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CHARLES AZNAVOUR – BORDEAUX METROPOLE ARENA #LIVE REPORT @ JCB

Articles Non classé Webzine - Musiques en Live

Samedi 27 janvier 2018.

Nous serpentons en file indienne entre les barrières métalliques qui nous dirigent irrémédiablement vers le parvis et l’entrée de l’édifice monumental.

Nous arrivons de Stalingrad.  Il fait très froid.

Comme des milliers d’autres, nous avons pris la navette qui nous a déposés au pied même de l’immense paquebot qui s’illumine par intermittence en alternant les couleurs : bleu, jaune, vert – d’autant plus impressionnant dans cette nuit hivernale.

Lorsque vous descendez du tram Place Stalingrad, des intérimaires harnachés de panneaux signalétiques vous informent sur les navettes mises en place, une heure trente avant et après les spectacles de la Bordeaux Métropole Arena. 

Stalingrad (la ville de Staline). Le petit  “Père des Peuples” aurait -il apprécé le répertoire de celui qui chante “La Liberté de se déplacer, la liberté d’exister, la liberté d’être” …

20h15. Monsieur Charles, né Aznavourian, 93 ans plus tard entre en scène et débute le concert en chantant “Les Emigrants“. Un texte fort, engagé tout en hommage à ceux de nationalités diverses qui ont rejoint et enrichi notre pays de leur talent ou de leur vie.

Il enchaîne par “Je n’ai pas vu le temps passer” et demande à l’auditoire si il est bien assis.

tant il est de notoriété qu’il est attentif au confort de son public.

Se succèdent les titres “Une Idée”, “Paris Au Mois d’Août”, puis “Je Voyage “ en duo avec sa fille Katia puis “Sa Jeunesse” alors que l’arrière scène s’illumine en firmament.

Pour Monsieur Charles, qui ne se considère pas comme un compositeur, une chanson est d’abord un texte même s’il admet qu’un texte sans musique est une chanson orpheline.

S’excusant avec humour d’être enroué de naissance, il poursuit avec “Mourir d’Aimer“,  puis avec ” Parce Que” et “La Critique”  réponse badine à tous ceux qui n’ont jamais fait que rechercher ses défauts. Se succèdent   “La vie est faite de hasard” (Il est né français presque par hasard) et “Désormais” dans une orchestration revisitée et plus nerveuse. Le public apprécie la performance vocale pour cette chanson la plus “haute ” de son répertoire.

Le fond de la scène s’éclaire d’une croix blanche sur fond bleu pendant que l’artiste entonne “Ave Maria“. Il poursuit avec “Mon Ami, Mon Judas“, “Avec un brin de nostalgie” et “Il Faut Savoir” . Deux écrans géants à droite et à gauche de la scène  découpent et alternent les gros plans.

L’homme en noir tombe la veste pour chanter “Mes Emmerdes” . Il nous confie que titulaire d’un simple certificat d’études primaires, c’est en autodidacte qu’il a su assouvir sa soif d’apprendre notamment par le biais de la littérature, d’où son amour des mots et la qualité de ses textes. 

Il suggère aux auteurs en herbe l’emploi du dictionnaire des synonymes afin d’enrichir la qualité de leurs écrits. Grand voyageur, il fait également l’éloge du livre de poche, spécificité française qui permet l’accès pour tous aux grands écrivains. Cela lui permet une transition avec “Je Reviens Fanny“,  hommage  à Marcel Pagnol qu’il apprécie tout particulièrement et dont il nous laisse deviner l’identité!

Chantant couramment en 5 langues dans le monde entier, il reprend avec  “She”  puis nous enchante son auditoire avec  “Hier Encore” et “Les Plaisirs Démodés” avant de présenter ses partenaires de scène, avec qui on ressent une complicité et une harmonie musicale bien rodées. Il est 21h40.

Matthieu CHAZARENC : Batterie
Marc CHANTERO : Percussions 
Kevin REVEYRAND : Bassite
Yannick DEBORNE : Guitares
Erik BERCHOT : Un pianiste classique titulaire en Pologne du Prix Chopin
Eric WILMS : Chef d’orchestre 
Katia AZNAVOUR ; Vocal & Duo
Magali RIPOLL : Vocal & Accordéon
Claude LOMBARD : Chœur 

Comme Ils Disent” dans le registre engagé des “Emigrants” date de 1972 et fut la 1ère chanson traitant du sujet sans moquerie ni sarcasme.

Le public jusque là relativement “sage” bien que chaleureux, va enfin se “réveiller” pour ovationner “Les Deux Guitares” aux accents tziganes puis “La Bohéme” que le chanteur annonce comme la plus belle chanson de son répertoire avant d’en citer l’auteur du texte – Jacques Plante.  Applaudissements soutenus…

Chacun regrettera sa chanson préférée dans un répertoire riche  de 800 titres écrits par le chanteur .

Pour ma part, ce sera “Les Comédiens” 

21h59, le  récital se termine par”Emmenez Moi” titre emblématique du voyage d’1h45 qui nous a été proposé par ce grand Monsieur de 93 ans.

La salle se vide tranquillement et les spectateurs se replient vers les navettes. Les sourires qui épanouissent les visages sont le signe d’une soirée réussie en adhésion avec le chanteur qui a su les émouvoir et les enchanter. Chapeau l’Artiste !

J.claude Boisnier

 

 

 

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