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INTERVIEW MANUSCRITE #19 – KRAZOLTA @ DIEGO ON THE ROCKS @ CAROLYN

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INTERVIEW KRAZOLTA PAR DIEGO*ON*THE*ROCKS

GUILLAUME SCIOTA est KRAZOLTA et KRAZOLTA est GUILLAUME SCIOTA. Anciennement musicien chez RENDEZ-VOUS, le Bordelais qui aime le son vintage blues/folk/rock fait partie intégrante d’une scène locale qu’il défend et dont son groupe accueille régulièrement une multitude de membres. GUILLAUME a répondu aux questions de DIEGO au micro de MUSIQUES EN LIVE :

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : GUILLAUME, merci d’accepter cette interview. Tout d’abord il y a un truc que je ne comprends pas dans ton parcours : Tu es gérant de la PACIFISTA PRODUCTION basée à Pessac et tu es une star vénérée au Pérou. Que fais -tu encore en France ? (rires)
KRAZOLTA : « PACIFISTA » est bien plus qu’une société ou une chanson. C’est également un état d’esprit dans lequel j’essaie d’élever mon fils. C’est une ode (à mon niveau) pour déposer les armes en faisant la guerre à la guerre. Je finis d’élever mon fils et je pars vivre à Lima dès qu’il est autonome!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Que veux dire KRAZOLTA ? J’ai cherché sur internet et n’ai trouvé que le nom de ton groupe.
KRAZOLTA : C’est une histoire dont mon fils est (encore) à l’origine. En fait, il avait 3 ans et n’arrêtait pas de demander du « KRAZOLTA !», « KRAZOLTA ! » Avec ma femme nous ne comprenions pas ce qu’il voulait. Un jour, il a montré du doigt une bouteille de Coca-Cola en disant « KRAZOLTA! », « KRAZOLTA! » J’ai noté dans un coin cette idée. Après la fin du groupe RENDEZ-VOUS, je l’ai proposé à mes comparses lors de la formation en nommant l’objet du mail des retrouvailles « KRAZOLTA ». Tout le monde a adhéré, c’est resté! Effectivement sur google, aucune entrée et c’est rare. Le référencement internet gratuit était fait pour nous!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Plus sérieusement, parle nous de « PREMA SONG », le nouveau maxi 45 tours ?
KRAZOLTA : C’est la continuité du premier album « LINK » sorti en 2016. Il s’agit du trait d’union entre « LINK » et la suite. Etant prolifique, j’avais besoin d’une soupape de décompression entre deux albums. A l’époque existaient les 45 tours. Aujourd’hui on sort un EP entre deux albums même si le prochain disque est bien avancé. L’avantage du maxi-vinyl est qu’il s’agit de la qualité optimale. Le sillon étant plus large, la fréquence peut être haute et basse. Le rendu est défini et extrême.
J’ai choisi 3 titres différents pour « PREMA SONG ». C’est du sanscrit (Indien) inspiré avec DATCHA MANDALA, copains à la ville comme sur scène. Après « ANAHATA », nous refaisions un plateau avec eux et j’ai donc imaginé un titre que pourrait chanter NICOLAS (chanteur des DATCHA MANDALA).

