Menu

FESTIVAL PAPILLONS DE NUIT – NORMANDIE #LIVE REPORT @ MICHAEL RAGUENEZ

Dimanche 4 juin

@ Crédit photos Delphine Leplatois: Retrouvez le reportage photos de Delphine pour Musiques en Live ici. Pour suivre son actualité, bienvenue sur sa page Facebook Delphine Leplatois Photographie

Suivre la journée 1 – Suivre la journée 2

Réveil pas forcément difficile, mais soyons honnêtes, ça pique un peu les yeux quand même… après un sceau de café et une bonne douche, on se remet en route… Et c’est un peu avant 16 heures qu’on retrouve notre spot préféré… avec dans la tête quelques questions : la prog du jour va-t-elle être à la hauteur ? Celle-ci semble bien moins alternative que les deux jours précédents, entre les VIANNEY, MARTIN SOLVEIG et RENAUD

 
On démarre avec la locale de TEEJAY, repérée sur la scène de Cherbourg, sur la scène Erebia. Elle a remporté le tremplin des Papillons de Nuit et nous propose une pop atmosphérique teintée de textes émouvants qui appellent au voyage… Plutôt sympa, mais il faut qu’on décolle, on a un rendez-vous à ne pas manquer…

 

 

 

 

 

 

 

On se retrouve sur la scène Thécia, autrement appelée « moyenne scène », pour profiter de la prestation des perpignanais de THE LIMIÑANASAmbiance rock’n’roll assurée !

Ils sont 6 sur scène : une chanteuse blonde brune, qui officie aussi à la guitare rythmique, une batteuse rouquine qui frappe comme une mule sur sa batterie sans cymbales, un bassiste discret mais omniprésent, et puis 3 guitares, rien que ça : d’abord, le leader chevelu et barbu, avec ses airs de gourou, qui envoie des rythmiques sèches à la Velvet Underground ou encore à la Stooges… et puis le lead guitariste, apparemment à la recherche de nouveaux sons : ça slide, ça cherche le larsène… enfin, un gratteux multi-fonctions, de celui qui peut autant jouer de la rythmique que des parties solo, et qui peut aussi passer à la mandoline électrique ou encore aux claviers…

 

THE LIMIÑANAS joue sous un soleil de plomb, devant quelques centaines de spectateurs conquis et heureux de la prestation : le rock est ici sexy et lourd, posé et urgent en même temps… le ton est au psychédélisme, voire au progressif, mais toujours avec cette énergie maîtrisée. Le chant est en retrait, un choix musical c’est sur, ce qui donne un côté éthéré à la Air… Dommage qu’ils n’aient pas été programmés sur la grande scène en milieu de soirée, ils le méritent !!! Mais qu’à cela ne tienne, les six font le show, et c’est parfait. A la dernière note, quelques charmés les remercient sincèrement, le groupe semble touché… sourires jusqu’aux oreilles, salutations, petits mots sympathiques… on aura l’occasion de croiser la rouquine et le gourou dans l’espace bénévoles – artistes quelques dizaines de minutes plus tard : reconnaissants, ils taperont un brin de causette sans aucun souci, l’occasion pour nous de les remercier de nouveau et de les encourager pour la suite de leur chemin.
THE LIMIÑANAS,
première – et dernière ? – claque de la journée… Belle mise en jambe.

 
Il est temps pour nous de faire quelques mètres sur la droite… pile le temps de se poser légèrement en hauteur, avant que l’espace ne soit noir de monde…
Et oui, les festivaliers se pressent pour ne pas manquer le début du concert de VIANNEY. On a ici à faire à un public familial : des adolescentes gloussent d’impatience, autant que les mères quadragénaires qui y vont à coup de « Oh mais qu’est-ce qu’il est beau… oh mais qu’est-ce qu’il est grand… et qu’est-ce qu’il chante bien… c’est encore mieux que dans ses clips… »…
Amusés on tend un peu plus l’oreille. VIANNEY, seul sur scène du début à la fin, joue de la guitare classique plutôt bien, et maîtrise la boucle comme il se doit. Résultat : un chanteur à texte, influencé tant par Christophe Maé (pour les intonations) que par Jacques Brel (pour les écrits), qui sait faire bouger et chanter la foule, qui le lui rend bien pour l’occasion. Au fil des notes, et l’air faussement naïf, le bonhomme remplit le contrat : le public reprend note pour note et mot pour mot chacune de ses chansons…

 

 

Avant même la fin de son set on se rend de nouveau sur les hauteurs du site, pour découvrir les petits jeunes pop-rockeurs de SHAKE THE RONIN. Le trio, apparemment pas intimidé ouvre les hostilités avec un son posé et sec à la U2. S’ensuivent des sons avec des basses synthétiques et métronomiques, ponctuées de frapperies dans lesquelles le pad s’invite sans scrupules, et toujours cette guitare précise et mélodique. Les normands sont en train de ravir les courageux qui ont bien voulu gravir la pente du festival…

 

 

 

 

 

Dernière journée, programme chargé : on décide vite fait d’aller se jeter un demi en se baladant sur le site, histoire de ressentir un peu mieux l’ambiance… les gens sourient, rigolent… là un groupe posé par terre qui trinque… ici des bonhommes qui entament une « chenille humaine » de manière spontanée…

 

 

 

Et puis, un flux continu en direction de la scène Vulcain… C’est que dans 30 minutes, le monument RENAUD apparaîtra et proposera 1h30 de concert, le 103ème d’une longue tournée… On a hâte de voir comment on va le retrouver notre Renaud national… Le temps passe vite, et on ne se rend pas compte qu’il est déjà l’heure… les musiciens apparaissent sur scène et entonnent les premières notes de « Toujours Debout »…

