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THE DAMNED T.1: MORT PENDANT TROIS JOURS – CHRONIQUE BD @ALAIN SALLES

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The Damned Tome 1/2 : Mort pendant trois jours

de Cullen Bunn et Brian Hurtt chez Akileos

Eddie le privé est ramené à la vie par un des deux démons qui règnent sur le crime, Alphonse Aligheri dit Big Al. Il a encore besoin de ses services suite à la disparition du chargé de négociation avec l’autre patron/démon, Bruno Roarke. Car ce sont les démons qui contrôlent le commerce né de la Prohibition…

Après une première édition en bichromie en 2008, Akileos propose aujourd’hui une version colorisée (par Bill Crabtree) dans un format plus petit, façon comics, à l’identique de la nouvelle mouture US de 2017 toujours chez Oni press (première édition en 2006). Suite à l’engoument qu’elle suscita, elle connaîtra une suite paru en 2008 (toujours chez Akileos).
The Damned se démarque par une approche originale de l’univers des gangsters durant la Prohibition. Les démons règnent sur le crime organisé et se disputent des territoires, comme la mafia, la finalité étant les âmes des humains et non plus l’argent, toujours dans le but d’asseoir le pouvoir des puissants. Cullen Bunn, qui signe ici son premier titre (avant les succès de Deadpool, Captain America, Green Lantern…), et Brian Hurtt (Queen & Country, Gotham Central…) parviennent à rendre crédible cette improbable guerre des gangs, en maintenant l’équilibre entre la part purement fantastique et le policier noir. Si le départ est peut-être un peu abrupt, les éléments du récit se mettent peu à peu en place et font apparaître une véritable intrigue de fond, que nous ne dévoilerons pas, surprenante tout en étant légitimée par le contexte. Le visuel est quelque part entre Michael Avon Oeming (Powers) et son style très daté, et l’excellent Bernie Wrightson (le co-créateur de Swamp Thing/La créature des Marais en VF) mais en moins détaillé.
L’essentiel demeurant en noir et blanc, l’atmosphère noire confinant au fantastique, de par l’usage de la luminosité dans un environnement perpétuellement sombre, n’est pas altérée par la colorisation. The Damned conserve cette ambiance si particulière, teintée de la mélancolie de destins tragiques.
Une petite perle de curiosité à mettre (encore !) au crédit d’Akileos.

Alain Salles

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