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Oui une voix aiguë concernant NICO ?
KRAZOLTA : C’est ça, aiguë et soprano. J’ai imaginé cette vocalise mais il n’a pu venir le jour de l’enregistrement. J’ai fais la voix avec les copains. Le but était de faire une chanson qui dure 6 ou 7 minutes et ne parle que de bien et d’amour entre les gens. C’est le voeu de tendre vers une vibration universelle.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Le producteur Anglais CLIVE MARTIN sera de la partie ?
KRAZOLTA : Evidemment! D’ailleurs il est présent au concert de ce soir (à l’Iboat de Bordeaux le 8/02/2019) car il bosse en ce moment sur le prochain DATCHA MANDALA. Nous sommes amis pour la vie et c’est avec lui qu’on enregistrera le prochain KRAZOLTA.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Tu t’attaches a ce que tout soit analogique, sans machine ni bidouillage ?
KRAZOLTA : Aucun ordinateur. J’ai présenté CLIVE MARTIN aux DATCHA. De mon côté je souhaite rester 100% analogique.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Il faut ce son dépouillé années 70’s avec 4 pistes ou 8 pistes ?
KRAZOLTA : Exactement.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Comment se porte la scène rock Bordelaise ?
KRAZOLTA : Toujours très bien. La création n’a jamais cessée. Jeunes et vieux continuent d’animer la scène rock avec WIZARD, MARS RED SKY, SIZ, DATCHA MANDALA ou TAMPLE. La création est interessante, malheureusement le rock a changé en 20 ans. Il y a moins d’endroit pour jouer et les disques ne se vendent pas.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Il y a malheureusement une notion de rentabilité!
KRAZOLTA : Oui et aujourd’hui les groupes changent. On est pas que sur du rock mais plutôt sur de l’électronique partiel ou total avec des productions parfois instrumentistes. La mode est moins à la guitare, c’est un esthétisme qui se perd. La musique est devenue urbaine.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Comment est né ton documentaire visible en 7 parties sur YOUTUBE que je conseille vivement de regarder ?
KRAZOLTA : Après « LINK », on a hésité entre acheter un camion ou réaliser des clips. A la base nous devions acquérir un véhicule mais l’opération prévue ne s’est pas réalisée et j’y ai vu un signe du destin. Etant donné que faire des clips me gonflait, j’ai pensé au documentaire car j’aime le cinéma. J’ai écris un scénario puis ai embauché une équipe de tournage sur plusieurs mois avec des dates planifiées sur des soirs de concert à SORTIE 13, au KRAKATOA ou à l’IBOAT.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Les thèmes abordés, c’est du vécu ou de l’auto-dérision ?
KRAZOLTA : C’est de l’auto-dérision. La musique est plus authentique lorsqu’il y a un second degré. Nous voulions montrer que nous sommes des gros déconneurs et qu’on adore monter sur scène. Néanmoins l’image est importante. Je suis de l’école BEATLES pour toujours et lorsqu’ils se filmaient hors live, ils faisaient les cons! Je suis plutôt du style à faire « HELP » ou « SPINAL TAP » que la jouer comme des mecs qui se la racontent! C’est aux gens de prendre ce qu’ils veulent dans notre musique.
En ce qui concerne le contenu de ce documentaire, tout ce qui est dedans est du vécu, je l’ai entendu au moins une fois dans ma vie de musicien.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Ne serais-tu pas en train de préparer ta reconversion ? Je m’explique, ce soir nous sommes à l’IBOAT sur une péniche et je t’ai vu donner un concert sur un bateau au large du FERRET. Tu as le permis bateau ?
KRAZOLTA : J’ai le permis hauturier! L’IBOAT est la salle ou KRAZOLTA a le plus joué! Ils font confiance aux créateurs malgré une décoration particulière. Ils sont logiques avec eux-mêmes et sont audacieux. Nous sommes vintage rock et l’IBOAT est plus reconnu pour sa scène électro que rock! Je remercie son directeur avec qui je m’entends très bien. Ici, j’ai joué à deux, trois ou quatre et même en solo acoustique! KRAZOLTA aime créer chaque concert comme un évènement, sans logique de tournée. Sans prévision, nous jouons sur le court terme et l’inédit, les péniches, bateaux, trains ou camions en sont un exemple. Les clubs de rock sont finis et il faut chercher le public là ou il ne t’attend pas! Créons les accidents sonores!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Un toit comme les BEATLES ou U2 !
KRAZOLTA : Avec mon autre groupe le « LONELY HEARTS CLUB BAND », nous devions jouer le mercredi 30 janvier sur un toit de Bordeaux pour fêter un anniversaire des BEATLES. Compte tenu des conditions climatiques, l’évènement a été annulé. Je ne peux dévoiler l’endroit car nous reportons cette date mais elle aura lieu! D’ailleurs les BEATLES n’ont pas la primauté de jouer sur les toits, c’est JEFFERSON AIRPLANE un mois avant à New York.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Le programme 2019 ?
KRAZOLTA : Nous allons jouer le samedi 13 avril à la salle des fêtes du grand parc à Bordeaux (Festival des LIENS). C’est pour un collectif qui s’appelle DELIRE en rapport avec les gens « empêchés socialement ». Nous clôturons cet évènement avec des cuivres. Le 26 mai nous jouerons à Bacalan pour le festival ROCK IS BAC. Une belle programmation rock est prévue.
Pour l’album, dès que la trésorerie suit, nous enregistrerons. On aimerait le prévoir pour 2020 même si les morceaux sont déjà quasiment là.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Merci GUILLAUME, à bientôt!
KRAZOLTA : Merci à tous les « MUSIQUIENS EN LIVE ! »

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