En fond de scène le papy rock de la chanson de 65 balais apparaît, quasi figé, regard timide mais bien là… Le public acclame, c’est du délire !
Après cette première chanson attendue, RENAUD prend la parole et tape la causette avec son public, ou plutôt entame un monologue… La main tremble, la voix chevrote, la bouche semble pâteuse, mais le chanteur est visiblement impressionné par les 25000 personnes venues en profiter et l’encourager… Dans le public, quelques uns rigolent, se demandant s’il finira le set… mauvaises langues ! D’autres sont déjà en train de parier sur les chansons qui seront jouées…

Devant la scène, la mode est au bandana rouge… et ce pour tous, sexagénaires, comme pitchounes de 8-10 ans…
Le deuxième titre est lancé, après une annonce qui fait réagir : « aujourd’hui pour notre 103ème concert, on ne fera pas Hexagone, on l’a trop jouée… ». La voix est éraillée, frise le faux, mais ça suit, et c’est l’essentiel… On sent le bonhomme sincèrement ému quand il explique qu’il a écrit Hyper Cacher, J’ai embrassé un flic… et l’émotion, faut dire qu’il la transmet plutôt pas mal… tin tin tin ! RENAUD tient malgré tout la route, même si parfois il oublie ses paroles…
Et puis la pluie s’est enfin invitée aux Papillons… La légende est respectée !!! On aura pu enfiler notre parka, non mais oh ! RENAUD a même le droit à un rappel, prétexte pour lui pour faire le show pendant plus d’1h30… Ca y est c’est fini… Belle prestation, en tout cas l’émotion des retrouvailles était bien au rendez-vous.
On en profite pour – tant bien que mal – se frayer un chemin pour filer au point presse : le vigile nous laisse enfin passer, nous avons quelques mètres à marcher pour nous poser. Et là, surprise : une berline noire aux vitres teintées sort en trombe de la zone, avec une dizaine de bénévoles qui courent autour du véhicule. RENAUD vient de se faufiler incognito, et repart – on le lui souhaite – vers d’autres jolis concerts.

 

On a les yeux qui se ferment tous seuls. On commence à ressentir la fatigue de 3 jours de sons et de crapahutage… Allez, il s’agit de tenir encore quelques heures, ça va le faire. Après un bon café, on y retourne, et ça va défiler. On file vers la petite scène, LADY WRAY s’y produit.
LADY WRAY nous offre un groove vintage dont elle se drape : on est ici en train de profiter d’un concert de soul qui vire vers le R’n’B… le public apprécie, mais il est déjà en train de revenir vers la grande scène, histoire d’être bien placé pour la prestation à venir d’un certain MARTIN SOLVEIG. Ou bien serait-ce CLAUDIO CAPEO, plutôt sur la scène Thécia ?

 

 

 

 

 
Oui c’est bien cela. C’est CLAUDIO CAPEO qui réussit le coup de force de réunir quasiment autant de monde que Renaud. En digne héritier de Brassens ou même de Zaz, le bonhomme propose un show des plus énergiques, accordéon en bandoulière et band en grande forme… Le lauréat de The Voice est apparemment très attendu, et il envoie des sons bien chauds, colorés, et joyeux…
Entre deux prises de notes et déchargement de photos, on refile au point presse : décidément, on aura bien randonné… Pile le temps de se réchauffer, c’est que ça se rafraîchit, avant d’assister au show de MARTIN SOLVEIG.

 

 

 

Direction la grande scène : 25000 personnes sont présentes, prêtes à en découdre, comme si une boîte de nuit géante et en plein air avait été autorisée à St-Laurent de Cuves… 23h15, le DJ eletro – house bondit sur scène, le beat est lourd, les samples défilent, et le public lui, saute sur place et chantonne de plaisir…

 

 

 

 

 

 

 

Les lights sont elles aussi au rendez-vous, encore une fois, le visuel s’intègre parfaitement au show de l’artiste…

Il faut imaginer cette marée humaine, posée sur une pente à 30 degrés, qui bouge avec discipline au son du DJ… Il y avait les flash-mobs… Il y a aussi l’effet que fait un MARTIN SOLVEIG sur une foule… Impressionnant ! Même si ce n’est pas notre came, il faut bien reconnaître que le concert est de grande qualité !

 

 

On est rincés, mais heureux… On décide plier bagage, car on aura pu couvrir 90% de cette 17ème édition du festival des Papillons de Nuit ; c’est vrai on n’aura pas pu assister au concert de BAGARRE, mais ce sera peut-être pour une autre fois.
Vraiment, cette édition aura tenu ses promesses : de nos esprits éreintés, on retiendra surtout THE LIMINANAS, THE TEMPERANCE MOVEMENT, ou encore THE MYSTERY LIGHTS… Et puis aussi les prestations de THE KILLS, LA FEMME, ou THE SKINTS… Mais les prestations de RENAUD, de MO KALAMITY’S & THE WIZARDS ou encore de RADIO ELVIS ne nous auront pas laissés insensibles, loin de là…

Merci les Papillons, et merci aussi pour l’accueil des bénévoles, quels qu’ils soient ! Let’s Rock’n’Roll !

@ Michael Raguenez, animateur de l’émission rock sur Radio Laser « Des Riffs du Kiff ». Pour écouter les Podcasts de l’émission vous pouvez vous abonner à sa page Facebook Des Riffs Du Kiff. 

Suivre la journée 1– Suivre la journée 2

 

Festivals Reports Concerts Webzine - Musiques en Live ,

Return to Top ▲Return to Top ▲