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INTERVIEW MANUSCRITE #18 – YAROL @ DIEGO ON THE ROCKS @ CAROLYN

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INTERVIEW YAROL PAR DIEGO*ON*THE*ROCKS

A 50 ans, YAROL POUPAUD a une carrière relativement diversifiée même si le commun des mortels le connait surtout pour être devenu le guitariste de JOHNNY en 2012 (il fera ses trois dernières tournées). D’abord musicien avec FFF puis fondateur de MUD et BLACK MINOU, STANISLAS alias YAROL vient de sortir son premier album éponyme en février 2019.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Tout d’abord bravo pour ton album, il est superbe et c’est celui que nous allons écouter tout le mois de février!
YAROL : Dommage qu’il n’y ait que 28 jours! (rires)

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Excellent! Merci d’accepter cette interview. STANISLAS, pourquoi YAROL ?
YAROL : Figure-toi que YAROL est le prénom que voulaient initialement me donner mes parents mais ils n’ont pas eu le droit. C’est un prénom Vénusien, c’est un personnage de science fiction, à la mairie on leur a dit qu’il fallait un prénom Français qui soit dans le calendrier. Voilà l’histoire de STANISLAS, prénom que personne n’a jamais utilisé, tout le monde m’appelle YAROL!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Je suis le premier alors! Fais gaffe c’est aussi le prénom de DE FUNES dans LA GRANDE VADROUILLE lorsqu’il est chef d’orchestre! (rires). Lorsqu’on parle de toi on dit guitariste de FFF, de JOHNNY, compositeur, producteur, chanteur, frère de MELVIL ?
YAROL : Je revendique tous ces appellations!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Que des compliments ?
YAROL : Oui sauf frère de MELVIL POUPAUD! C’est plus difficile à porter ! (rires)

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Ton premier album a t’il été difficile à réaliser ?
YAROL : Oui dans le sens où nous avons passé beaucoup de temps pour le réaliser et nous nous sommes amusés. C’était donc difficile dans le bon sens. Ecrire des chansons n’est pas facile, le studio, enregistrer, faire des choix, la création d’un album amène des doutes. Surtout lorsqu’on met son nom sur la pochette et qu’on le défend comme un album très personnel.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Il mijote depuis longtemps en toi ou l’influence est récente ?
YAROL : Il y a des morceaux que je jouais avec BLACK MINOU et d’autres qui sont venus comme ça. Nous sommes entrés en studio avec les copains dans une espèce d’urgence de faire de la musique et d’être ensemble. Plus le travail avançait et plus je sentais que je m’investissais. Ceci explique l’absence de nom de groupe et du tout simple « YAROL ». C’est une nouvelle expérience et j’en suis content.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Souvent l’urgence n’est-elle pas synonyme de qualité ?
YAROL : Pas toujours, parfois c’est long et bon, d’autre non. Il n’y a pas de règle.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Tu as toujours été chanteur ?
YAROL : Non. Dans MUD (1995-1998) avec MELVIL j’étais chanteur-batteur. Planqué derrière les cymbales! Ensuite j’ai beaucoup chanté avec BLACK MINOU lors de set de reprises sur Pigalle. L’envie est revenu à ce moment. Enfin être aux côtés de JOHNNY m’a définitivement persuadé que le chant était dingue.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Ton disque a beaucoup d’influences. QUEEN OF THE STONE AGE, SANTANA, Les 70’s (« Caroline »), « The end of the world » qui est une superbe ballade ou « Boogie with you » que JOHNNY aurait pu chanter. Qu’en est-il ?
YAROL : JOHNNY l’avait écouté et aimait beaucoup cette chanson. Vendu si tous ces titres te plaisent!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : D’où viennent tes influences ?
YAROL : Tu sais j’ai une culture vaste et variée. D’abord le rock n’roll des pionniers comme ELVIS, CHUCK BERRY, LED ZEPPELIN, AC/DC, HENDRIX et plein d’autres… mais dans une journée je peux écouter le matin JOHN COLTRANE, l’après-midi SANTANA, le soir voir QUEEN OF THE STONE AGE en concert et finir en boite de nuit avec JUSTICE et DAFT PUNK. J’adore aussi le rap et le reggae. Il ne faut pas se fermer et rester sincère. Je n’avais pas d’objectif de style sur cet album. Depuis que je suis môme j’aime les disques éclatés comme « l’album blanc » des BEATLES ou « London calling » de CLASH.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : C’est clair que « Jimmy Jazz » et « London calling » de CLASH n’ont rien à voir et sont sur la même face!
YAROL : Carrément, c’est çà! « Police and thieves » ou autres… Beaucoup de direction qui font que ces disques sont très intéressants. C’est amusant et varié. Il y a des albums ou c’est 12 fois la même chanson, je suis un grand fan d’AC/DC, ils reprennent une formule qui marche depuis 40 ans. Ce sont des grands disques et c’est magique. Dans le mien j’ai voulu mettre un peu de tout ça, se balader dans mes influences musicales qui font l’homme que je suis devenu aujourd’hui. Le rock est une mixité de mélange. Afrique, Irlande, country, gospel…

