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DOWNLOAD FESTIVAL – PARIS #LIVE REPORT @ MARINA LEGLISE

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Pour sa troisième édition et la deuxième sur la Base Aerienne 217 de Bretigny sur Orge située à une cinquantaine de 50km au sud de Paris , le Download Festival était attendu au tournant.
Le Download propose 5 scènes : Les 2 Main Stages, La Warbird et la Spitfire sur site.
Et la Firefy Stage réveille le camping de bon matin et accompagne les campeurs fêtards après la fin des concerts sur site.

Photo Christelle Lesparre

De nouveaux aménagements ont été installés, bancs, coins d’ombre, plus de sanitaires et de stands food. Il semble que l’organisation ait tenu compte des commentaires du public l’année précédente.
De l’herbe a même été plantée sur le sol poussiéreux de la BA 217, par contre un coup de tondeuse aurait été apprécié. Attention, ornières !

Nous commençons le marathon des concerts avec Eluveitie, il est 17h et le public est encore clairsemé sur le site.
Les suisses réussissent tout de même attirer la foule avec leur metal aux notes celtiques.
La cornemuse et la vieille à roue côtoie parfaitement les guitares électriques.
La reprise de Tri Martolod d’Inis Mona est reprise en cœur, mais ne serait-pas les paroles de Manau qui sont scandées par le public… ?

Petit passage rapide par la Main Stage où joue Powerwolf, les allemands grimés comme à leur habitude, livrent un set énergique et impeccable. Mais comme nous, une bonne partie du public se dirige ensuite vers Main Stage 2 ou se prépare Alestorm. Il y a déjà beaucoup de monde alors que Powerwolf joue encore à côté.
Un canard en plastique de 2mètres de haut, cheveux longs, kilts et keytar. Le décor est planté. Les britanniques savent faire bouger la foule avec leur pirate metal délirant. La formule est toujours la même mais ça marche et c’est ce folklore que le public attend. Ces derniers ne se font pas prier pour scander l’hymne de tous metaleux qui se respecte créé par le groupe « We are here to drink your beer »…

Opeth sera ma petite déception de la journée. Le son en général sur le festival est très fort, nous obligeant à crier pour communiquer avec notre voisin, et ce même à l’autre bout du (vaste) site.
La BA217 est située dans une plaine, rien ne répercute le son qui est donc poussé à fond.
Un peu trop pour Opeth rendant difficilement audible et même pénible le set du groupe. Dommage.

Vient le tour de Ghost, un des groupes les plus attendus du week-end.
Papa Emeritus III a été remplacé par le Cardinal Copia et il est désormais entouré de 7 Nameless Ghouls.
De nouveaux décors, une cathédrale en fond, des colonnes de marbre blanc. De nouveaux masques pour les ghoules, Nous ne manquons pas de remarquer les 2 lady ghouls aux synthétiseurs.
Même si une musicienne se trouvait déjà au sein de la formation précédente, il est apprécié que leurs tenues soient féminisées.
Le changement complet de line-up autour de Tobias Forge passe bien. La tournée débute juste, un petit rodage sera nécessaire pour que tout le monde trouve bien sa place mais les débuts sont très prometteurs.
Le set mélange bien anciens et nouveaux morceaux que le public reçoit plutôt bien malgré le tournant beaucoup plus pop dansant des morceaux Rats ou Dance Macabre du nouvel album Prequelle.
Le public traîne longuement autour de la scène à la fin du set. Il faut le temps de digérer…

Nous finissons la soirée avec Ozzy Osbourne.
Les gros riffs de Zakk Wylde clôturent bien la journée.
Ozzy Osbourne tient encore bien la scène même si une bonne partie du public préfère se diriger vers la Warbird ou joue Converge, ou manger une pizza dans l’herbe. Et c’est plutôt sympa avec le grand Ozzy en fond sonore !

J O U R  2

Dès notre arrivée nous remarquons qu’il y a beaucoup plus de monde que la veille partout sur le site et que toutes les scènes sont bondées.

A notre arrivée Skinny Lister joue sur la Spitfire, Alcest sur la main stage 2 et Tagada Jones joue sur la Warbird pleine à craquer.

Turbonegro joue juste après devant un public plus clairsemé sur la Main stage 1. L’ambiance est plutôt à rester à chiller dans l’herbe dans ce coin du site malgré le fantasque du groupe. Les fans des premiers rangs sont suffisamment présents pour combler l’espace plus clairsemé derrière.

Arrive ensuite Betraying the Martyrs qui peine à retenir le public.
Chose que saura par contre faire Hollywood Undead mêlant compositions au chant rapé et reprises de classiques rock (Enter Sandman, Du hast, Living like a Prayer). Le style est particulier, ça ne plait pas à tout le monde.

