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BERTRAND CANTAT – PALMER CENON #LIVE REPORT @ DIEGO ON THE ROCKS

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CANTAT PALMER CENON 29/03/2018

Dans une pénombre mesurée, Bertrand Cantat investit la scène de Palmer avec 3 comparses qui constituaient DETROIT, un nouveau batteur (obligatoire) et un guitariste supplémentaire (judicieux). D’emblée, “Amie nuit” dévoile une sonorité parfaite et l’envie d’en découdre d’un chanteur qui a perdu quelques kilos depuis l’expérience “Condor” (2016). Le rappé “Amor fati” ne dément pas le sentiment que Bertrand est très en voix et en pleine forme physique, l’envie de présenter ses nouveaux morceaux est réelle et la rage d’antan hante la scène malgré une retenue obligée. Peu de blah-blah entre les morceaux, les textes se suffisent à eux-mêmes depuis 1988… Autant “Silicone valley” est groovy (tout comme “Sa majesté” qui lui succède), autant “Excuse my french” demeure en deçà des récentes productions. Par contre, “J’attendrai” est énorme… l’harmonica de Bertrand sublime le plus beau titre d'”Amor fati” rappelant l’ambiance du “Fleuve”, non inclus dans la set-list. “A l’envers, à l’endroit” est applaudie et attendue comme tous titres de Noir Desir, puis “Ma muse” et “Ange de désolation” qui replongent le fan en 2014. La version rythmée de cette dernière est moins solenelle et par conséquent, moins convaincante. 

Bertrand s’éclipse, les musiciens sont présentés et un constat s’avère indéniable : Le groupe proposé est très technique. Malgré le peu de concerts effectués, le charisme de Cantat perdure et les fidèles Pascal Humbert (avec ses basses Fender ou Yamaha), Bruno Green (synthétiseur) et Nicolas Boyer (guitare) assurent le SAV alors que les deux frangins en renfort font la maille. Déception : comme en 2014, “Tostaky” sans Sergio n’est pas et Bertrand devrait la zapper de “SES” concerts. Sortie à la même époque que “Nevermind” de NIRVANA, cet hymne que l’on diffuse désormais dans les supermarchés est sans âme en live sans ses membres d’origine. La rage vécue le 18 mars 1993 à la Cigale de Paris est un lointain souvenir malgré un relent d’entrain sur “Ici Paris” plus rock n’roll. “Lost” puis le magnifique “Anthracitéor” annoncent le rappel (beau visuel temporel). L’idée de ne pas inclure le récent single “L’Angleterre” aux concerts est lumineuse. Pour “L’homme pressé”, les Bordelais bénéficient d’un quatuor de cuivres qui produit son effet. Auparavant Bertrand utilisa un Thérémine (synthétiseur magnétique) qui permet de jouer sans toucher l’appareil. Malgré son aspect novateur, ce genre d’instrument Russe est centenaire…

Après “Aujourd’hui”, le final sera acoustique en avant scène avec “Le vent nous portera” puis “Marlène” qui rappelle également que “Tostaky” fut la meilleure période. 1 heure 50 de concert plus tard, le boulot est correctement accomplit et le spectateur qui fait abstraction des affaires médiatiques passe un bon moment (la police veilla à notre bien-être toute la soirée en exterieur). Certains titres en demi-teinte du dernier album se révèlent sur cette scène qui bénéfiçia partiellement de projections vidéos. En résumé avec à priori (fan de la première heure…) : une bonne prestation où l’ombre de Ferré, Bashung et Gainsbourg rôde…

* Retrouvez les Live Reports de DIEGO*ON*THE*ROCKS (depuis 1990) sur son site.

** A (ré) écouter l’émission « Diego On The Rocks » le 1er mercredi du mois, de 20h à 22h sur Aquitaine Radio Live.  

“Mon moment préféré d’un concert ? Le lendemain, lorsque je revis l’instant et rédige la chronique…” (DIEGO 2017)

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