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INTERVIEW ULTRA VOMIT – FESTIVAL TONNAY BON @ DAVID LAMBERT & SAMUEL PAILLÉ

Les Interviews de MeL Webzine - Musiques en Live ,

 

INTERVIEW ULTRA VOMIT au FESTIVAL TONNAY BON 2017

Présentation:

Chant guitare : Fetus (Nicolas Patra)
Batterie chœur : Manard (Emmanuel Colombier)
Main guitare chœurs : Flockos (Fabien le Floch)
Basse : Matthieu Bausson

Comment vous est venue l’idée du groupe ainsi que la rencontre ? 

Fétus : C’est un projet qui date de 1999, j’étais avec un pote au lycée, on a commencé à jouer ensemble, et rapidement on s’est dit, tiens ce serait intéressant de faire ça avec un vrai batteur, et Manard est arrivé, car avant c’était moi qui jouait mais c’était assez galère.. Après Flockos est arrivé en 2005 et c’est là que ça a commencé à devenir vraiment excellent.

Flockos : C’était sympa mais sans moi ça pouvait pas devenir excellent ! Rires  En 2008, on fait Objectif Thunes, les choses se passent et se passent d’ailleurs plutôt agréablement.

Fétus : C’est hyper cordial ! Et là on commence à tourner pas mal

Flockos : Vu que je faisais les guitares lead sur Objectif Thunes, on a décidé de passer de « Trio à Quatuor », pour avoir un spectre sonore encore plus large et que la puissance du métal puisse vous claquer ! Rires Après on a eu deux bassistes, puis Mathieu Bausson, il est en place, il est là ! Après vient le 3ème album en présence de Mr Bausson et là c’était encore plus stylé ! C’était l’utopie permanente, les palliers s’enchaînent.

Et alors depuis 17 ans, quel constat faites-vous ?

Flockos : Moi ça fait que depuis 2005.

Fétus : On peut dire vraiment que ça fait … , car le premier concert date de 2001. Alors ok à l’époque, on faisait un concert tous les six mois, donc on peut dire qu’on a fait les fameux « 15 ans de gala » !

Manard : 15 ans de gala et j’ai jamais vu une orga comme ça ! Rires

Fétus : Quand on repense à notre premier concert au Calysto (Nantes) où on a joué devant environ 6 personnes

Manard : Oh peut être 15 ou 20 grand max !

Fétus : Bon on est pas le groupe qui a le plus galéré au monde ça c’est clair mais on a quand même fait des plans de merde ! Car en plus à l’époque on faisait du Grind.. Mais à ce moment là on ne peut pas imaginer que plus tard on te dirait, tu feras l’Olympia ou le HellFest !

Manard : Le truc c’est qu’on a pas vraiment d’ambition, on prend les trucs comme ils arrivent, et on essaie de le faire le mieux possible. On va dire qu’on a un contrat avec « le client », c’est-à-dire que lui il paie pour avoir sa dose de métal et nous on a un contrat moral avec lui, c’est comme ça, et ça nous fait toujours quelque chose quand on voit tout ce monde qui se lève, ça donne des frissons

Pour vous, quel souvenir de scène vous a le plus marqué?

Fétus : Quand tu m’as dit ça j’ai pensé instantanément, le plus et le moins. Pour moi le plus c’est le HellFest 2017, sans hésiter ! Enfin si on avait pas fait le 2017, ça aurait quand même été celui de 2015. Et le moins, c’est le retour des 36h de camion en revenant de Valenciennes..

Flockos : Pour moi y a aussi cette petite race qu’on s’est mise au Festival les Feux Follets à Neuilly Nanterre où on s’est couché à 22h du Mat’, où c’était l’arrivée de Nicolight, l’ingé Light d’Ultra Vomit, qui est maintenant avec Gojira. On a pas mal bu, souvent je dis “on”, mais c’était peut-être “je” ! Rires Et ce fut l’arrivée de Dark Joël, mon alter égo. (Nous n’en dirons pas plus sur la suite de cette histoire..)

Manard : En reparlant des anecdotes de concerts, (Fétus : Quand on a joué à deux ?) Ah oui j’avais pas pensé à ça mais c’est vrai qu’avec le premier « virage » de bassiste, on avait pas pensé qu’on avait un concert peu de temps après et on l’a fait à deux sans bassiste ! Rires On avait mis la batterie devant et Fétus était à côté. C’était énorme ! Après l’anecdote à laquelle je pensais c’était surtout la fois où je me suis cassé la gueule de ma batterie car il y avait un trou de 1m50 derrière!

Fétus : Je me retourne à un moment et là, plus de batteur ! Sans déconner, le concert le plus court de l’histoire ! Rires Mais on a quand même assuré le concert après s’être fait un peu peur!

Manard : Y’a aussi le concert dans le Squat de Punk en Suisse avec les Skin qui voulaient nous cramer les cheveux, ils l’ont pas fait mais bon c’était quand même un sacré souvenir !

Flockos : En gros t’as compris si tu nous poses pas la question suivante on pourra pas s’arrêter ! Rires

Quel est le morceau que vous prenez le plus de plaisir à jouer ?

Manard : Alors moi ce serait Calojira !

Flockos : Quand on fait un bon Calojira bien réussi y a ce sentiment de puissance qui vient du métal ! Et là tu te dis, là c’est excellent !

Fétus : On va pas se mentir, un petit Pipi Caca ça fait toujours plaisir à jouer.

Flockos : Evier métal c’est trop dure à jouer, mais quand c’est réussi, attention !

Mathieu : Moi c’est Takoyaki, c’est hyper simple mais c’est toujours efficace !

