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SKULLCORE – L’ENTREPÔT #LIVE REPORT @ ALIZÉ SIBELLA

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Skullcore – L’Entrepôt le 17 Février 2018

Samedi 17 février 2018 a eu lieu l’une des fameuses soirées organisées par Les rencontres électroniques urbaines et Skullcore.

Pour cette première édition à l’Entrepôt, 8 artistes locaux et internationaux étaient réunis sur la même scène : Radium, Angernoizer, I:Gor, Akasha, Padawan, Moonkore, Ghoul’s Hammer, Slender. Mélange de styles assuré : hardbeat, hardtek, hardcore, french core et uptempo.

L’Entrepôt disposait de stands et d’un Chill Out en extérieur. 

Slender

Antoine Sanson, plus connu sous le nom de Slender, a commencé à écouter de la musique électronique dès l’âge de 12 ans : de la minimal à la trance en passant par la techno. Puis, il a progressivement été attiré par des styles plus « durs » comme le dubstep, le hardcore ou encore le frenchcore ! L’intérêt pour ce milieu l’a poussé à continuellement rechercher de nouveaux artistes à écouter, et à s’interroger sur les soirées qu’ils organisaient. En parallèle, il s’est acheté son premier contrôleur avec lequel il mixait des journées entières dans sa chambre. Les soirées ont commencé très jeune pour lui (comme pour beaucoup d’autres dans ce milieu) que ce soit au Respublica, au BT59 et en teufs. Son premier mix était en novembre 2016 en teuf. A partir de là, tout s’est enchaîné très vite, quelques soirées en 2017 puis sa première vraie scène au W-club avec l’association Art Scenyk. Cette soirée l’a vraiment motivé à aller plus loin qu’un simple mix en teufs. Il décide alors de participer à un DJ Contest qu’il a gagné pour mixer à la Fabrick à une Lord of Core aux côtés de Goetia, puis avec The Braindrillerz au BT59 et enfin ce mois-ci à la Skullcore! Ce bordelais du haut de ses 21 ans a du potentiel dans ses soirées hardcore/frenchcore.

« J’ai passé une soirée de fou ! Le public, présent dès le début, était super réceptif aux sons bien chauds ! La salle super sympa, un bon compromis vu que l’Espace du Lac a fermé même si la capacité est plus petite ! Les showlights et la sonorisation étaient clean ! Un vrai plaisir d’avoir pu jouer dans ce lieu ! J’ai croisé des gens gavés cool, fais des super rencontres! Vraiment une soirée nickel ! On en veut tous les week-ends des comme ça hahaha ! »

Padawan

Anthony Padovan, originaire de Bordeaux débute il y a deux ans et demi. Padawan a commencé à mixer avec ses amis dans sa chambre pour s’amuser. Il a toujours eu envie d’aller plus loin. Avec ses amis, ils ont rejoint un sound system, Aganez, qui organisait régulièrement des free parties. Il a remporté le contest DJ de la Stormcore, ce qui lui a permis de se faire connaître sur Bordeaux et de se voir ouvrir les portes de ce genre d’événements ou des soirées comme au BT59 ou au Redgate

« C’était une soirée remplie de bonne vibes ! C’était vraiment super de pouvoir avoir des artistes locaux et internationaux sur la même scène. La déco et la scénographie étaient rondement menés et l’énergie du public était énorme ! La musique a toujours eu une place majeure dans ma vie donc je suis déterminé à donner le meilleur ! Mais pour le moment je vais me mettre essentiellement  à la production. Stay hardcore ! »

Ghoul’s Hammer

Ghoul’s Hammer se sont rencontrés totalement par hasard il y a 2 ans. Ils partagent la même passion. Des liens se sont alors vite crées entre eux. Leurs premières soirées étaient avec Art Scenyk. Il y a moins d’un an, le label « Doom Nation » les a très vite remarqués pour promouvoir un podcast, puis cela a donné suite à un podcast sur « Teknomad. » A côté de ça, ils font partie d’un sound system charentais « Les Korofil » ce qui leur a permis de jouer également dans de nombreuses free party du Sud-Ouest. Ils vont continuer sur cette lancée, en se mettant à la production.

