Johnny 99” (du superbe album “Nebraska“) méconnaissable et la reprise du tube “Because The Night” écrit pour Patty Smith, “Independance day” va plomber l’assistance. Comme à son habitude lorsqu’il joue un soir de fête nationale Américaine, Bruce s’installe au piano et interprète seul ce titre où l’auteur relate les relations difficiles avec son paternel et l’envie de quitter un marasme familial sans issue. Une caméra sur le piano permet de suivre les moindres gestes du chanteur diffusés sur écrans géants. Du même album,  “The river” est jouée dans son plus simple appareil… harmonica en introduction et miaulements du boss en conclusion! Probablement son plus beau titre. Néanmoins et dans la longue set-list de 29 titres, il ne faut pas négliger les inédits “Death To My Hometown” (très rythmé) / “We Take Care Of Our Own” ou le classique “Darkness On The Edge Of Town” qu’il est toujours sympathique d’entendre en live.

Après “The Rising” (version très musicale avec présentation des musiciens) et “Land Of Hope And Dreams” (deux titres symboliques d’une Amérique qui se rélève et espère), l’heure du rappel a sonné et le groupe va balancer deux bombes nucléaires du répertoire : “Born In The U.S.A.” et “Born To Run“. L’hymne de 1984 est interprété dans sa version originale après avoir remercié le public et félicité une amitié Franco-Américaine durable. Celui de 1975 est enchainé et expédié comme une lettre à la poste avec une foule devenue choriste. Comme à tout ses concerts je vais encore finir sans voix… une occasion de plus pour Jake Clemons de prouver qu’il est bien le neveu du “Big Man“.

Le grand moment du concert : L’hommage à Clarence Clemons. Saxophoniste du boss depuis 30 ans, il est décédé le 18 juin 2011 et l’instant va être solennel. Le groupe “s’arrête” de jouer durant la minute du solo habituel sur “10th Avenue Freeze Out” alors que des images du défunt sont projetées dans Bercy. L’ambiance est glaçante et les applaudissements nourris, les spectateurs frissonnent sachant que la plupart d’entre eux (dont votre serviteur) ont déjà vu Clarence à l’oeuvre avec Springsteen. Même dans la douleur, Bruce parvient à surprendre son auditoire. Le dansant “Dancing In The Dark” précédait “10th Avenue Freeze Out” mais restera anecdotique émotionnellement, si ce n’est pour l’invitée féminine qui monte sur scène… Le concert se clôt avec “American Land“. Le rêve d’or, d’une rivière transparente et d’une vie idéale transpirent des textes de Springsteen, comme pour atteindre cet humanisme qui nous manque tant.

L’ambiance au POPB fut survoltée et Bruce prouve une fois de plus qu’à 62 ans on peut avoir une forme olympique et proposer des spectacles sans communes mesures avec le reste du circuit musical actuel. Il ne manquait que “Youngstown“, “Thunder Road” et “Atlantic City” pour que la set-list soit parfaite mais le concert aurait duré 4 heures! En résumé, considérons qu’il y a les shows de Springsteen et ceux des autres… Ces instants furent mémorables, magiques et à la hauteur de l’auteur compositeur interprète qu’il est : Incroyable.

N.B : Malgré une date de publication postérieure, la chronique de ce concert fut rédigée en 2012.

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