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#1 CHRONIQUE DE PAULINE – LEFT LANE CRUISER & Libido Fuzz au Bootleg le 7 novembre 2013

Libido Fuzz.

21h30 (début prévu a 20h30, mais les artistes sont toujours en retard, c’est bien connu).  Première Partie. Libido Fuzz. A ma grande surprise il y a la queue devant le Bootleg, les curieux se pressent déjà dans la salle pour écouter le trio Bordelais et le public semble hétéroclite à souhait. La soirée promet d’être intéressante, donc.

Libido-FuzzSe désignant eux même comme « Heavy Psychedelic boogie band », ils nous abreuvent depuis quelques temps déjà d’un savoureux mélange de rock à la fois psyché et garage dont les influences sont nombreuses mais pas des moindres : on y reconnaît entre autre une forte emprunte led zepplinienne. La nostalgie et le regret de ne pas avoir vécu  en Californie dans les années 70 semble les habiter, mais permet à nous, public,  d’y voyager à notre guise, pour notre plus grand plaisir. Entre réverb, pédale wah-wah, crâne et encens, tout est là et ils nous en mettent plein la vue!  On savait depuis un petit moment que leur musique était mature mais depuis l’arrivée de Nick (bassiste) et leur signature sur le label Allemand Pink Tank Records, ces trois là ont visiblement explosé! ça joue plus fort, ça chante plus fort, ça se lâche et moi j’adore! Ils arrivent même, sur leurs dernières compos, à nous faire esquisser quelques pas de danse. Malgré tout, le public bordelais reste plutôt froid (confirmant, encore une fois, sa réputation…) au vue de cette super prestation ; l’impatience de voir le duo Left Lane Cruiser, tête d’affiche, n’y est surement pas pour rien. On ne regrettera cependant qu’une seule chose : que Pierre Alexis (chanteur/guitariste) n’ai pas revêtu sa plus belle chemise de bûcheron, comme il nous l’avait promis…

Left Lane Cruiser.

Juste le temps d’une pause clope, d’une bière et c’est au tour de ceux que l’on attendait tous : les Américains Left Lane Cruiser.
 22h30. Tout d’un coup le premier rang est rendu inaccessible par des fans enragés qui n’ont qu’une envie : être au plus prêt de l’ouragan musical qui se prépare. Brenn Beck et Joe Evans, tout droit sortis de leur Amérique natale, nous prouvent que même à deux, même assis, avec pour seuls instruments batterie/guitares/percussions, la magie peut opérer. Leur Blues du Mississipi n’est pas soigné si même glamour comme peut l’être celui des Black Keys dont le premier album est signé par le même Label : Alive Record (on trouve aussi sur la liste des artistes signés par ce label les talentueux Radio Moscow), mais il sent la sueur et le mauvais whisky. Leur musique est brute, rude, sale, on se croirait au fin fond de l’Amérique agricole et ignorante.

left-lane-cruiser

Le Bootleg est chaud, brûlant même, comme on l’a rarement connu pour de tels concerts. Ponctuée par des « motherfuckers » et de nombreuses gorgées de bières, le duo nous offre une prestation de folie, faisant se déhancher jusqu’au plus sceptique. Durant près d’une heure, les pogos n’ont pas cessé dans le public et on a même pu apercevoir quelques slams. Certes, rustiques d’apparences mais attentionnés au possible  envers leur auditoire, les LLC inviteront sur la scène quelques personnes, se relayant aux percussions (c’est ainsi que Thibault, batteur des Libido Fuzz aura eu la chance, envié de tous, de partager un moment de pure musique avec eux).
Dernier morceau de la soirée, et non des moindres : le duo fait une interprétation presque plus enragée que l’originale de Black Betty (RamJam). Belle fin donc, pour cette soirée riche en émotions et en bonne musique, s’inscrivant dans les annales du Bootleg.

Même à la sortie du concert leur accessibilité en surpris plus d’un, leur humour et leur simplicité  nous ont régalé tout au long de la soirée. Une chose est donc sure, on a hâte de les revoir et on les attend à nouveau de pied ferme !

N’oubliez pas, la musique c’est bien, mais en live, c’est mieux !

Pauline LABORDE

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