« La soirée s’est super bien passée. Une appréhension à l’arrivée, car beaucoup de monde, sur la route, devant la boîte, et malheureusement pas de parking… Sinon malgré ça, tout s’est bien passé, les entrées se sont faites rapidement. Pour la salle, nous n’y avions jamais mis les pieds. Gros potentiel, grande terrasse, et beaucoup de place. »

Radium

Daniel Técoult commence sa carrière en 1992. Il a participé à la création de la scène électronique française dans son versant le plus extrême et est considéré comme un des piliers de la scène hardcore française. D’après lui, le hardcore est la branche musicale la plus ouverte à l’expérimentation. Le style hardcore est avant tout une musique festive. La notoriété de Radium lui a permis de se produire partout en France et à l’étranger. Radium fait du hardcore depuis 25 ans et il aime toujours autant…

Il est également membre et est l’un des co-fondateurs du groupe Micropoint avec Denis Cohen Scali. Ensemble ils ont posé les bases d’un style de hardcore français : le Frenchcore. Leur premier album « Neurophonie » est classé aujourd’hui parmi les réalisations pionnières du genre en France.

« C’était chant-mé !!! Le public était plus que motivé! Ce fut une très bonne soirée, un nouveau lieu très sympathique, un public déchaîné comme on en voit rarement dans les soirées hardcore et du coup, des DJs qui donnent tout ce qu’ils ont ! Ma recette idéale de la teuf ? »

I:Gor

Igor Wiljonski, producteur et DJ polonais, est connu pour sa contribution exceptionnelle à la scène hardcore et breakcore industrielle. Son voyage musical a commencé en 1994 en achetant ses premiers équipements pour faire de la musique. Il a commencé à se produire quand il était gamin. Sa première sortie était avec un label français qui s’appelait « Hangars Liquides ». Adolescent rebelle, il a toujours été dans la musique. D’après lui « l’amour était juste évident » (the love was just obvious). I:Gor fait partie des DJ reconnu et est invité lors de grands soirées internationales comme Masters of Hardcore, Q-Base et Dominator Festival. Avec son univers musical unique combiné avec des influences de drum&bass…

« I really had a BLAST at Skullcore night. Playing for a French crowd was always a pleasure but became something more deep lately. So well educated audience !!! The party was LOUD, HOT and one to remember. LOVE YA FRENCH CROWD ! »

Traduction : «Je me suis vraiment éclaté à Skullcore. Jouer devant un public français a toujours été un plaisir, mais depuis quelque temps cela est devenu plus intense. Véritable public de connaisseurs !!! Du bruit, soirée chaude, une fête dont il faut se souvenir. LOVE YA FRENCH CROWD ! »

Akasha 

Akasha est une artiste française passionnée depuis son enfance par la musique électronique underground. Elle a été bercée entre la contre-culture, l’occultisme et les films d’épouvante. De ce passé, elle en a développé un style dark et agressif. C’est dans les années 2000 qu’elle découvre la musique hardcore. L’année 2016 marque le début de sa carrière. Depuis, elle est présente sur les festivals et soirées hardcore en Hollande mais aussi en l’Europe.

Pour les curieux, son nom de scène vient du Sanskri. Cela signifie « ether » dans la théorie des cinq éléments de l’Ayurveda (connaissance de la vie et savoir profond qui vient de l’Inde ancienne). Akasha symbolise l’espace au-delà de ce qui est vide, mais est également considéré comme le cinquième élément constituant la substance physique. « ça doit être mon côté spirituel », dit-elle. Akasha c’est aussi la déesse des vampires dans la reine des damnés. 

