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DAREDEVIL – SPIDER MAN – HULK – EDITIONS PANINI – CHRONIQUE BD @ ALAIN SALLES

Chroniques BD Webzine - Musiques en Live

Daredevil Spider-Man Hulk
par Jeph Loeb et Tim Sale chez Panini

Accompagnées de trois couleurs (jaune, bleu et gris), ces récits, parus entre 2001 et 2004, s’inscrivent dans le passé, les débuts des personnages. Jeph Loeb et Tim Sale. reviennent sur les premières années de trois super-héros iconiques de l’univers Marvel, et leurs premières amours, toutes tragiquement disparues… Matt Murdock/Daredevil a vu mourir Karen Page, Peter Parker/Spider-Man a tenu le cadavre de Gwen Stacy; Bruce Banner/Hulk a perdu Betty Ross.

 

Le duo Loeb/Sale est auréolé des succès de Batman : Dark Victory et Un long halloween quand il entame cette succession de mini-séries chez Marvel. Elles ont toutes pour cadre un retour aux sources avec un focus particulier sur les petites amies historiques des personnages, toutes mortes à l’heure où ils mettront en scènes ces histoires (depuis, Betty Ross est revenue sous la forme de Miss Hulk rouge, Gwen Stacy est devenue Spider-Gwen dans un monde parallèle…).

Loeb, à l’instar de Mark Waid ou Kurt Busiek, possède une grande connaissance du monde des comics et des personnages. De fait, les scénarios sont toujours en cohérence parfaite avec la psychologie des héros et de l’univers dans lequel ils évoluent. L’utilisation de la rétrocontinuité est réduite au minimum, les auteurs essayant au mieux de respecter les histoires originelles. Cependant, pour donner toute leur dimension tragique aux récits, la naïveté du début des années 60 (la naissance de l’univers Marvel moderne) est nécessairement revisitée. Car il s’agit avant tout d’un regard nostalgique et adulte sur un passé révolu, plein de promesses pour un avenir idéalisé, malheureusement rattrapé par une réalité moins clémente.

Pas de sensiblerie pour autant, mais un sentiment de culpabilité sous-jacent, résultante de l’impuissance de chacun d’eux face à cette immense perte. Rassurez-vous, l’action est bien présente, comme c’était le cas dans les 60’s, et Tim Sale est autant à l’aise dans ce type de scènes que dans les situations intimistes. Son style aux reflets rétros est capable de donner un aspect intemporel à ses planches tout en sachant mettre en exergue la beauté des personnages et/ou des décors, suivant la position de la lumière/ombre (l’ouvrage qui lui est consacré,

Tim Sale Black and White paru chez Akileos en 2008 est grandement recommandé !  Cette mise en images est d’autant mieux rendue que Panini a eu la bonne idée d’utiliser du papier mat, et le résultat est simplement époustouflant, comme si vous découvriez une oeuvre nouvelle (Précédentes publications dans la collection 100 % Marvel et dans Marvel Absolute : les héros Marvel) !

Pour finir, sachez que Captain America : blanc vient de sortir chez Panini (2015 chez Marvel). Cette dernière mini-série, qui a débuté en 2008 est enfin terminée (le numéro 0 ayant été publié dans le magazine Comic Box n°57), achevant le cycle des couleurs débuté en 2001 par Jeph Loeb et Tim Sale (et interrompue en son temps par leur participation à la série TV Heroes).
Cet album est un must du genre, parfaitement accessible à tous, grâce à un duo qui réunit les critiques et les lecteurs dans un même enthousiasme. A relire !

Alain Salles

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