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MIDNIGHT OIL – PARIS #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

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MIDNIGHT OIL – PARIS 27/06/2019

L’effet de la musique a un facteur bénéfique sur les gens qui est incroyable! Ce soir, Midnight Oil a dynamité le Grand Rex Parisien en insufflant le meilleur de ses 47 ans de carrière. Que les grosses machines qui remplissent les stades en prennent de la graine… pas d’effet pompeux, pas de bande sonore et une setlist changeante incluant faces B, instrumentaux et inédits. Voilà ce que doit-être un concert de rock n’roll!

Agés de 61 à 66 ans, Peter, Rob, Jim, Martin et Bones (renforcés d’un saxophoniste) ont été encore plus généreux et chaleureux qu’en 2017. D’ailleurs j’ai croisé 2 d’entre-eux avant le spectacle qui n’hésitent pas à saluer les fans. D’emblée, “The dead heart” met l’ambiance et la salle de cinéma transformée en concert va rester en fosse debout. Difficile d’être stoïque sur “Redneck wonderland” ou “Don’t wanna be the one”! Il fait chaud et Peter Garrett fait allusion aux vacances estivales imminentes avant “Wedding cake island” et l’appropriée “Too much sunshine”. Midnight Oil joue fort et défonce musicalement ce superbe théatre en interprétant “Lucky country” (dédicacée aux compatriotes Australiens présents) et “Dreamworld”, ode anti-Disneyland. Le groupe s’avance au premier plan pour un set acoustique (entamé par “My country”). Rob Hirst, le batteur Francophone explique la présence du drapeau géant en fond de scène représentant la déclaration des droits des aborigènes refusée par l’administration de leur pays. Le militantisme demeure et le groupe enchaine “Luritja way”, titre de 2001 relatant un dialecte autochtone occidental Australien. Moins cinglants mais toujours actifs, les membres paraissent assagis voire apaisés sur leurs combats d’antan. Tout reste à faire mais nous sommes dans une phase où l’irrémédiable causera la perte et déclenche une prise de conscience tardive. Un bel inédit (“Tarkine”) précède la chanson de la soirée : “Short memory”. Le piano/synthé de Jim est grandiose alors que Peter danse d’une manière unique et psychotique. Même s’il n’a pas été plus convaincant que Nicolas Hulot dans leurs fonctions respectives similaires, il est revenu à ses premiers amours pour notre plus grand plaisir. Le groupe enchaine des vieux titres (superbes “Koscuisko” et “Power and the passion”) puis “Blue sky mine” en prônant l’égalité des races et des classes. Suivie de “Beds are burning” et “Forgotten years”, ces 3 titres avant le rappel enflamment un public cosmopolite qui chante en choeur.

Sur un air de cirque improbable (“Bakerman”), le groupe revient en remerçiant une énième fois l’assistance de sa fidélité. Un petit message anti-pollution sur les îles du pacifique (dont la Nouvelle Calédonie) puis “Now or never land” et “King of the mountain” clôturent définitivement le set. Les simplicité et puissance dégagées par Midnight Oil présagent un futur album et, espérons-le, une nouvelle tournée. Ce groupe unique est précurseur d’une ère où humanité, responsabilité et rock n’roll font un savant mélange qui coule dans leurs veines. Un concert incontournable avec le bonheur d’entendre des titres comme “Written in the heart” et “Only the strong” qui auront bientôt 40 ans! Ne pouvant être impartial, Midnight Oil, c’est pour la vie 😉

Photos : Diego

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