Comment s’est passé l’enregistrement de votre dernier album ?

Flockos : Alors en premier on a enregistré la batterie et la guitare, ça a été un peu difficile. On avait Fred Duquesne aux manettes qui était exigeant.

Manard : Il avait une méthode de travail qu’on ne connaissait pas forcément au début, il a fallu qu’on s’adapte, lui aussi a du s’adapter à notre style. Il est tombé dans le piège Ultra Vomit, comme tous ses prédécesseurs en se disant bon c’est du métal, c’est marrant, les morceaux sont courts, mais il y a un degré de perfectionnisme et de complexité dans chaque morceau qui est pratiquement égal à un morceau de 5 minutes.

Fétus : Le chant en revanche, c’était une cession relativement parfaite car sa méthode de travail était elle aussi parfaite.

Et vous l’avez enregistré où ?

Flockos : Ca a été enregistré à Paris dans son studio, d’ailleurs un studio qui a pas de nom, on va dire que c’est le Studio Fred Duquesne, qui est aussi le guitariste de Mass Hysteria.

Fétus : On lui a dit, on avait un bon gros son de batard sur le précédent album et là on voudrait un son d’enculé ! Rires Il nous a dit que oui il pouvait faire ça et il a tenu sa promesse.

Manard : On l’a revu d’ailleurs il y a peu de temps et ils nous a dit : « Ouais j’étais dans une salle l’autre jour et ils nous ont mis Kamthaar a fond sur la sono et je me suis dit ah ouais c’est pas dégueulasse quand même ! » Rires Il s’est un petit peu auto-pipé ! Rires
C’est bon signe quand tout le monde est content !

Et à quand un album ou DVD Live?

Manard : Alors pas un album Live, car ça n’a pas d’intérêt, si on enregistre un live, autant voir nos gueules !

Flockos : C’est en gestation, on va pas trop s’avancer pour faire d’annonce mais y a quelque chose derrière.
A l’heure de Youtube et tout ça c’est quelque chose de compliqué, mais financer un budget pour un DVD ça peut être discutable.

Manard : On a des petites idées depuis longtemps et en plus on est assez porté sur la vidéo, c’est quelque chose qu’on aime bien faire.

Flockos : Mais autant porté sur la flemme aussi !

Fétus : Au début c’était pas gagné mais on a réussi à faire le clip de Kammthaar et le sortir en temps et en heure, comme les vrais groupes, on a réussi à se caler, c’était difficile d’avoir tout le monde au même endroit au même moment, mais on a bien fait car le clip est pas mal.

Manard : D’ailleurs il y en a d’autres qui vont arriver…

En parlant du clip, comment s’est passé le tournage de Kammthaar ?

Flockos : Ca a duré trois jours, tout condensé et hyper efficace ! Avec des nuits assez courtes.

Manard : Première journée assez difficile quand même, car c’était toutes les prises Live. En fait y a un moment où on fait des plans larges, bon tout le monde en chie mais ça le fait, et y a le moment où on fait des prises de vue perso pour Flockos et Fétus par exemple, sauf que dans celles-ci y a toujours un petit batteur derrière qui joue, et du coup j’ai dû jouer toute la nuit, a peu près pendant huit heures ! Rires J’étais un peu fatigué à la fin…

Votre Album « Panzer Surprise » est sorti récemment mais avez-vous déjà des idées pour la suite ?

Manard : C’est très très flou mais à chaque fois qu’on sort un album, on va dire que pendant une certaine période, on se dit que c’est le dernier et qu’on en sortira pas d’autres. Mais par contre la fois où ça a été le plus violent c’est après « Objectif Thunes », j’ai eu l’impression qu’on ne referait plus jamais d’album mais maintenant c’est plus tellement le cas. Après on a quand même des petites idées, pas forcement d’album mais des petits trucs qu’on pourrait faire par-ci par là, des petits morceaux tous seuls, acheter une maison Rires

On voit l’évolution entre tous vos albums, qu’est-ce que vous en pensez ?

Fétus : « Mr Patate » c’était vraiment Trio Guitare, Basse, Batterie, après « Objectif Thunes » on a commencé à faire des arrangements à la gratte, ça restait assez simple, mais il y avait pas assez de guitare. Après avec deux guitares, on a pu jouer sur les harmonies, par exemple avec « Evier métal ».

Et Comment vous vivez votre notoriété?

Flockos : On est bien contents, c’est aussi simple que ça ! Les choses arrivent comme ça, on peut pas faire des prédictions, ni d’anticipation…

Mathieu : C’est brutal hein, moi j’étais caissier y a un an ! Rires 

Manard : On a pas d’ambition particulière, y a un mois tu m’aurais dit qu’on allait faire l’Olympia, j’aurais fait arrête tes conneries ! Rires
Et du coup, à chaque fois on passe d’étonnement en étonnement. Par exemple le Hellfest, on savait qu’on allait le faire mais on savait pas du tout que ça allait se passer comme ça !

Fétus : Pendant toute une période, assez longue quand même car 9 ans sans album, jamais je ne me suis dit que Ultra Vomit c’était terminé. Je me disais, il faut que ça se passe quand il y aura des trucs à dire ! J’étais pas très bien car je me disais c’est dommage ce truc est là mais c’est un peu mort, et puis finalement c’est revenu avec le dernier album !

FIN

Nous tenons à remercier Pauline Fournat qui nous a permis de réaliser cette interview.
Nous tenons aussi à remercier le groupe Ultra Vomit pour leur accueil et leur sympathie durant toute l’interview. Longue vie à eux !

Interview réalisée au Festival Tonnay Bon le 2 Septembre 2017 par David Lambert & Samuel Paillé.

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