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BERTRAND CANTAT – PARIS #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

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BERTRAND CANTAT PARIS ZENITH 07/06/2018

Après 2 Olympia annulés, Bertrand Cantat parvient à satisfaire son public Parisien en se produisant dans un Zenith quasi-complet dont le directeur assure l’accueil des journalistes à l’entrée. A cet effet, j’ai rencontré impromptuement Caryl Ferey – le papa de “Condor” – très sympathique.

L’accès en fosse est difficile alors qu'”Amie nuit” retentie et qu’on jurerait entendre Léo Ferré dans cette complainte mélancolique. Le spectateur entre directement dans le vif du sujet : “Amor Fati”. Malgré le récent vécu du chanteur, il faut accepter son destin alors que la musicalité de cette chanson-titre d’album aurait facilement pu s’intégrer au dernier Noir Désir (2001 – “Des visages, des figures”). Sur l’épilogue de “Silicon Valley”, Bertrand prie les journalistes “désinformants” de quitter la salle, gratifie le patron de Vivendi (Bolloré, actionnaire de l’Olympia…) d’un “Je vous emmerde” puis remercie le public d’être présent malgré tout (il le fera à plusieurs reprises). La fête en famille peut commencer et les deux heures que vont proposer le groupe vont être d’une qualité digne de l’expérience des protagonistes. Une bonne partie du dernier album est interprétée (magnifiques “J’attendrai”, “Les pluies diluviennes”) alors que Bertrand ne néglige pas Détroit, son projet de 2014 (“Sa majesté”, “Ange de désolation”). La basse de Pascal Humbert vrombit avec une précision rare et le seul bémol musical du set fut un réglage trop intense de la guitare de Nicolas sur “L’homme pressé” (en rappel) couvrant les instruments des autres. Sans la discorde permanente assurée par des avocats en mal de reconnaissance et des journaleux “fouille-merde”, ce spectacle mériterait d’être cité en référence tant les chansons rocks sont qualitatives et l’interprétation efficace. La salle s’est littéralement enflammée sur “Tostaky” et “Ici Paris” marquant le moment fort d’un concert intense (confirmant que je n’ai plus 20 ans pour pogoter en fosse et que l’ambiance Parisienne vaut largement celle de nos amis du Krakatoa de Mérignac et du Rocher de Palmer à Cenon!) Comme d’autres titres récents, “Anthracitéor” prend son ampleur en live et Cantat quitte son public sur “Marlène” (acoustique) puis “Comme elle vient” (enragé).

L’avis d’un mélomane qui suit sa carrière depuis 1988 (et qui revendique aimer sa musique) : Il serait temps de lui foutre la paix et de ne rédiger des chroniques qu’autour de l’aspect artistique. La tournée 2018 est bien plus rock que la précédente et voir Cantat à Paris ou Bordeaux confirme mon idée que son talent est indéniable voire unique. Ce soir là au Zenith, Bertrand fut plus bavard qu’à l’accoutumé, preuve que l’ambiance était pesante et qu’il fallait extérioriser ses pluies diluviennes… Pour ma part, j’y retournerai, encore et encore…

* Retrouvez les Live Reports de DIEGO*ON*THE*ROCKS (depuis 1990) sur son site.

** A (ré) écouter l’émission « Diego On The Rocks » le 1er mercredi du mois, de 20h à 22h sur Aquitaine Radio Live.  

“Mon moment préféré d’un concert ? Le lendemain, lorsque je revis l’instant et rédige la chronique…” (DIEGO 2017)

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