« Pour moi c’est l’une de mes meilleures scènes surtout au niveau du public qui a répondu présent et qui était juste hyper réceptif. J’ai pris un immense plaisir à partager ma musique, c’était vraiment une soirée inoubliable ! Quant à la salle et aux décorations, pareil, c’était vraiment au top ainsi que les organisateurs et le staff. En un mot : MERCI ! Ne changez rien. »

Angernoizer 

Michael van Ravenstein a toujours été un grand fan de grosses caisses (heavy bassdrums). Il a commencé à aller faire la fête jeune, à l’âge de 14 ans (« too young but fuck it hahah »). Angernoizer était accro à la musique. Lors de sa première (thunderdome), il a dit à ses amis qu’il jouerait un jour, ils se sont moqués de lui et lui ont dit « qu’il était fou, et qu’il rêvait ». A ses 16 ans, il a travaillé dur pour pouvoir s’acheter son matériel de musique, à partir de là il a commencé à pratiquer. A cette époque, il jouait de la terror. Angernoizer a toujours été inspiré par le hardcore et le hip-hop du millénaire. En 2012, il a pris une pause et s’est concentré sur le hip-hop au point de signer, deux ans plus tard, avec un label. Mais la scène hardcore lui manquait. Il a donc dû faire un choix : rester dans le hip-hop et travailler avec de grands artistes ou retourner vers sa passion. Comme vous vous en doutez, il a choisi la deuxième option. Il savait que s’il revenait sur la scène hardcore, il devait tout recommencer et créer un son portant la signature d’Angernoizer. Il s’est donc enfermé dans son studio, a travaillé et sacrifié tout son temps pour y arriver. 

« Tout d’abord, j’adore jouer en France. Le public est l’un des plus dévoués. Skullcore était incroyable et la soirée très bien organisée. »

Moonkore

Depuis son plus jeune âge, Moonkore a toujours aimé la musique, entre le saxophone (3 ans) et la batterie (2 ans) et a toujours écouté de la musique électronique. Après avoir fait plusieurs festivals en France de tous styles, il s’est rendu compte que l’envie d’être derrière la scène et non devant, était plus forte que tout. A l’âge de 16 ans, il est parti pendant 7 mois à Montréal pour découvrir une nouvelle culture. C’est là-bas qu’il est tombé amoureux du rap US et « cet amour se trouve imprégné à présent dans mes sets hardcore & uptempo ».

Emilion Piscione, d’origine bordelaise a rejoint une école de DJ à Bordeaux : La Dj Art School pour suivre une formation de « Djjing and Producing » d’un an. Apres cette formation, il a eu la chance de participer à l’un des plus gros festivals hardcore : Dominator. Il a pu rencontrer les gros DJs de la scène hardcore française et internationale. Suite à ce festival, d’autres festivals s’en sont suivis (Defqon 1, Harmony of Hardcore, Pandemonium).

« We are Rave m’a permis de mixer aux côtés du DJ Maissouille lors d’une soirée au BT59. Suite à cette date, We Are Rave m’a redonné ma chance de montrer mon énergie sur scène lors de la Skullcore aux côtés d’artistes internationaux comme Angernoizer, I:Gor, Akasha ou même Radium, mais aussi des artistes locaux qui ont eu leur chance de jouer aux côtes de ces têtes d’affiches, comme Padawan, Ghoull’s Hammer et Slender. Je consacre tout mon temps à la musique par amour, pour le hardcore, pour la culture hollandaise mais surtout par passion. Et ce n’est que le début d’une grande aventure! »

On espère le voir sur des scènes en Hollande et partout en France. Il sera prochainement au BT59 avec Sickest Squad mais on ne vous en dit pas plus pour le moment…

« Superbe soirée vraiment, je suis vraiment heureux d’avoir pu y participer, une équipe formidable, une ambiance de fou, un grand rêve éveillé ! La musique, le hardcore est devenu un élément clé dans ma vie et je veux en faire mon métier. »

Nouvel endroit 

Même si les soirées ont dû changer d’endroit, il s’agit toujours d’un moment que tout le monde apprécie que ce soit le public ou les DJs. Le public était plutôt content de cette soirée, puisqu’ils nous ont partagé : « C’était une marmite à kick et à gros BPM. Une soirée trop énorme ! », « C’était une super soirée, de super artistes connus et d’autres moins connus. L’Entrepôt est une bonne découverte. Je ne connaissais pas cette salle ! », « Bonne ambiance. La salle était un peu petite pour le public présent. »

Cette salle reste désormais une bonne alternative, avec son infrastructure et ses jardins extérieurs malheureusement, elle n’est pas équipée de parking. 

Cet événement a réuni près de 1200 personnes. 

Restez à l’écoute ! 

Alizé Sibella

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