Menu

WALLACE WALLY WOOD – CHRONIQUE BD PAR ALAIN SALLES

Wallace Wally Wood, si c’était à refaire
Par Guillaume Laborie aux éditions PLG

Wallace (Wally) Wood fait partie des explorateurs du monde des comics, même, s’il demeure encore confidentiel dans l’hexagone (hors fans de comics du siècle dernier !). Il débuta comme encreur durant l’Âge d’or, et, dans l’effervescence de l’après guerre, devint un dessinateur accompli, touchant tous les genres possibles dans une époque où tous (ou presque) l’étaient.

Alors qu’il s’était fait un nom chez les légendaires E.C. comics (Weird Science, Frontline Combat, Tales from the Crypt, Haunt of Fear…dont une bonne partie est adaptée par les éditions Akileos !) et la revue humoristique Mad, lancée par les mêmes Harvey Kurtzmann et Bill Gaines en 1952, il travailla avec Will Eisner sur le Spirit (Le Spirit dans l’espace en France – éditions du Peplum, 1990).

wallace_wood

 

Logiquement, il suivit les anciens de E.C. chez les éditions Warren (Eerie, Creepy à lire chez Delirium et Blazing Combat chez Akileos !) sans se limiter à un seul éditeur, abattant toujours un immense travail (sans parler des illustrations pour anthologies de science fiction), y compris au côté de Jack Kirby (Challengers of the Unknown…). Il fut même éditeur dès le milieu des sixties créant Witzend, revue d’heroic fantasy (avant les adaptations de Conan et autres Elric en bande dessinées), devançant la vague à venir des éditeurs indépendants.

wallace-wood-08

Toujours très actif dans la deuxième partie des 60’s, il participa,au retour des super-héros avec T.H.U.N.D.E.R. Agents pour la Charlton, Daredevil chez Marvel, Richard Dragon pour DC comics etc. avant la reconnaissance et le déclin dans les années 70.

Mais, il n’est pas question ici de résumer l’ouvrage de Guillaume Laborie (collaborateur régulier de Scarce et auteur de l’excellente monographie sur James Steranko chez Les moutons électriques) qui a fait un formidable travail de recherche sur Wood, d’autant plus remarquable qu’il connut une longue et riche carrière, mêlée de drames personnels.

Merci-Wallace_original

 

S’il reçut une reconnaissance quelque peu tardive aux USA, c’est lors de l’édition de 1977 du festival d’Angoulême qu’il obtint sa seule récompense française pour son travail de dessinateur. Certains d’entre vous ont pu voir une exposition (lors de l’édition 2015 du festival) consacrée au King Kirby auquel il apporta un encrage raffiné à chaque collaboration. Il bénéficia d’ailleurs d’une biographie plutôt visible au au côté d’autres encreurs célèbres pour leurs travaux au côté du King (comme Joe Sinnot, Mike Royer, Vince Colleta…).

Wallace Wood méritait un ouvrage à la hauteur d’un talent qui n’a pas vraiment connu l’écho public qu’il méritait, du moins de son temps. Cette lacune médiatique n’entache en rien la richesse de son oeuvre, marquée par le côté visionnaire propre aux grands auteurs dont l’empreinte perdurera dans le monde des comics. Et Guillaume Laborie a su aussi lui rendre toute son humanité….

ex_wallacewood1.2

Alain Salles

Chroniques BD Webzine - Musiques en Live

Return to Top ▲Return to Top ▲