Menu

EERIE & CREEPY PRESENTENT BERNIE WRIGHTSON – CHRONIQUE BD @ ALAIN SALLES

Chroniques BD Webzine - Musiques en Live

Eerie et Creepy présentent Bernie Wrightson
chez Delirium

Ce n’est certes pas la nouveauté du catalogue Delirium (qui s’est récemment enrichit de Judge Dredd !) mais Bernie Wrightson est une légende de la bande-dessinée en général, et des comics en particulier. Il n’était donc pas question de faire impasse sur une anthologie qui lui est consacré.

S’il est moins présent aujourd’hui, son style n’en demeure pas moins une référence pour de nombreux auteurs (ce n’est pas Kelley Jones qui dira le contraire). Surtout connu pour ses talents de dessinateur, citons House of Mystery et House of Secrets (arédit/artima pocket en France), The Swamp Thing en 1972 (La créature des marais chez Delcourt après arédit/artima), Batman : the Cult/Enfer blanc (1989 aux éditions comics USA), une série d’illustrations pour Frankenstein (1984 chez Albin Michel, 2010 chez Soleil) roman qui l’a beaucoup fasciné (il suffit de lire Le monstre de boue dans le présent volume), nous le retrouvons ici aussi en tant que scénariste aux racines classiques (E.A. Poe et H.P. Lovecraft), capable d’oeuvres originales. Wrightson sait recrée une ambiance fantastique de type gothique, digne des maîtres du genre littéraire, tout en détails, aussi à l’aise dans des catacombes que dans une maison victorienne. Cette anthologie est bien évidemment centrée sur la période Warren de Wrightson (les histoires vont de 1974 à 1978), et si la plupart des récits ont déjà été traduits dans l’hexagone, ils sont introuvables depuis longtemps !

Parmi les autres scénaristes présents, l’auteur a beaucoup collaboré avec Bruce Jones (qui signe la préface du recueil !), notamment sur l’imparable Jenifer, à l’ambiance dérangeante à souhaits et qui aura marqué durablement les lecteurs de Presque humains (1981 chez Futuropolis). Gageons que cette dernière édition va en faire de même…

En bonus, la galerie de fin de volume est plutôt généreuse, manière d’apprécier un peu plus la virtuosité graphique de Wrightson, qu’elle soit bichromique ou colorisée.

Delirium a redonné une véritable dimension et une nouvelle chance à ces chefs d’oeuvre du fantastique qui font honneur à un auteur au talent rare, souvent ignoré dans notre frileux pays.
Incontournable !

Alain Salles

Chroniques BD Webzine - Musiques en Live

Return to Top ▲Return to Top ▲