NOFX (Photo Christelle Lesparre)

Les californiens de NOFX n’auront aucun mal à attirer le public non plus.
Crête multicolore, robe tutu et collier de perle, le chanteur Fat Mike est sur son 31 !
Leur set est toujours très énergique et met tout le monde d’accord.
Ils nous gratifient de leur reprise très arrangée de “Champs Élysées” et le public ne se fait pas prier pour accompagner le groupe. Joe Dassin aime ça.

Pas le temps de souffler, je passe vite fait devant la Warbird où joue Ultra Vomit, il y a énormément de monde. Le public déborde de la halle couverte par 5 ou 6 fois le volume intérieur. Impressionnant. Ils auraient mérité leur place sur la Main Stage…
Etant de passage à Bordeaux en novembre, je préfère ne pas jouer des coudes prendre la direction de la Main Stage où joue les suédois d’Avatar.
Là aussi le groupe est très attendu.
Déjà présent lors de la première édition du Download France, ils étaient programmés en tout début de journée mais avaient été déjà remarqués.
Cette année ils jouent sur la Main Stage à 19h juste avant Marylin Manson, belle progression.
Le show est travaillé, leur image de freak show metal poussé à l’extrème. C’est visuellement beau, musicalement en place.
Le charisme dérangeant du chanteur magnétise la foule. Ils finissent leur set par un feu d’artifice, dommage il est 20h et il fait grand soleil…
Avatar fait parti des groupes que je reverrai avec plaisir en salle ou en festival. A suivre…

Nous enchaînons avec The Offspring sur la Main 2, beaucoup d’affluence là aussi, le public est déjà acquis et vient chercher son bol de teen revival dans la bonne humeur. Les tubes s’enchaînent pendant près d’1h30, au plus grand plaisir de tous.
Même les agents de sécurité chantent dans le crash. C’est ces moments qu’on aime voir en festival !

La journée se termine avec Marylin Manson, le public nombreux en début de soirée s’éparpille petit à petit.
Le show est au rendez-vous, Manson un peu moins. Il est entouré de bons musiciens mais le personnage agace.
Des pauses trop longues entre les morceaux, Manson qui lance son micro au sol et attend qu’on lui rende agacent le public qui perd patience. Beaucoup partent avant le rappel. 23h20 le rappel commence sous les sifflets des plus agacés.
La performance n’est pourtant pas mauvaise mais le personnage fascine autant qu’il peut agacer.

J O U R  3

Nous commençons la journée avec Wolf Alice, l’ambiance est à la contemplation dans le public beaucoup sont assis dans l’herbe à écouter. Le groupe réussi tout de même à faire bouger un peu le public sur le dernier morceau.

La foule est beaucoup plus nombreuse et réactive pour Royal Republic qui suit sur la Main 2,
Les suédois savent attirer le public et mettent une ambiance folle avec leur punk rock efficace et énergique.
Ils réussissent à convaincre les curieux. On leur trouvera un petit côté The Hives / Franz Ferdinand qui plaît, tout en ayant leur propre patte. Leur humour et leurs vestes dorées font mouche !

Vient le tour de Franck Carter and the Rattlesnakes.
Franck Carter annonce la couleur direct en marchant sur la foule, et en sautant dans le pogo.
Le show est impeccable, le punk rock intense et énervé du british met tout le monde d’accord.
Son attention et sa proximité avec le public tranchent avec le look rageux tatoué de la tête au pied, Franck Carter est un mec bien. Ces discours sont ce qu’il y a de plus positif et chaleureux.
La chanson « Wild Flower » est dédicacée aux femmes et seules ces dernières sont autorisées à slammer sur ce morceau et les hommes les portant sont invités à les manipuler avec respect. « A mon concert, vous serez en sécurité et vous ne devez pas avoir peur de vous faire tripoter. Ça n’arrivera pas ici »
Le set de Franck Carter générera le plus grand circle-pit du week-end, même si pas assez grand au goût de l’intéressé.
Grande classe et show scotchant, un phénomène de la scène, à voir !