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : FFF est la période charnière de ta carrière ?
YAROL : Pas charnière mais c’est le premier truc qui m’a permis de faire ce métier. C’est une aventure incroyable et nous jouons encore ensemble. Un jour nous referons peut-être un disque. Nous avons couvert 10 ans de 1991 à 2001. Musique, studio, concert, folie, fête…

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Comment sont adaptés tes titres en live ?
YAROL : Il faut que l’énergie soit différente. Un disque est produit, choristes, cordes… en live c’est brut. Je trouve dommage que certains groupes calent note pour note un album en concert. C’est un moment de partage et d’échange. Un concert est vivant. On sait où on commence, pas où on fini. Les surprises font le spectacle. C’est important. Un album et un concert ne s’écoute pas de la même façon. Nous avons l’énergie sur scène qui est du live, le « lacher-prise » et la « sauvagerie »!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Vous faites des reprises ?
YAROL : Cela arrive. On a tout un stock de reprises qui peut varier en fonction de l’ambiance. On pioche dedans. Rien n’est plus ennuyeux que la routine.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Qui sont les mercenaires qui t’accompagnent sur scène ?
YAROL : Les musiciens peuvent changer mais ce soir à Bordeaux il y a le jeune talentueux VICTOR MECHANICK aux claviers, PHILIPPE ALMOSNINO (ancien WAMPAS et DOGS) à la guitare qui tournait avec JOHNNY, le batteur Suédois LUDWIG DAHLBERG (INDOCHINE), PIERRE DUBOST à la basse et JOSÉ PINTO aux percussions.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Je ne peux te rencontrer sans aborder le thème JOHNNY. Comment se remet-on d’une journée comme le 9 décembre 2017 à l’église de la Madeleine où avec MAXIM, MATHIEU et ROBIN vous avez assuré le dernier concert du boss ? Que fait-on après une telle journée… on se met devant la TV, on picole, on part en voyage ?
YAROL : C’était une journée délicate. On a joué devant et dans l’église. J’ai été très occupé ce jour là. Nous étions concentrés sur le « travail » du dernier concert de JOHNNY et sans la guitare à la main j’aurais eu beaucoup plus de mal à traverser ces instants. A l’issue, on a tous été déjeuner ensemble, boire un verre avec les musiciens et la technique en pensant à JOHNNY. C’était un moment très triste et on s’est arrangé pour qu’il soit à la hauteur du mec.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : On passe de JOHNNY à BENJAMIN. Pourquoi BIOLAY tourne avec l’acteur MELVIL POUPAUD et pas avec toi ?
YAROL : Mon frère est aussi bassiste, il est sur mon album. MELVIL a toujours été musicien même s’il est plus connu en temps qu’acteur. BENJAMIN étant aussi de la partie, ils se sont rencontrés comme ça et j’adore leur spectacle commun qui comporte aussi un côté cinématographique.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Une double casquette les a réunis ?
YAROL : Voilà!

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Dernière question, les concerts de ta vie ?
YAROL : PRINCE, la tournée « Sign of the times » à Bercy en 87. J’ai aussi eu la chance de faire une after au Bataclan. AC/DC lorsque j’étais gamin, les WHITE STRIPES à l’Olympia et au Zenith, SPRINGSTEEN à Bercy dans les années 2000.

DIEGO*ON*THE*ROCKS  : Que du bon YAROL! SPRINGSTEEN, WHITE STRIPES, AC/DC… Merci infiniment pour cette interview, maintenant c’est l’heure de boire un coup de rhum. Bon concert, belle année 2019.
YAROL : Merci beaucoup DIEGO. A bientôt!

REMERCIEMENTS : Nina VEYRIER d’UNIVERSAL MUSIC

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