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LA PLAYLIST VIDÉOS SPÉCIALE GRAEME ALLWRIGHT !

Le chanteur français d’origine néo-zélandaise Graeme Allwright, connu notamment pour avoir adapté de nombreuses chansons d’artistes folks américains en français, est mort dimanche 16 février à l’âge de 93 ans, a annoncé sa famille. « Il est décédé cette nuit, dans la maison de retraite où il résidait depuis une année », en Seine-et-Marne, a déclaré sa fille, Jeanne Allwright.

Chanteur humaniste au parcours atypique, Graeme Allwright a fait découvrir aux Français lesprotest singers (chanteurs contestataires) d’outre-Atlantique, en adaptant Pete Seeger, Woody Guthrie ou Leonard Cohen dans la langue de Molière. « C’était un chanteur engagé pour la justice sociale, un chanteur un peu hippie en marge du show-business, qui a refusé des télés. Il a chanté jusqu’au bout, il a adoré être sur scène », a expliqué l’un de ses fils, Christophe Allwright.

« Il a donné des hymnes aux gauchistes, aux scouts, aux pochtrons, aux punks à chien, aux centristes de gauche… », a résumé sur Twitter le journaliste et auteur spécialiste de la chanson française Bertrand Dicale, saluant « un bienfaiteur de l’humanité ».

Né à Wellington, en Nouvelle-Zélande, le 7 novembre 1926, Graeme Allwright a découvert le jazz, les crooners et le folk en écoutant les programmes radios de la base militaire américaine installée dans la capitale néo-zélandaise. A 22 ans, il obtient une bourse pour suivre des cours de théâtre à Londres, dans l’école fondée par Michel Saint-Denis, voix de l’émission « Les Français parlent aux Français » sur les ondes de la BBC et neveu de l’homme de théâtre Jacques Copeau. Le jeune homme est recruté par le prestigieux Royal Shakespeare Theatre.

Ne connaissant pas un mot de français, il apprend peu à peu la langue et les subtilités de son argot, qu’il utilisera abondamment dans ses adaptations. A mesure que son français s’améliore, il renoue avec la scène, jouant notamment dans la troupe de Jean-Louis Barrault.

Ce n’est qu’à 40 ans qu’il se lance dans la chanson. « L’idée a peut-être germé dans mon esprit lorsque j’ai interprété quelques chansons de Brassens et Ferré, au cours d’une tournée avec une pièce de Brecht trop courte (…). J’ai pris ma guitare et je suis parti chanter des folksongs américaines et irlandaises au cabaret de la Contrescarpe [au cœur du Quartier latin à Paris], sept soirs sur sept pour des clopinettes. »

La chanteuse Colette Magny remarque sa voix, teintée d’une pointe d’accent, et le présente à Marcel Mouloudji, qui lui conseille d’écrire une trentaine d’adaptations et produit son premier 45-tours, Le Trimardeur (1965).

Mais le succès l’effraie. Il prend ses distances en parcourant l’Egypte, l’Ethiopie, l’Amérique du Sud et surtout l’Inde. Entre deux voyages, il rentre en France, où il reprend ses concerts. En 1980, il partage la scène avec Maxime Le Forestier, pour une tournée dont les bénéfices sont reversés à l’association Partage pour les enfants du tiers-monde.

« Il a beaucoup compté pour moi et pour la chanson française en général. Il a contribué à rendre la musique folk populaire en France », a confié au Parisien Maxime Le Forestier, qui était resté en contact avec lui. « Il adorait marcher et chanter pieds nus », s’est aussi souvenu Maxime Le Forestier, évoquant un homme avec « une vie très saine, une vie d’honnête homme et de moine presque ».

Dans les années 1980, il revient d’un voyage à Madagascar avec des musiciens qui donnent une nouvelle tonalité à sa musique. En 2000, il sort un premier album d’inspiration jazzy, enregistré avec The Glenn Ferris Quartet (Tant de joies).

Depuis 2005, les concerts du chanteur aux pieds nus, qui continuait de sillonner l’Hexagone malgré son âge avancé, commençaient par un rituel immuable : une vibrante Marseillaise qu’il avait « adaptée » avec des paroles pacifistes. « Pour tous les enfants de la Terre, Chantons amour et liberté », entonnait-il.

En 2010, l’Académie Charles-Cros lui a décerné un « grand prix in honorem » pour l’ensemble de sa carrière.

Graeme Allwright ft. Maurane – Suzanne

Graeme Allwright & Maurane - Suzanne (Leonard Cohen Cover)

Graeme Allwright & Maurane - Suzanne (Leonard Cohen Cover)

Graeme Allwright – Il faut que je m’en aille

Graeme Allwright  - Il faut que je m'en aille (1967)

Graeme Allwright - Il faut que je m'en aille (1967)

Graeme Allwright – Tu n’es plus là cet automne

Tu n'es plus là cet automne

Tu n'es plus là cet automne

Graeme Allwright – Il faut que je m’en aille

Graeme Allwright  - Il faut que je m'en aille (1967)

Graeme Allwright - Il faut que je m'en aille (1967)

Graeme Allwright – Marseillaise (reprise)

Graeme Allwright & sa Marseillaise....live .

Graeme Allwright & sa Marseillaise....live .

Graeme Allwright – L’étranger

Graeme Allwright - L'étranger

Graeme Allwright - L'étranger

Graeme Allwright – Jusqu’à la ceinture

Graeme Allwright - Jusqu'à la ceinture

Graeme Allwright - Jusqu'à la ceinture

Graeme Allwright – Demain sera bien 

Graeme Allwright - Demain sera bien

Graeme Allwright - Demain sera bien

Graeme Allwright – Sacrée bouteille

Graeme Allwright - Sacrée Bouteille

Graeme Allwright - Sacrée Bouteille

Graeme Allwright – Petit garçon 

GRAEME ALLWRIGHT "petit garçon" (chanson de Noël)

GRAEME ALLWRIGHT "petit garçon" (chanson de Noël)

Graeme Allwright – Ça je ne l’ai jamais vu

Ça je ne l'ai jamais vu

Ça je ne l'ai jamais vu

Graeme Allwright – Le jour de clarté

Le jour de clarté

Le jour de clarté

Graeme Allwright – La chanson de l’adieu

La chanson de l'adieu

La chanson de l'adieu

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