The Hives (Photo Christelle Lesparre)

C’est ensuite au tour de The Hives de prendre possession de la scène, dès le début l’énergie est là, c’est en place.
On pourra peut être leur reprocher le manque de renouvellement. J’ai pour ma part l’impression de voir un peu le même show qu’en 2012 à Garorock…
Le public répond présent mais l’ambiance semble retomber comme un soufflé au 2 tiers du show et est moins importante que pour Royal Republic. Attention, l’élève pourrait bien dépasser le maître…

Et nous finissons la journée avec les Foo Fighters, le groupe le plus attendu de la journée, si ce n’est du week-end.
Ils nous livrent un show magistral entre titres incontournables du groupe et reprises. Dave Grohl ne failli pas à sa réputation de showman, tout en laissant la part belle au reste du groupe en s’éclipsant régulièrement.
Les slams ne s’arrêtent pas et l’équipe de sécurité peut être félicitée pour sa patience et son travail sous une chaleur écrasante !
2h30 plus tard le lumières se rallument sur un Everlong très attendu, les sourires sont présents sur tous les visages et tout le monde semble partir comblé.

J O U R  4

La journée est plus légère, les concerts commencent plus tard. Seules la Main Stage 1 et la Warbird tournent en ce lundi.
Nous commençons par Baronnes, et le public n’est pas emballé malgré les screams de la bassiste et le charisme du chanteur.
Peu de communication avec le public, la première intervention arrivera au bout de 20mn sur un set de 40…
C’est musicalement assez linéaire, tous les morceaux se ressemblent et donnent l’impression d’écouter un album.
Déception, le public n’accroche pas et préfère faire la sieste dans l’herbe. 4 jours de festival ça épuise…

Je ne bouge pas beaucoup cette dernière journée et décide de rester auprès de la Main Stage. Moi aussi je fatigue…

C’est Jonathan Davis qui enchaîne avec son projet solo. Très différent de ce que l’on a l’habitude d’entendre avec Korn.
Mais c’est plutôt réussi. La présence de la contrebasse et du violon donne un petit côté planant pas désagréable en ce lundi qui ressemble beaucoup à un dimanche…

Jonathan Davis (Photo Christelle Lesparre)

C’est ensuite au tour de Volbeat, les danois également présents lors de la première édition reviennent avec leur metal tinté de country et de punk.
Est-ce le manque d’énergie de dernier jour du festival du public ou le groupe qui peine à monter en intensité ? Leur dernier passage avait été plus mémorable.
Cela reste agréable de (re)découvrir leur belle Lola Montez ou leur fameux Still Counting. Ils restent un groupe à voir en live, ils savent faire mieux que ça.

Et enfin clou du festival les Guns’n’Roses arrivent avec 20mn de retard, le public est nombreux et s’impatiente.
“Ils finissent de manger, ils arrivent” entend-on du chef sécurité. Oui effectivement, il serait temps.

Après un long démarrage avec une vidéo d’un char d’assaut tirant des missiles durant 20mn, les voilà enfin.
Axl Rose et sa chemise autour de la taille, Slash et son haut de forme, on y est.
Et c’est parti pour 3h20 de show sans entracte. Ça parait long comme ça mais en compagnie des Guns, le temps file et on ne voit pas la fin arriver. Et pourtant, le soleil s’est couché depuis déjà un bon moment, les lumières s’éteignent, c’est le rappel.
3h20 de tubes mémorables(de Sweet Child O Mine en passant par Welcome to the Jungle), de reprises (Knocking on Heavens Door, Black Hole Sun), de solos de Slash.
Le tabouret moto d’Axl en fait presque oublier ses fausses notes, la justesse du chant laisse à désirer en début de set, et semble s’améliorer par la suite. Ou bien on n’y prête plus attention ?
Le set se finit sur Paradise City dans une pluie de confetti et un feu d’artifice.
Tout le monde semble repartir conquis, il faudrait quand même être difficile…

En conclusion, ce Download 2018 était une réussite. L’organisation s’améliore, les équipes prennent leur marques sur la base aérienne. Le site est immense, les scènes éloignées les une des autres et cela rend le week-end comparable à un marathon n’ayant que 5 petites minutes pour courir d’une scène à l’autre.
La programmation est bonne. Les aménagements même si temporaires et totalement amovibles sont meilleurs. Il y a encore une grande marge de progression pour arriver à la cheville du grand frère Hellfest, mais c’est un bon début pour un jeune festival.

La programmation éclectique tout en restant dans l’univers Rock semble convenir au plus grand nombre et attire un large public de familles avec enfants, aux couples de quinquas, en passant par les punks à crête.
Tout ce beau monde se côtoie dans la bonne humeur et le respect et ça fait plaisir à voir.
Malgré le volume sonore trop élevé, le son est plutôt bon sur la plupart des show.
Le festival semble sur une bonne pente. Évolution à suivre sur les prochaines éditions…

A l’année prochaine !

Les critiques artistiques n’engagent que moi et n’expriment que mon ressenti et celui des personnes sondées autour de moi.

Marina Léglise pour MEL

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